Les tombes étrusques de Corneto. Promenades archéologiques. Extrait de la Revue des Deux Mondes
Sous couverture muette. Rare.
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Réimpression in-12 parue la même année que l'édition originale in-4. Toutes deux sortirent des presses elzeviriennes.
Reliure pastiche en demi-basane blonde, dos à cinq nerfs sertis d'un filet doré et à six caissons ornés de roulettes dorées, l'un renfermant le titre doré, plats de papier à la cuve, tranches jaspées, contreplats et gardes de papier marbré au motif coquilles.
Mors frottés, l'un légèrement fendu en partie supérieure droite sur 2 cm, quelques taches et brunissures à la basane, petit accroc à la coupe supérieure du premier plat.
Quelques discrètes rousseurs éparses, mouillure marginale sur la page de titre.
Dans Systema theologicum, ex prædamitarum hypothesi. Pars prima, la carte en regard de la p. 70 est déchirée sur 3 cm dans la marge. À la p. 295 de ce même texte, figure une autre déchirure sur 2,8 cm, affectant légèrement le texte.
Emouvant bristol autographe daté et signé de Julio Cortazar adressé à son amie la femme de lettres Christiane Baroche, 8 lignes à l'encre noire, la remerciant pour le réconfort qu'elle a apporté à sa femme Carol alors atteinte d'une maladie incurable.
"29/11/82,
je n'oublierai jamais, Christiane, ta présence près de Carol, ta bonté que - je le sais - l'encourageait tant dans sa souffrance. Je ne peux pas écrire davantage, je t'embrasse très fort, Julio. Ton poème sera toujours près de mon coeur."
Bronze du crâne du Marquis de Sade exécuté par le Maître Fondeur d'art Avangini. Un des 99 uniques exemplaires numérotés portant l'empreinte de la signature de Sade, le nôtre le N°31.
On joint le certificat d'authenticité signé par la Comtesse de Sade et portant le cachet de cire de la famille.
Le vendredi 2 décembre 1814, à l'hospice de Charenton, mourait Donatien Alphonse François Marquis de Sade à l'âge de soixante-quatorze ans.
Au mépris de ses dispositions testamentaires, le Marquis fut inhumé religieusement dans le cimetière de la maison de Charenton. Ironie du destin, Sade, même mort, ne resta pas longtemps au sein de l'église, puisque, quelques années plus tard, sa tombe devait être « profanée », au nom de la science, par le médecin de l'hospice, docteur L. J. Ramon. Après avoir étudié l'occiput de l'énigmatique Marquis, il le confia à son confrère allemand Johann Spurzheim, disciple du célèbre Franz Joseph Gall, fondateur de la très récente et très en vogue phrénologie.
Spurzheim réalisa un moulage - aujourd'hui conservé au laboratoire d'anthropologie du Musée de l'Homme - du précieux crâne et exposa l'original au fil de ses conférences en Europe avant de l'égarer, semble-t-il en Allemagne ou en Amérique. Quelle liberté plus grande pouvait espérer celui qui vécut le plus clair de son temps enfermé ?
Le musée conserva également la notice de la très partiale analyse phrénologique de « l'organisation cérébrale du Marquis de Sade » réalisée par l'assistant de Spurzheim, qui n'est rien moins qu'un nouveau procès posthume se concluant sur une nouvelle condamnation sans appel :
« Issue des passions les plus honteuses et empreintes de sentiments de l'opprobre et de l'ignominie, une conception aussi monstrueuse, si elle n'était l'œuvre d'un insensé, rendrait son auteur indigne du nom d'homme et flétrirait à jamais la mémoire de sa postérité. »
Nous lui préférerons la plus honnête description qu'en fait le docteur Ramon dans ses Notes sur M. de Sade : « Le crâne de Sade n'a cependant pas été en ma possession pendant plusieurs jours sans que je l'aie étudié au point de vue de la phrénologie dont je m'occupais beaucoup à cette époque, ainsi que du magnétisme. Que résulta-t-il pour moi de cet examen ? Beau développement de la voute du crâne (théosophie, bienveillance) ; point de saillie exagérée derrière et au-dessus des oreilles (point de combativité - organes si développés dans le crane de du Guesclin) ; cervelet de dimensions modérées, point de distance exagérée d'une apophyse mastoïde à l'autre (point d'excès dans l'amour physique). En en mot, si rien ne me faisait deviner dans Sade se promenant gravement, et je dirai presque patriarcalement, l'auteur de Justine et de Juliette, l'inspection de sa tête me l'eut fait absoudre de l'inculpation de pareilles œuvres : son crâne était en tous points semblable à celui d'un Père de l'église. »
Témoin de l'impénétrable secret du Marquis et de son intolérable liberté, ce crâne de bronze, seule réplique de l'occiput mystérieusement disparu semble répondre à la question shakespearienne par une reformulation sarcastique :
Être où ne pas être !
