Antimémoires
Edition originale, un des 80 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Très bel exemplaire.
Edition originale, un des 80 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Très bel exemplaire.
Edition originale, un des 35 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Reliure en demi maroquin vert printemps, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier vert olive, couvertures et dos légèrement défraîchi conservés, tête dorée, élégante reliure signée de P. Goy & C. Vilaine.
Très bel exemplaire parfaitement établi.
Edition originale, un des 450 exemplaires numérotés sur Corsican.
Agréable exemplaire en dépit du dos et des plats légèrement et marginalement jaunis comme souvent.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Bel exemplaire.
Précieux envoi autographe signé de Claude Levi-Strauss à Jean-François Revel.
Edition originale sur papier courant, mention de quatrième édition.
Reliure à la bradel en demi percaline vert amande, dos lisse légèrement éclairci orné, filet doré en queue, pièce de titre de chagrin marron, plats de papier marbré, couvertures conservées, coins très légèrement émoussés, reliure de l'époque.
Envoi autographe signé de Guy de Maupassant à Paul Hervieu.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Agréable exemplaire en dépit d'une déchirure recollée en pied d'un mors.
Envoi autographe signé de Blaise Cendrars à Georges Le Cardonnel.
Edition originale illustrée d'un frontispice allégorique et de 34 figures à mi-page par Sébastien Le Clerc.
Reliure en plein maroquin rouge à la dentelle d'époque. Dos à nerfs orné de fers à la fleur d'oignon. Pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge. Large dentelle d'encadrement sur les plats réalisée aux petits fers. Tranches dorées. Coiffes, mors et coins restaurés, dorures refaites en coiffes. On remarquera que la gravure de la p.125 a été imprimée à l'envers.
Ex-libris aux armes de Pierre de Laussat. Cet ex-libris semble avoir été recollé sur la première page de garde.
Edition originale, un des 62 exemplaires numérotés sur madagascar, tirage de tête.
Quelques petites rousseurs affectant principalement les tranches.
Reliure en demi maroquin bleu nuit, dos à cinq nerfs, plats de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier peigné, doubles couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée Devauchelle.
Agréable exemplaire joliment établi.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Dos et plats légèrement et marginalement jaunis, agréable état intérieur.
Ouvrage avec lequel Patrick Modiano remporta le "Prix Goncourt" 1978.
Rare envoi autographe signé de Patrick Modiano à Jean-François Revel.
Edition originale de la traduction française, un des 150 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers après 25 hollande.
Bel exemplaire à toutes marges.
Seconde édition en partie originale, 14 poèmes paraissant ici pour la première fois.
Reliure en demi maroquin fauve à coins, dos lisse très légèrement assombri sans gravité, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures et dos conservés.
Ouvrage illustré d'un frontispice de Félicien Rops.
Bel exemplaire agréablement établi.
Edition originale du seul numéro paru de cette revue de la Résistance.
Petits frottements en tête et en pied du dos, légères déchirures sans gravité en marges des plats.
Textes anonymes de Claude Bourdet, Maurice Clavel, Jean-Louis Curtis, Yves Gandon, Flavien Monod, Maximilien Vox qui fut le directeur de la revue.
Ce numéro unique fut monté de décembre 1943 à mars1944 mais La Revue noire ne put paraître sous l'Occupation, le bon à tirer fut donné le 15 février 1944 et l'achevé d'imprimer est du 15 février 1945.
Rare et agréable exemplaire.
Edition originale de la traduction française pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Bel exemplaire complet de sa jaquette illustrée qui comporte de petites déchirures en tête du dos et des plats.
L'ouvrage fut adapté au cinéma en 2006 par Tom Tykwer, avec, dans les rôles principaux, Ben Whishaw et Dustin Hoffman.
Édition originale, dont il n'a pas été tiré de grands papiers, exemplaire sous couverture de remise en vente chez Robert Marin, avec l'étiquette du nouvel éditeur contrecollée en pied de la page de titre.
Dos fendillé comportant des restaurations, une déchirure en pied d'un mors, agréable état intérieur au regard de la fragilité de ce papier de très mauvaise qualité.
