Nouvelles conférences sur la psychanalyse
Rare et agréable exemplaire.
Édition originale.
Reliure à la bradel en demi chagrin maroquiné bleu, dos lisse, date dorée en queue, plats de papier peigné, reliure de l'époque.
Notre exemplaire est enrichi d'un précieux envoi autographe signé d'Emile Zola au dramaturge et librettiste d'opérettes et d'opéras Ludovic Halévy accompagné des signatures manuscrites de Guy de Maupassant, Joris-Karl Huysmans, Léon Hennique, Paul Alexis et Henri Céard sur la première garde.
Provenances : des bibliothèques Ludovic Halévy et Marcel Lecomte avec leurs ex-libris encollés sur un contreplat.
Notre exemplaire comporte aussi, sur une garde, cette note manuscrite de Ludovic Halévy : "Voir une lettre de Guy de Maupassant à la fin du volume. L.H. Envoi autographe des six auteurs du volume. Ludovic Halévy."
La reproduction de la fameuse lettre qu'adressa, en 1880, Guy de Maupassant au dédicataire est encollée sur six feuillets ajoutés en fin du volume. Elle porte ces mentions manuscrites de Ludovic Halévy en début et fin de lettre : "Cette lettre est de 1880 / 1880."
Edition originale sur papier courant, fausse mention de troisième édition, complet du bifeuillet d'errata.
Discrètes restaurations sur le dos, bel exemplaire tel que paru.
Précieux envoi autographe signé de Marcel Proust au dramaturge Jacques Darval : "à Monsieur Jacques Darval / Hommage reconnaissant / Marcel Proust".
Darval, de son vrai nom Louis Valeton, est l'auteur de plusieurs pièces de théâtre et d'un grand nombre de spectacles de revues de danse dans les années 1920.
Édition originale pour laquelle il n'a pas été tiré de grands papiers.
Envoi autographe signé d'Henri Charrière au journaliste et historien Gilbert Guilleminault.
Henri Charrière, dit Papillon, pupille de la nation et petit délinquant, avait été condamné au bagne en 1931 pour un meurtre qu'il a toujours nié. Plus de trente ans après, il relate sa terrible expérience dans ce texte autobiographique. Il y décrit la violence, l'injustice, les maladies ou les tentatives d'évasion, couronnées par des années d'exil en Amérique du Sud : « Pur de tout contact, notera son éditeur, et de toute ambition littéraire, ce qu'il écrit c'est "comme il vous le raconte", on le voit, on le sent, on le vit [...]. » Le livre rencontre un immense succès avant d'être adapté au cinéma avec Steve McQueen dans le rôle principal.
Édition originale tirée à 36 exemplaires ornée en frontispice d’un portrait de l’auteur, un des 30 exemplaires numérotés sur vélin, seul tirage après 1 japon et 5 hollande.
Admirablement imprimé, cet objet bibliophilique rarissime est particulièrement précieux pour sa complémentarité avec l’édition originale du Voyage au bout de la nuit.
Bel exemplaire présenté sous une chemise en pleine toile beige (comportant une claire mouillure en pieds) qui semble être la chemise-étui de l’éditeur.
Ex-libris encollé au verso du premier plat.
Édition en partie originale (car augmentée de 5 récits) et premier tirage des superbes illustrations de Félix Vallotton, un des 20 exemplaires numérotés sur japon, seuls grands papiers.
Reliure à la bradel en demi percaline marron à coins, dos lisse orné d'un fleuron central doré, double filet doré en queue, pièce de titre de maroquin de Russie marron chocolat comportant de petites éraflures, plats de papier oeil-de-chat, couvertures et dos conservés, reliure de l'époque signée Carayon.
Notre exemplaire est présenté sous une chemise en demi maroquin marron, dos à cinq nerfs, mention dorée "ill. de F. Vallotton" en queue du dos, plats de papier oeil-de-chat et sous un étui bordé de maroquin marron, plats de papier oeil-de-chat, ensemble signé T. Boichot.