Manuscrit autographe de l'auteur de 2 pages et demie in-8 publiée dans le numéro du 11 Mai 1944 du Journal des Débats. Manuscrit complet à l'écriture très dense, comportant de nombreuses ratures, corrections et ajouts. Chronique littéraire publiée à l'occasion de la parution de L'air et les songes de Gaston Bachelard On joint le tapuscrit complet.
« L'homme est d'abord rêverie, puissance d'imaginer avant d'être sensibilité et raison », l'analyse de ce nouvel essai de Bachelard est l'occasion pour Blanchot de confronter le philosophe aux incertitudes de sa théorie qui tend à se déliter dans la pluralité de ses formes. « Qu'est-ce pour lui que l'image et l'imagination ? On ne le voit pas nettement ».
Cependant cette critique parfois sévère est surtout une manoeuvre pour mettre en exergue la réelle valeur de l'oeuvre de Bachelard, qui est également un des grands thèmes de la pensée Blanchotienne: la puissance créatrice du langage poétique: "L'image littéraire est un fait premier; elle est la poésie même; (...) se demander s'il y à en nous une poésie d'avant les mots, d'avant les images, un en deçà poétique, une blancheur et un silence que le langage essiaerait de reproduire, c'est méconnaitre l'activité littéraire qui une activité naturelle, originelle, correspondant à une action de l'imagination - faculté de produire l'irréel qui est la conscience même - sur le langage."
Les manuscrits autographes de Maurice Blanchot sont d'une grande rareté.
Manuscrit original et inédit de « Jean Cocquebert de Roquelaure de Reims » daté de 1647, 1 feuillet de titre et 216 ff. numérotés à la plume (431 pp.) dont 2 ff. de « Table des Villes et autres lieux contenus dans ce livre » en fin d’ouvrage.
Reliure en plein vélin souple, dos lisse avec une pièce de titre de basane fauve. Quelques mouillures, un cahier détaché.
Durant les dernières années de la guerre de Trente ans, un certain Jean Cocquebert, natif de Reims, couche dans cet exceptionnel manuscrit l’intégralité de son voyage de sept mois en France et en Italie pendant l’année 1647. De Lyon vers Marseille où il embarque pour Gênes, le récit de ce rémois nous mène jusqu’à Rome et Venise, et fait saisir au lecteur l’expérience intime qu’a été l’épreuve au jour le jour du long voyage vers la Ville éternelle et la Sérénissime.
Dans le sud de la France, Cocquebert décrit en détail chaque étape, chaque hameau et chaque auberge dans le Lyonnais, le Dauphiné, le Comtat Venaissin, la Provence et le Languedoc, qu’il explore encore davantage lors de son itinéraire retour vers Lyon. Il rapporte notamment avoir visité à Aix-en-Provence le cabinet de curiosités « d’un bon vieillard », identifiable par la description géographique comme celui du célèbre notaire Boniface Borrilli, où le roi Louis XIII s’était rendu en 1622, ainsi que le fameux jardin botanique de l’école de médecine de Montpellier où il rencontre « une servante en ce jardin qui parle mieux latin que français, ce qui fait rire ceux qui entendent son jargon ». On suit de près son pèlerinage au sanctuaire de Marie-Madeleine à Sainte-Baume (très mutilé à la Révolution) ainsi qu’à la Grande Chartreuse. Ses péripéties abondent de descriptions sur la gastronomie Provençale – aux îles Pomègues, il mange de la criste marine qui pousse entre les rochers, consomme pendant tout son voyage des quantités d’huile d’olive, ainsi que des vins français et italiens dont il précise les vignobles, la qualité et le prix.