« Il n'y a pas d'espèces humaines, il y a une espèce humaine. C'est parce que nous sommes des hommes comme eux que les S.S. seront en définitive impuissants devant nous. »
Cet ouvrage fondamental sur l'expérience des camps nazis fut la troisième et dernière publication de l'éphémère maison d'édition fondée par Marguerite Duras et Robert Antelme, son mari de 1940 à 1946.
Passé inaperçu lors d'une première parution confidentielle, seuls quelques exemplaires furent vendus, il fut remis en vente l'année suivante sous de nouvelles couvertures par Robert Marin. L'ouvrage souffrira de la concurrence des nombreux écrits sur le sujet parus immédiatement après-guerre. Pourtant, comme le relate F. Lebelley, « à une époque où les récits abondent, la puissance particulière de ce livre-là, d'une sobriété première, bouleverse tel un texte fondateur. Livre d'écrivain aussi qui a pris, reconnaît Duras, 'le large de la littérature'. Robert Antelme n'en écrira jamais d'autre. Malgré les éloges et les honneurs, L'Espèce humaine restera l'œuvre unique d'une vie » (in Duras, ou le Poids d'une plume).
Grâce à l'intervention d'Albert Camus, l'ouvrage reparaît dix ans plus tard, en 1957, chez Gallimard et connaît alors une diffusion plus large.
Dès lors, ce livre s'inscrit dans l'histoire littéraire comme un des plus importants écrits affrontant la douloureuse mais nécessaire réflexion sur les camps de concentration et la condition humaine. C'est à sa suite que des écrivains tel que son ami Jorge Semprun pourront commencer une nouvelle approche de l'impossible écriture des camps.
Dès 1947, Antelme annonçait dans son avant-propos « nous revenions juste, nous ramenions avec nous notre mémoire, notre expérience toute vivante et nous éprouvions un désir frénétique de la dire telle quelle. Et, dès les premiers jours cependant, il nous paraissait impossible de combler la distance que nous découvrions entre le langage dont nous disposions et cette expérience. [...] Comment nous résigner à ne pas tenter d'expliquer comment nous en étions venus là?? Nous y étions encore. Et cependant c'était impossible. À peine commencions-nous à raconter, que nous suffoquions. à nous-mêmes, ce que nous avions à dire commençait alors à nous paraître inimaginable. »
Edition originale, un des 45 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Bel exemplaire.
Edition originale imprimée à 105 exemplaires numérotés sur vélin de rives, le nôtre, un des 60 comportant une gravure originale signée par Annie Proszynska au crayon de papier.
Au colophon, signatures manuscrites de Guy Rohou et Annie Proszynska au crayon de papier.
Ouvrage illustré par Annie Proszynska de 15 gravures originales dont un frontispice, une à pleine page, une sur double page et 12 in-texte.
Bel exemplaire complet de sa chemise et de son étui en pleine toile moirée terre de Sienne.
Édition originale à grandes marges, « très rare et extrêmement recherchée » (Clouzot). Quelques rousseurs éparses.
Ouvrage illustré, sur les pages de titre des volumes, de deux vignettes gravées par Porrêt. Notre exemplaire est bien complet du feuillet d’avertissement de l’éditeur dans le premier volume et, dans le second volume, du feuillet de note de l’auteur.
Reliures en demi veau rouge à coins, dos lisses ornés de doubles filets dorés ainsi que de doubles caissons décorés de motifs typographiques dorés, pièces de titre et de tomaisons de veau noir, quelques petits frottements sur les mors, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, coins inférieurs émoussés, ex-libris encollé sur un contreplat du premier volume, reliures de l’époque.
Très précieux et rare exemplaire à toutes marges (13 x 21,5 cm) non ébarbées, établi dans une belle reliure de l’époque, ce qui est encore plus rare, selon Clouzot : « les reliures de l’époque sont le plus souvent assez simples. Donc ne pas se montrer difficile sur la qualité. »
Edition originale, un des 41 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Très bel exemplaire.
Pour le premier texte, édition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers édition en partie originale pour le second.
Reliure de l'éditeur en pleine toile grise, dos lisse, exemplaire complet de sa jaquette.
Ouvrage illustré de photographies de Tony Armstrong-Jones.
