Les lèvres menteuses
Très bel exemplaire.
Édition originale rare, avec la couverture et le titre à la date de 1874.
Reliure en demi maroquin noir à coins, dos à cinq nerfs, date en queue, filet doré sur les plats, contreplats et gardes de papier peigné, plats de couverture conservées, tête dorée, reliure signée Alix.
Imprimée en 1869 par Lacroix, cette édition ne fut pas mise dans le commerce par crainte de la censure. Seuls une dizaine d'exemplaires furent brochés et remis à l'auteur (cinq ont été recensés à ce jour). En 1874, Jean-Baptiste Rozez, autre libraire-éditeur belge, récupère le stock et publie l'ouvrage avec une couverture et une page de titre de relais à la date 1874, et sans mention d'éditeur.
C'est dans sa librairie que les poètes de la Jeune Belgique découvriront les premiers ce texte.
Littérature du vertige à la limite du soutenable, de l'outrance adolescente, d'une noirceur totale, Les Chants de Maldoror, ou l'épopée d'une figure du mal errant dans le monde, devint célèbre grâce aux surréalistes qui en firent un véritable manifeste esthétique.
Bel exemplaire élégamment établi.
Edition originale de la traduction française, un des 75 exemplaires numérotés sur vergé de Rives, tirage de tête.
Bel exemplaire.
Edition originale.
Bel exemplaire.
Comme devant une place / Pleine de gens et de bruit / Je reste figé sur place / Arrêté devant ma vie
Édition originale de la traduction française de l'Histoire romaine de Tite-Live par Pierre Du Ryer, historien, membre de l'Académie française et grand traducteur pour les libraires parisiens de l'époque. Cette traduction est accompagnée des suppléments de Jean Freinsheim, philologue et historiographe pour la reine Christine de Suède, à qui Du Ryer dédie l'ouvrage. L'édition comporte également les Sommaires complets de Florus à la tête de chaque livre. Armes de Louis XIII gravées en page de titre, texte enrichi de bandeaux, lettrines et cul-de-lampe gravés.
Reliure en plein veau, dos à 6 nerfs, pièce de maroquin rouge postérieure du XVIIIe ornée d'un aigle, armes de la famille de Sade de la branche Mazan, dos avec l'auteur, le titre et la tomaison dorés, nerfs ornés d'une roulette dorée et de caissons décorés à la grotesque entourés d'un double filet doré, roulette dorée sur les coupes. Ais renforcées aux charnières par un parchemin de réemploi visible sous les gardes de papier blanc, probablement un acte notarié. Bel exemplaire représentatif du travail des relieurs parisiens de la moitié du XVIIe dont on retrouve l'ouvrage dans les grandes collections de la période.
Bel état, petites mouillures en marge supérieure sans atteinte au texte, petit trou avec perte de quelques lettres à la p.223, quelques rares piqûres éparses et feuillets brunis, léger travail de ver.
Rare provenance de la bibliothèque de la famille de Sade, de la branche Mazan, dont hérita Donatien Alphonse de Sade, le Divin Marquis. Le livre, aurait été acquis par l'abbé Jacques François Paul Alfonce de Sade, érudit et libertin, probablement conservé au château de Saumane du vivant de l'abbé et à sa mort fût transféré dans la collection de la famille de Sade au château de Condé après 1814. Il n'est pas sorti de la collection des Sade depuis. (Sources : Thibault de Sade, descendant direct du Marquis)
Note manuscrite du début de la seconde moitié du XVIIe siècle aux contreplats supérieurs de chaque volume. Indication caractéristique des ventes publiques des grandes bibliothèques parisiennes au XVIIe avec le prix en livres tournois et le nom du marchand. Au premier volume "20 lt Nicolas [...]", le nom est couvert à l'encre avec l'ajout en dessous d'une date postérieure d'une autre main "1658", probablement une date d'acquisition, et au second volume "30 lt Nicolas [...]" avec l'ajout de la date comme au premier volume.
Prestigieuse provenance.
Edition originale sur papier courant.
Ouvrage orné, en frontispice, d'une illustration de Joan Miro.
Très précieux envoi autographe signé de Janine Queneau à son grand ami Boris Vian : "A Boris dont je crains d'avoir bien mal suivi les conseils. Avec beaucoup d'affection. Janine."
Provenance : Fondation Boris Vian.