La chronique quotidienne de son périple italien regorge de récits de tempêtes, pirates, processions, flagellations, carnavals, jeu de paume, courses de chevaux, visites des chefs d’œuvre du Vatican ainsi que les cabinets de curiosités dans les palais Barberini et Ludovisi, du palais des Doges et de la verrerie de Murano… Rémois dans l’âme, il reste fidèle aux beautés de la cathédrale de Reims qu’il place au-dessus des merveilles des églises italiennes – ses relations dans le clergé de sa ville natale lui permettent d’ailleurs de voyager sans encombre. Le manuscrit contient de précieux commentaires et témoignages directs sur la vie en Italie, la place des juifs dans les villes qu’ils visite, ainsi que les débauches et la violence croisées sur son chemin, notamment à Rome où les exécutions capitales et la prostitution sont monnaie courante. À Modène, Cocquebert se fait même soldat pendant quelques mois et offre une rare source sur le quotidien des troupes françaises postées dans le duché de François Ier d’Este, qui se préparait à attaquer le Milanais avec le soutien de Mazarin.
Photographie en noir et blanc représentant Kirk Douglas de face et souriant.
Bel exemplaire.
Signature manuscrite de Kirk Douglas en angle supérieur droit du cliché.
Provenance : du fond du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Photographie originale en noir et blanc représentant Roger Peyrefitte.
Bel exemplaire. Cachet imprimé du photographe Rodolphe Haussaire au verso de la photographie.
Envoi autographe daté et signé de Roger Peyrefitte au grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Aquarelle originale signée par Sonia Delaunay de ses initiales "S.D". Une feuille sous cadre de bois et marie-louise, quelques accrocs sur le cadre avec un léger manque au cadre. Tampon rouge au verso du feuillet "Ce projet de tissu provient de l'Atelier que dirigeait Sonia Delaunay entre 1925 et 1933. Son fils, Charles Delaunay".
Superbe croquis d'une robe colorée à chevrons, un des fameux "tissus simultanés" créés par Sonia Delaunay. Il s'agit très certainement d'un dessin préparatoire pour une robe présente sur la seconde planche du portfolio de Delaunay Ses Peintures, Ses Objets, Ses Tissus Simultanes, Ses Modes. publiée à l'occasion de sa participation à la célèbre Exposition des Arts Décoratifs de 1925.
voir ici l'affiche originale de l'Exposition Internationale des Arts Décoratifs de 1925
Exceptionnel portrait d’Albert Camus réalisé au fusain et signé par Marie Viton sur papier fort.
Paru pour la première fois en 1945 dans la revue Arts à l’occasion de la représentation de Caligula au théâtre Hébertot dont Marie Viton signa les costumes, ce très précoce portrait est un des seuls dessins anthumes d’Albert Camus avec notamment la pointe sèche qu’Hans Bellmer réalisera onze ans plus tard pour la réédition de L’Envers et l’Endroit.
On connaît en effet de nombreuses photographies de l’écrivain dont le célèbre portrait de Cartier-Bresson, mais très peu d’artistes se sont aventurés à restituer au trait le long visage méditerranéen de l’écrivain philosophe.
Edition considérée comme le chef d'oeuvre du peintre et graveur Charles Eisen et consistant en une contrefaçon de la célèbre édition dite des Fermiers généraux.
Cette édition est illustrée de 2 frontispices gravés par Vidal, de 2 vignettes de titre, d'1 portrait d'après Hyacinthe Rigault ainsi que de 80 figures et 43 culs-de-lampe. Il manque malheureusement une gravure à notre exemplaire qui compte donc 79 gravures au lieu de 80.
Quelques petites rousseurs sans gravité.