Une petite tache en pied de la première garde, sinon agréable exemplaire.
Envoi autographe signé de Paul Morand : "A maître Chérier, ce tunnel sous la manche, très fidèlement Morand."
Véritable édition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Reliure en demi maroquin rouge à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets dorés et orné doubles caissons dorés, date dorée en queue, petits frottements sur les nerfs, encadrement de filets dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures et dos comportant de petits manques conservés, une légère éraflure sur un coin supérieur, reliure de l'époque signée C. Septier.
Envoi autographe signé de l'un des auteurs, sur la page de faux-titre, à Marcel Gropiot.
Bel exemplaire agréablement établi dans une jolie reliure de l'époque pour cet ouvrage qui fut couronné, en 1906 lors de sa première réédition, du Prix Goncourt.
Edition originale sur papier courant.
Dos ridé comme généralement, sinon agréable exemplaire.
Iconographie.
Envoi autographe signé de Jean Marais à madame Romanini.
Edition originale sur papier courant.
Un petit manque et une tache en marge inférieure gauche du second plat, traces de pliures en marge droite du premier plat.
Préface de Jacques Laurent.
Envoi autographe signé d'Antoine Blondin : "Pour Philippe Patrice Cazenave leur ami Antoine Blondin".
Première édition, en partie originale, des oeuvres complètes de l'auteur.
Notre exemplaire est bien complet, en frontispice du premier volume, du portrait de la baronne de Staël gravé par Müller.
Quelques petites rousseurs, rares éraflures sans gravité sur quelques plats, trous en pied de la dernière garde de papier à la cuve du neuvième volume.
Reliures en plein veau glacé framboise, dos lisses ornés de doubles caissons dorés richement décorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin vert olive, dates dorées en queues, doubles filets dorés en encadrement des plats frappés en leurs centres d'armoiries dorées, coupes soulignées d'une roulette dorée, gardes et contreplats de papier à la cuve, encadrement d'une dentelle dorée sur les contreplats, toutes tranches dorées, très élégantes reliures anglaises de l'époque.
D'après Clouzot, il s'agit de la première, la plus recherchée, et la meilleure des éditions des oeuvres complètes de la baronne de Staël.
Mise au point par le baron Auguste-Louis de Staël-Holstein (1790-1827) et le duc Achille-Charles-Léonce-Victor de Broglie (1785-1870), l'un, fils aîné, et l'autre, gendre de Mme de Staël, cette collection des Oeuvres complètes est bien composée, soigneusement imprimée et sans fautes. Élaborée avec une véritable piété filiale et un respectueux esprit de famille, elle présente, du point de vue littéraire, le meilleur texte de la version définitive de chacune des oeuvres complètes de la baronne.
Très bel exemplaire établi dans une parfaite reliure décorative aux armes et en plein veau glacé de l'époque.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Agréable exemplaire.
Sur la page de faux-titre, envoi autographe signé de Jean-Claude Carrière à l'écrivain, essayiste et pianiste Catherine David : "... qui m'ouvrît avec grâce la lourde porte du temps, je m'incline sur son passage avec amitié."
Sur la page de garde, envoi autographe signé d'Umberto Eco à la même.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Légères déchirures sans gravité en pieds des plats.
Bel exemplaire.
Edition originale de ce programme de théâtre présentant le Kean de Jean-Paul Sartre d'après Alexandre Dumas adapté, au théâtre Marigny en 1988, par Robert Hossein avec, dans le rôle principal Jean-Paul Belmondo,
Bel exemplaire. Iconographie.
Signature manuscrite de Jean-Paul Belmondo au feutre noir sur la couverture du programme.
Edition originale, un des 15 exemplaires numérotés sur vieux japon teinté, le nôtre un des 5 hors commerce lettrés, tirage de tête.
Petites rousseurs sur la page de faux-titre et la page suivante, sinon bel exemplaire à toutes marges.
Édition originale imprimée à 515 exemplaires.
