Une certaine mulâtresse
Envoi autographe daté et signé de Miguel Angel Asturias à Paul Aveline.
Agréable exemplaire.
Edition originale, très rare. On distingue 3 états : le premier, le nôtre, se distingue par la page de titre intitulée Oeuvres posthumes, comme pour le faux-titre. Le second état substitue une nouvelle page de titre intitulé Album d'un pessimiste, le faux-titre indiquant toujours Oeuvres posthumes (c'est l'état connu et décrit par Clouzot). Le troisième état connaît une nouvelle page de titre à la date de 1836, à nouveau intitulé Album d'un pessimiste, avec le faux-titre oeuvres posthumes (c'est l'état le plus courant) ; par contre la mention d'une notice de L'Héritier a disparu pour laisser la place à la mention d'une notice biographique (extraite de la Biographie universelle de Michaud). La notice de L'Heritier a été ôtée dès le premier état, en effet, de crainte de froisser certains contemporains cités, l'éditeur a préféré ne pas l'insérer.
Les oeuvres de Rabbe sont précédés du poème de Victor Hugo : A Alphonse Rabbe, qu'on retrouvera dans Les chants du Crépuscule, parus en 1836.
Ces Oeuvres posthumes furent réunies et éditées par le neveu de l'écrivain Charles Rabbe, qui bénéficia pour ce faire d'une subvention du ministère de l'instruction publique.
Reliures en demi chagrin noir d'époque. Dos à faux nerfs orné de filets gras à froid. Titre et tomaison dorés. Nom du possesseur en queue : Gauger. Petites traces de frottements en coiffes. 2 coins un peu émoussés. Rousseurs très pâles éparses. Bon exemplaire.
Ecrivain noir et sombre, marqué par l'échec et l'inanité des choses, mort en 1829 des excès de l'opium (on ne sait si sa mort fut un suicide ou un dosage malencontreux d'opium), Rabbe enchantera Baudelaire, rencontrera la sollicitude touchante de Victor Hugo, et André Breton ne l'oubliera pas dans son anthologie. Toutes les pages de Rabbe sont pleines d'un romantisme maladif et fiévreux, hantées par le pessimisme et le désespoir dont la principale oeuvre qui fera sa renommée : Philosophie du désespoir, est emblématique de sa profonde mélancolie et de son culte pour la mort. Les essais, commentaire et maximes, poèmes en prose jalonnent ces Oeuvres posthumes, modèle du romantisme noir.
On retiendra avec le plus grand intérêt la rareté exceptionnelle de ce tout premier état de l'oeuvre majeure de Alphonse Rabbe inconnu à Clouzot et à la plupart des bibliographes. La Bibliothèque Nationale de France ne possède que le second état, et les catalogues français ne possèdent que des exemplaires à la date de 1836.
Édition originale rare et très recherchée (...) dont une partie seulement des exemplaires possède une préface. (cf. Clouzot). L'important historique du procès auquel a donné lieu Le Lys dans la vallée qui précède le roman n'a pas été maintenu dans les éditions postérieures et il fait souvent défaut à une partie des exemplaires publiés chez Werdet.
Exemplaire bien complet de la préface et de l'historique du procès qui opposa Balzac à l'éditeur François Buloz.
Reliures en demi basane verte, dos lisses ornés de motifs typographiques romantiques dorés, frises dorées en têtes et en queues, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées, reliures romantiques de l'époque.
Quelques petites rousseurs, étiquette de description de libraire encollée en tête d'un contreplat du premier volume.
Exceptionnel exemplaire établi dans une élégante reliure du temps.
Premières éditions définitives, en partie originales.
Reliure en demi chagrin rouge à coins, dos à quatre faux nerfs orné de caissons et filets estampés à froid, chiffre enlacé de Jules Hetzel en pied, exemplaire non rogné, reliure de l'époque.
Quelques rares rousseurs.
Précieux envoi autographe signé d'Honoré de Balzac à Jules Hetzel « en témoignage de l'amitié de l'auteur ».
Dans les années 1840, Balzac « collabore à un recueil collectif illustré de vignettes de Grandville Scènes de la vie privée et publique des animaux, publié en livraisons par un nouvel éditeur, Pierre-Jules Hetzel (1814-1886), qui va devenir un ami et jouer un rôle essentiel dans l'association d'éditeurs qui publieront la Comédie humaine. [Balzac] aide également Hetzel dans la rédaction des textes signés P.-J. Stahl, pseudonyme de l'éditeur. » (Roger Pierrot, Honoré de Balzac, Paris, Fayard, 1994)
Remarquable exemplaire, portant un précieux envoi autographe, dans une charmante reliure du temps.