Reliures en plein maroquin vert, dos lisses légèrement assombris ornés de doubles filets, de motifs floraux et typographiques dorés, pièces de titre et de tomaison de maroquin rouge, roulettes dorées sur les coiffes, quelques légers frottements sur les mors, triples encadrements de filets dorés sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, encadrement de liserés dorés sur les contreplats, liserés dorés sur les coupes, toutes tranches dorées, étiquettes de libraire romain encollées sur les contreplats, reliures de l'époque.
Agréable exemplaire établi en plein maroquin d'époque des contes de La Fontaine magnifiquement illustrés par Charles-Dominique-Joseph Eisen.
Amusants fragments de notes et réflexions manuscrites de Sacha Guitry se rapportant aux origines françaises de la langue anglaise, environ 75 lignes à l'encre noire se repartissant sur 6 feuillets.
Sacha Guitry ironise sur l'hospitalité de la langue anglaise : "Aucune langue n'a été plus accueillante que la langue anglaise...' et ses farouches traditions, fortement influencées par la langue française : "J'ai pu constater (on me l'avait dit mais je ne le croyais pas ! ) que, à la chambre des Lords lorsque le Roi prend la parole un huissier s'écrie : Oyez ! oyez ! Or, le mot oyez s'écrie o - y - e - z et c'est le vieux français : oyez ! du verbe ouïr - écouter." [...] "Lorsque le Roi prend une décision, tous les lords disent en choeur : le Roi le veult ! "
L'homme de théâtre reconnaît une autre racine linguistique à la langue de Shakespeare, l'allemande : "dans la langue anglaise les animaux comestibles ont un nom quand ils sont vivants et un autre nom quand ils sont morts. Le boeuf se nomme beef quand il est vivant et ox quand il est mort, le cochon se nomme pig quand il est vivant et porc quand il est mort..." ce qui lui permet de démontrer la prédominance de l'art de vivre à la française et la prévalence de la culture française sur ses cousines germaine et anglaise : "comment se fait-il que tous les animaux aient des noms français quand ils sont morts et des noms allemands quand ils sont vivants ? Parce qu'en Angleterre depuis le XIIIe siècle les gardiens de troupeau ont toujours été allemands ... et les cuisiniers français."
Sacha Guitry achève sa démonstration par ces formules inéluctables et proche des poncifs, accordant tout de même un bon point à l'Angleterre (n'allant pas jusqu'à tolérer une majuscule au pays des anglais) : "mais si le mot humour vient du français humeur, l'humour vient d'angleterre comme le caviar de Russie, comme les valses viennent de Vienne..."
Ces patriotiques et humoristiques pensées manuscrites sont malheureusement incomplètes et ne concernent que les six premiers feuillets de ces réflexions.
Carte de voeux de Noël illustrée d'un dessin imprimé de Mathurin Méheut sur laquelle il a ajouté, au verso, ces quelques mots à l'attention d'un couple d'amis ;
"Aux vieux et très bons amis Dupouy ceux du tertre et de toujours, à toute leur famille. Les voeux bien sincères de MMéheut."
Marguerite Méheut, l'épouse du peintre, a aussi inscrit ces quelques mots afin de leur présenter ses voeux : "Aux parents, aux enfants, tous nos meilleurs voeux de bonne et heureuse année. Toutes nos amitiés à partager. Marg. Méheut."
Deux taches au verso de la carte.
Lettre autographe signée d'André Malraux, adressée à Max Jacob. Deux pages à l'encre noire sur un bifeuillet, enrichie d'un dessin de Malraux.
Partiellement transcrite dans Histoires littéraires, 2002, p. 123.
Hilarante et précoce lettre de Malraux, qui rédige une fausse notice nécrologique annonçant la mort de Max Jacob, alors que celui-ci tarde à répondre à ses lettres. Il accompagne sa signature d'un profil de chat.
Lettre autographe signée de Germaine de Staël, datée de sa main du 9 janvier 1809 adressée à Julie Nigris, fille d'Elisabeth Vigée-Lebrun. Deux pages à l'encre noire sur un bifeuillet. Adresse autographe au verso et traces de cachet portant ses armes, ainsi que des tampons postaux.