Petites taches claires en tête du premier plat, un coin très légèrement émoussé, une tache de rousseur en pied des tous premiers feuillets.
Ouvrage illustré de 50 dessins de Félix Vallotton.
Edition originale, un des 100 exemplaires sur japon, seuls grands papiers.
Reliure en demi chagrin maroquiné bleu marine à coins avec reprise de teinte, dos à quatre nerfs soulignés de filets dorés et orné d'un jeu de septuples filets dorés en encadrement, plats de papier à effet moiré, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée J. Querelle.
Édition originale sur papier courant.
Reliure de l'époque en demi maroquin rouge à coins, dos lisse, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, plats de papier à la cuve, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures conservées (une restauration angulaire en pied du premier plat), tête dorée, reliure signée de Léon Gruel, l'un des praticiens les plus renommés de la fin du XIXème siècle.
Le Horla se compose de treize nouvelles : Le Horla, Amour, Le Trou, Sauvée, Clochette, Le Marquis de Fumerol, Le Signe, Le Diable, Les Rois, Au bois, Une famille, Joseph, L'Auberge et Le Vagabond.
Précieux envoi autographe signé de Guy de Maupassant : « À monsieur Jules Claretie, cordial hommage. Guy de Maupassant ».
Les envois autographes sur l'édition originale du Horla sont particulièrement rares, d'autant plus dans des reliures d'époque en demi-maroquin signées. Seulement quatorze exemplaires ont été recensés par Thierry Selva (Maupassant par les textes).
Dernière édition clandestine de ce chef-d'œuvre de la littérature de la Résistance, publiée à 2100 ex, le nôtre un des 100 exemplaires numérotés sur papier couché, seul grand papier. Imprimée à Aurillac, dès la libération de la ville en aout 1943, alors qu'une partie du département est encore occupé, cette "seconde édition" à l'initiative du Comité National des Intellectuels, Section du Cantal, ne porte pas encore le nom de son auteur qui ne sera révélé que dans la première édition publique en octobre 1944, à l'occasion de la réédition de tous les volumes publiés sous l'Occupation.
Une petite pliure en pied du premier plat atteignant aussi les feuillets suivants, infimes piqûres en marge droite du premier plat.
D'abord paru, sans doute simultanément, en zone nord sous forme de tract par « Les éditions de Minuit » et en zone sud, en brochure artisanale (la couverture était du papier peint) inaugurant la célèbre « Bibliothèque française », ce long poème paraitra ensuite une première fois en volume en octobre 1943 avant qu'il ne soit décidé de réaliser enfin un tirage de luxe « destiné à honorer les contributions financières des bibliophiles résistants ».
Le Musée Grévin, considéré dès sa parution comme « Les Châtiments de 1943 » (Les étoiles, déc. 1943, n° 14), restera avec Liberté de Paul éluard, « un des chefs-d'œuvre de la littérature clandestine ». Dans L'Intelligence en guerre parue dès 1945, Louis Parrot, écrira à son propos : « ce poème, traversé d'images éblouissantes, est en même temps qu'une condamnation sans appel des traîtres, une prière, un acte de fois envers leurs malheureuses victimes. Il peint en termes vengeurs, les misérables qui les livrèrent aux bourreaux et évoque le visage de tant de femmes françaises torturées. »
Ce poème capital est en effet une des toutes premières évocations publiques, et la première littéraire, du camp d'Auschwitz : « Aux confins de Pologne, existe une géhenne dont le nom siffle et souffle une affreuse chanson. Ausschwitz?! Ausschwitz?! Ausschwitz?! ô syllabes sanglantes?! Ici l'on vit, ici l'on meurt à petit feu. On appelle cela l'exécution lente. Une part de nos cœurs y périt peu à peu?».
Exceptionnel exemplaire imprimé sur beau papier, véritable acte de guerre dont on imagine la périlleuse opération pour se procurer du papier de luxe dans une France où les nazis contrôlait la production de papier à imprimer à travers le Comité d'organisation des industries, arts et commerces du livre (COIACL).