
November 5, 2026
Une photo originale, une photographie signée et son testament autographe
François Claudius Koenigstein, dit Ravachol, est l’une des figures les plus célèbres et les plus controversées de l’anarchisme français de la fin du XIXᵉ siècle. Meurtrier de l’ermite de Chambles, auteur des attentats à la dynamite de 1892 contre les domiciles des magistrats Benoît et Bulot, il est guillotiné à Montbrison le 11 juillet 1892, à trente-deux ans.
Sa mort fait de lui un martyr de la cause. Le romancier Paul Adam, alors proche des anarchistes, salue en lui un saint dans son « Éloge de Ravachol » : « Un saint nous est né ! ».
L'hebdomadaire anarchiste Le Père peinard le représente portant sa propre tête, à la manière d'un saint céphalophore.
Ravachol devient ainsi le symbole du sacrifice révolutionnaire, et son nom est immortalisé par des chansons populaire dont La Ravachole devenue un emblème de la contestation radicale.
A tout culte ses icones. Deux photographies contribueront ainsi largement à la légende du Robin des bois de l’Anarchie, son arrestation, symbolisée par le fameux cliché entre deux gendarmes, et le non moins célèbre portrait anthropométrique réalisé par Bertillon en 1892. Il existe cependant une troisième photographie également prise par Bertillon, mais qui ne présente plus un Ravachol au visage patibulaire et tuméfié destiné à la vindicte publique, mais un homme guéri au port fier et au regard inspiré que Bertillon offrit à au condamné peu avant son exécution.
C’est ce portrait unique que Ravachol, reconnaissant, signa et confia à ses avocats avec son célèbre testament reproduit immédiatement après sa mort dans la presse anarchiste comme conservatrice.
Edition-Originale a retrouvé ces pièces uniques qui ont contribué à forger le mythe du plus célèbre anarchiste du XIXᵉ.