Plis inhérents à l'envoi déchirure avec manque, sans atteinte au texte, sur le feuillet d'adresse, dû à l'ouverture du cachet.
Publiée en addendum dans les Souvenirs de Madame Vigée Lebrun, 1837, t. III, pp. 264-265.
Germaine de Staël s'impatiente de recevoir son portrait sous les traits de son héroïne Corinne, commandée à la célèbre portraitiste Elisabeth Vigée-Lebrun. La lettre est un précieux maillon de la longue et fascinante histoire de ce portrait, que la baronne découvrira quelques mois plus tard.
"J'ai renoncé Madame, à la gravure du portrait de Madame votre mère, c'est trop cher pour ma fantaisie et je viens d'éprouver un procès considérable qui m'oblige à des ménagements de fortune. Mais avez-vous la bonté de me dire quand le portrait de Corinne me sera remis par Mad. Le Brun ? Mon intention était de lui envoyer mille écus en le recevant mais n'ayant pas de ses nouvelles je ne sais pas du tout ce que je dois faire. Soyez assez bonne pour vous en mêler, et me négocier à cet égard ce que je désire. Une négociation qui me serait bien douce aussi c'est celle qui vous amènerait en Suisse cet été. Prosper dit qu'il y viendra. M. de Maleteste ne se laisserait-il pas séduire par cette réunion de tous ses amis ? J'ose me mettre du nombre. En le voyant une fois il m'a semblé que je rencontrais une ancienne connaissance."
Germaine de Staël s'adresse à la fille de Vigée-Lebrun, Julie, en l'invitant ainsi que sa mère à égayer son exil. Elle tente également de rassembler à Coppet son propre amant ainsi que celui de Julie - Prosper de Barante et le marquis de Maleteste. Abhorrant la solitude, elle était résolue à inviter une foule de personnalités intéressantes. Deux ans plus tôt, Vigée-Lebrun avait commencé chez la baronne le portrait d'après nature de cette dernière sous les traits de l'héroïne de son dernier roman Corinne. L'artiste y avait rencontré les célèbres protagonistes du fameux groupe de Coppet : Frédéric de Prusse, Benjamin Constant et Juliette Récamier. Germaine avait déjà requis un changement auprès de Vigée Le Brun à peine la toile commencée et demandé un différent paysage de fond. Consciente de l'aspect ingrat de son modèle - ni elle ni la baronne ne s'en cachent - Vigée-Lebrun livrera un portrait ambitieux, à l'antique certes, mais à l'allure furieusement romantique, capturant le regard inspiré de la baronne au détriment de l'aspect néo-classique attendu. Malgré ses enthousiastes premières réactions, Germaine de Staël en commandera un autre à l'artiste local Firmin Massot. Ce dernier réalisera une piètre quoique fidèle copie de la composition originale, à l'exception du visage, et tout particulièrement du regard qu'il fait vide de toute émotion. La réaction de la baronne illustre le dilemme irréconciliable dont souffraient les femmes de lettres en ce début de XIXe siècle : tiraillées entre l'exercice d'un art intellectuel que Vigée-Lebrun avait magnifiquement capturé dans ce portrait, et les critères normatifs de la féminité auxquels Germaine de Staël voulait ressembler.
Précieux feuillet de correspondance, qui réunit deux femmes illustres, la commanditaire et l'artiste dont les visions de la féminité s'affronteront bientôt de part et d'autre du chevalet.
Photographie originale en noir et blanc datée et dédicacée par Jacques Chirac.
Bel exemplaire.
Envoi autographe daté et signé par Jacques Chirac : "Avec mes amitiés J. Chirac 24 4 74."
Provenance : du fonds du grand collectionneur d'autographes Claude Armand.
Retirage d'une photographie représentant André Malraux une cigarette dans la main droite.
La photographie a été encollée sur une feuille cartonnée.
Pensée manuscrite datée et signée d'André Malraux en dessous de la photographie : "donner conscience aux hommes de la grandeur qu'ils ignorent en eux. 1934/1964. André Malraux."
"Il se peut que l'une des fonctions les plus hautes de l'art soit de donner conscience aux hommes de la grandeur qu'ils ignorent en eux."