L’ensemble des fascicules est présenté sous deux chemises-étuis en demi oasis noir, dos lisses, dates dorées en queues, plats de papier à motifs décoratifs, intérieurs de papier vert clair, l’ensemble signé de l’atelier Laurenchet. Petits manques et déchirures sur certains dos et plats, quelques dos comportant de légères restaurations. Le huitième numéro a les plats marginalement salis, rares rousseurs affectant principalement les sixième et huitième fascicules, une partie du premier étant presque débrochée, quelques très rares manques de papier en marges de certains en raison de la fragilité de ce papier.
Edition originale, sur papier courant, de la traduction française établie par Philippe Jaccottet.
Bel exemplaire de cet ouvrage qui fut adapté au cinéma par Volker Schlöndorff en 1966.
Edition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers, un des exemplaires du service de presse.
Petites déchirures sur le dos et en marge gauche du premier plat.
Rare hommage autographe signé de Boris Vian sur ce texte.
Edition originale, un des 25 exemplaires numérotés sur japon, le nôtre portant le n°1, tirage de tête.
Reliure en demi maroquin gris souris, dos lisse, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures conservées, ex-libris encollé sur un contreplat, tête dorée, reliure de l'époque signée de L. Pouillet.
Rare et bel exemplaire agréablement établi.
Edition originale, un des 20 exemplaires numérotés sur japon, tirage en grand papier le plus restreint avec 20 arches.
Dos et plats marginalement décolorés et insolés comme généralement, petits manques de papier au niveau des rabats.
Ouvrage illustré de 8 lithographies originales de Georges Annenkoff.
Notre exemplaire, à l'instar des exemplaires du tirage de tête, est bien complet de sa double suite des illustrations sur vélin et sur chine.
Edition originale, un des 15 exemplaires sur japon, tirage de tête.
Petites piqûres en marges des plats, sinon agréable et rare exemplaire aux témoins conservés.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Dos très légèrement insolé sans gravité.
Bel envoi autographe signé d'Emmanuel Berl à une amie prénommée Françoise : "A Françoise, belle, charmante comme une fée... son ami..."
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Dos très légèrement insolé sans gravité.
Envoi autographe signé d'Emmanuel Berl à une amie prénommée Françoise.
Edition originale, un des 35 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Bel exemplaire.
« Je lis seulement aujourd'hui votre article sur Germinal et j'ai à vous remercier bien vivement des choses aimables qui s'y trouvent. »
« Mais pourquoi dites-vous que je conduis le naturalisme ? Je ne conduis rien du tout. Voici bientôt quatre ans que je n'ai écrit une ligne dans un journal, je travaille dans mon coin, en laissant rouler le monde où il lui plaît. Quant à mon parti pris d'ordures, y croyez-vous réellement ? Laissez donc cela aux insulteurs impuissants, faites-moi l'honneur de croire à des convictions de ma part. Je puis être dans une erreur détestable, mais j'ai le droit de bûcher, car c'est une foi entêtée que je professe. »
Edition originale de la traduction française établie par Abdelmalek Faraj.
Dos et plats marginalement décolorés et insolés, agréable état intérieur.
Très bel envoi autographe signé de Pierre Dermenghem, sur deux pages, à Henry de Montherlant enrichi d'un envoi autographe signé d'Abdelmalek Faraj.
Annotations manuscrites d'Henry de Montherlant, à l'encre bleue, sur le second plat.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Dos légèrement éclairci.
Bel envoi autographe daté et signé d'Eugène Dabit à Pierre Lièvre : "... J'ai reçu ces jours-ci "l'Education des filles", et votre dédicace me touche. Je viendrai un soir : choisissez-le. Je vous envoie ce livre qui est, en quelque sorte, mon premier roman. Je souhaite qu'il m'aide à garder votre confiance. Je fais miennes beaucoup de vos idées (dans votre préface à l'extravagante) Est-il possible de le sentir ici. Fidèlement. Eugène Dabit."
Edition originale de la traduction française pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Rousseurs sur le dos et en marges des plats, exemplaire complet de sa jaquette qui comporte de petites déchirures marginales.
Rare envoi autographe daté et signé de William Styron à la journaliste Paule Villers.
Edition originale très rare et recherchée à l'instar de tous les ouvrages de l'auteur, de cette pièce inspirée de l'un des nombreux tumultes de sa vie : l'empoisonnement que Forneret aurait subi des mains de son amante Jeanne Sarrey. Deux petites déchirures marginales restaurées sur le premier plat, titre discrètement inscrit à la plume en tête du dos muet.
