Edition originale comportant toutes les caractéristiques de première émission dont la faute à "Sénart" au feuillet de dédicace.
Reliures en demi chagrin vert sapin, dos à quatre nerfs ornés de doubles caissons dorés décorés en angles de ronds dorés, très discrètes restaurations aux coiffes, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, reliures de l'époque.
Exemplaire exceptionnellement enrichi d'une lettre autographe signée de Gustave Flaubert adressée à sa nièce Caroline Commanville, surnommée Loulou sur une page d'un bifeuillet encollée sur une garde du premier volume :
"Mardi 11h.
Mon Loulou, ta gdmère a très bien supporté le voyage et, malgré l'abominable état où est plongé Croisset, son humeur est bonne. Je n'en dirais pas autant de la mienne. Mon irascibilité touche à la démence. Je vais m'habiller pour aller à Rouen payer des notes - choisir des papiers - & faire une visite à l'hôtel dieu. J'ai couché dans ta chambre. On ne sait pas comment se retourner dans la maison - qui pue violemment - et nous n'avons ni femme de ménage - ni cuisinière. Je t'embrasse ainsi qu'Ernest
Ton vieux - peu gaiGFlaubert."
La lettre est accompagnée d’un ex-dono signé de Heeckeren, 11 janvier 1931 apportant des précisions concernant la lettre manucrite de Flaubert, sur un billet autographe encollé sur le contreplat en regard : "Mon cher ami, Loulou, c'est la nièce de Flaubert et c'est elle-même qui remis cet autographe à ma mère ; c'est elle aussi qui écrivit au crayon la date : 1872... [...]"