Reliure de l'éditeur en pleine percaline rouge signée Magnier. Dos un peu passé, coiffes frottées, éraflure sur l'une des coupes.
Édition originale.
Reliure en demi maroquin noir à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles caissons dorés décorés en angles, date et mention « Ex. de J. Drouet » dorées en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée de René Aussourd.
Quelques petites rousseurs principalement en début et fin de volume.
Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Juliette Drouet, le grand amour de sa vie : « à vous, ma dame. Humble hommage. V. »
L'exemplaire provient de la bibliothèque de Pierre Duché. Ce dernier avait acheté en bloc la bibliothèque de Juliette Drouet et avait confié les volumes à René Aussourd pour les faire relier de manière uniforme avec l'inscription permettant leur identification en queue.
Ex-libris encollés sur un contreplat et une garde.
C'est à la fin de l'année 1878, soit après plus de quarante ans de relation, que Victor Hugo et son amante emménagent enfin ensemble avenue d'Eylau, dans le petit hôtel où le poète finira sa vie. « À partir de ce moment, on peut dire que la vie de Juliette ne fut plus guère qu'une tristesse ininterrompue, une servitude de toutes les heures. Elle souffre elle-même d'un cancer à l'estomac, elle sait qu'elle est condamnée, condamnée à mourir de faim ! » (Louis Guimbaud, Victor Hugo et Juliette Drouet, Paris, 1927). Malgré ses souffrances et sa grande faiblesse physique, elle tient toujours avec fidélité le rôle de garde-malade de son « Toto ». C'est d'ailleurs à cette époque que Bastien Lepage peint d'elle un portrait d'un réalisme frappant : « De son visage de déesse, sérieux et calme, la maladie impitoyable a fait une pauvre figure humaine, tirée et creusée, sillonnée de rides dont chacune semble conter quelque douleur. » (op. cit.)
Religions et religion paraît deux ans avant la disparition de Juliette ; il s'agit de l'un des derniers ouvrages qu'Hugo dédicace humblement au grand et dévoué amour de sa vie. Hugo rendra d'ailleurs hommage au dévouement sans faille de sa compagne en lui offrant une photographie sur laquelle il inscrit : « Cinquante ans, c'est le plus beau mariage. ».
Exemplaire de la plus intime provenance.
Édition originale.
Reliure en demi chagrin bleu nuit à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de doubles caissons dorés agrémentés d'arabesques latérales et d'étoiles dorées, date et mention « ex. de J. Drouet » dorées en pied, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés (restaurations marginales sur les plats), tête dorée, ex-libris Pierre Duché encollé sur une garde, élégante reliure signée de René Aussourd.
Exceptionnel envoi autographe signé de Victor Hugo à Juliette Drouet, le grand amour de sa vie : « Premier exemplaire à vous, ma dame. V. »
Nouvelle édition.
Reliure en demi maroquin bleu marine à coins, dos très légèrement éclairci à quatre nerfs sertis de filets dorés et orné doubles caissons dorés enrichis d'un caisson de maroquin mosaïqué rouge, encadrement de filets à froid sur les plats de papier à effet moiré, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée Mabilde.
Envoi autographe daté et signé d'Anatole France à madame Maurice Guénot.
Bel exemplaire agréablement établi.
Édition originale en grand papier parue quelques jours après l'édition courante qui fut imprimée à 950 exemplaires sur Marais. Cet exemplaire est l'un des 200 exemplaires numérotés sur Outhenin-Chalandre, seul tirage de luxe. Rare envoi autographe signé de Romain Gary sur son premier ouvrage : « À Roland Feuvrier, bien amicalement Romain Gary \ 15 nov. 1945. »
Agréable exemplaire en dépit de petites piqûres et déchirures marginales sur les plats.
Edition originale pour laquelle il n'est pas fait mention de grand papier.
Reliure en demi chagrin noir, dos à cinq nerfs sertis de guirlandes dorées, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, tête dorée.
Agréable exemplaire.
Edition originale, un des 125 exemplaires exemplaires numérotés sur japon, tirage de tête.
Reliure en demi maroquin rouge à coins, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, légers frottements sans gravité sur le dos, plats de papier marbré, gardes et contreplats d'un autre papier marbré, couvertures et dos conservés, tête dorée sur témoins, reliure de l'époque signée René Kieffer.
Bel exemplaire agréablement établi.
Edition originale, sur papier courant, du prix Goncourt 1914, couronné en 1916.
Reliure en demi maroquin bordeaux à coins, dos cinq nerfs soulignés de filets noirs, date dorée en queue, plats de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures et dos légèrement insolé conservés, tête dorée, reliure signée Devauchelle.
Bel exemplaire agréablement établi.
Rare envoi autographe signé d'Adrien Bertrand à Saint Georges de Bouhélier.
Patriote pacifiste, blessé par un éclas d'obus à la poitrine à Hemamesnil en Lorraine fin octobre 1914, Adrien Bertrand, se sachant condamné, se consacrera à la rédaction de "L'appel du sol" avant de mourir, le 18 novembre 1917, de ses blessures.