Bel exemplaire.
Exemplaire enrichi d'une rarissime lettre autographe signée de Xavier Forneret, un des quelques manuscrits connus de la main de l'Homme noir. Le scandaleux génie tente de faire jouer Mère et fille au théâtre de la Gaîté. Lettre datée par l'auteur du 27 mai 1854, adressée au dramaturge Charles Desolme. Deux pages à l'encre noire sur un bifeuillet, petite déchirure marginale le long du pli du bifeuillet, sans atteinte au texte.
Ce littérateur foncièrement marginal, qui évolua à l'écart des cénacles littéraires parisiens, eut bien des peines à monter ses pièces à Dijon comme à Paris. Mère et fille met à nu "les sentiments de la famille débarassés du mouvement de personnages accessoires et du fracas d'une grande mise en scène" selon les propres mots de l'auteur. Les tentatives de Forneret dans cette lettre pour monter la pièce avec Hippolyte Hostein, alors directeur du théâtre de la Gaîté, demeurèrent vaines. La pièce fut créée l'année suivante au théâtre de Montmartre, et son auteur dépensa une fortune pour en faire la promotion. Elle aurait dû être jouée - avec Jamais, une autre de ses pièces désormais perdue - une nouvelle fois au Théâtre de l'Ambigu, qui revint sur son engagement. Bien familier des cours de Justice, Forneret attaqua avec succès son directeur Charles Desnoyers en 1856, qui se défendit en déclarant qu'il était "impossible de les mettre en scène, parce qu'elles étaient injouables". Près d'un siècle plus tard, ses oeuvres en majorité publiées à compte d'auteur et délaissées par ses contemporains, seront redécouvertes par les Surréalistes, qui proclamèrent enfin l'importance littéraire de Forneret au même titre que celles de Lautréamont et de Raymond Roussel.
"Mon cher Monsieur Desolme,
D'après notre conversation d'hier au sujet du renvoi de mon manuscrit, je regrette que M. Hostein en commettant cette action à la convenance, ne m'avait pas dit qu'il y avait moyen de s'entendre si je consentais à quelques modifications possibles, d'exigence scénique ; car je n'ai point la prétention d'avoir écrit un chef-d'oeuvre auquel il est défendu de retrancher ou d'ajouter un iota. Si donc, M. Hostein voulut bien prendre l'engagement de conserver le titre de ma pièce, les péripéties finales de chaque acte, et convenir entre nous, en une seule séance (si la chose est praticable) des changements à apporter à mon ouvrage [...] si au contraire, M. le Directeur de la Gaîté faisait une autre pièce de mon drame, au point que je dusse rougir de la signer, une oeuvre qui par cela seulement qu'elle ne serait plus la mienne, je me verrais contraint de me retirer ; en effet, que me resterait-il - je le demande - à vous, à tout homme de bonne logique et de bonne foi ? [...] je pars après-demain lundi, toutefois pour revenir bientôt si nous ne tombons pas d'accord, si résolu que je suis à ce que Mère et fille trouve à se caser quelque part [...]
Édition originale, un des 120 exemplaires numérotés sur pur fil Lafuma, seuls grands papiers.
Gardes très légèrement et marginalement ombrées sans aucune gravité, deux petites déchirures en pied du dos.
Exemplaire tel que paru, très rare et très recherché.
Edition originale.
Reliure en plein maroquin bleu céladon postérieur (ca 1920). Dos lisse orné de fers en miroir en queue et tête reliés par des filets. Filet d'encadrement sur les plats. Tête dorée. Couvertures et dos conservés. Exemplaire non rogné. Rousseurs pâles éparses.
Bel exemplaire en plein maroquin.
Dernier feu du romantisme tardif, Dominique est un roman sentimental, imprégné d'une profonde mélancolie, en grande partie inspiré d'événements autobiographiques et narrant l'histoire d'un amour impossible. C'est l'unique roman de ce peintre célèbre, et qui reste l'une des grandes oeuvres de la littérature française du XIXe siècle.