Nouvelle édition de la traduction établie par Alain-René Le Sage, revue par Pons-Auguste Alletz, une quarantaine d'années après sa publication initiale. Deux frontispices ornent chacun des tomes. Comme nous l'apprend l'avertissement, ce classique, sorti de la plume de celui qui fut surnommé par ses compatriotes "le Divin Espagnol", était alors, dans les années 1770, méconnu d'une grande partie de la jeunesse française.
Reliures d'époque en plein veau brun glacé et raciné, dos lisses dorés à quatre caissons délimités par des filets classiques et pointillés, pièces de titre et de tomaison en maroquin rouge, un filet estampé à froid en encadrement des plats, un filet doré sur les coupes, tranches rouges, contreplats et gardes de papier marbré en coquille.
Discrètes anciennes restaurations, coins émoussés, rousseurs éparses. Sur le premier tome, le premier plat bâille et le dos est légèrement fendu en queue, sur le second tome, un mors légèrement décollé en partie supérieure et quelques manques de cuir marginaux au maroquin rouge du dos. Bel état intérieur.
Dans le premier tome, trous marginaux aux pp. 27 et 169, et petite déchirure en marge de la p. 227.
Dans le second tome, discrète tache rouge sur le frontispice et la page de titre, petit trou affectant légèrement le texte p. 315, déchirure marginale affectant très légèrement le texte p. 361 et une autre, également en marge, n'affectant pas le texte à la p. 367.
« On peut dire, sans trop hasarder, que le Gusman d'Alfarache était tombé dans l'oubli depuis près de tente ans. Toutes les Editions épuisées, il était devenus très rare, & n'était connu que des personnes d'un âge avancé, qui l'avaient lu dans leur jeunesse [...] »
Avertissement, p. iii.