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Edition de l'année de l'originale.
Petites restaurations sur le dos.
Bel envoi autographe signé d'Albert Camus à Irma Antonetto : "... pour lui rappeler nos promenades d'hiver et la fidèle pensée d'Albert Camus..."
Irma Antonetto (1920-1993) fonda à Turin l’Associazione Culturale Italiana, qu’elle dirigea pendant quarante-six ans. L’Association organisait dans plusieurs villes d’Italie des cycles réguliers de conférences, où furent accueillis près de quatre cents écrivains, philosophes, savants et artistes, dont de nombreux lauréats du prix Nobel.
Camus se fit longtemps attendre. En octobre 1950, les éditions Gallimard déclinèrent en son nom une première invitation, l’écrivain étant alors convalescent ; en mai 1953, il répondit lui-même qu’il ne pouvait encore s’engager, tout en invitant sa correspondante à le relancer à l’automne. Il effectua finalement pour l’ACI, à la fin de novembre 1954, une tournée de conférences sur l’artiste et son époque, à Turin le 26, à Gênes le 27, puis à Milan et à Rome, où il parla le 30. Un autre envoi de Camus à Irma Antonetto, sur un exemplaire des Lettres à un ami allemand provenant de la bibliothèque de l’Association, est aujourd’hui conservé à la bibliothèque de l’Università Cattolica de Milan.
Les « promenades d’hiver » citées dans cette émouvante dédicace ne relèvent sans doute pas de la seule réminiscence amicale. Evoquées en tête de ce recueil consacré à la lumière méditerranéenne, elles sont surtout un écho intime au « Retour à Tipasa », l’un des essais majeurs du volume, qui renferme l’une des phrases les plus célèbres d’Albert Camus :
« Au milieu de l’hiver, j’apprenais enfin qu’il y avait en moi un été invincible. »