Maldoror - Essai sur Lautréamont et son oeuvre suivi de notes et pièces justificatives
Agréable exemplaire en dépit de petites rousseurs sur les tranches et les gardes.
Le Surréalisme, c’était mieux avant !
Un siècle de matérialisme n’aura pas réussi à contraindre la profonde modernité du geste surréaliste qui, depuis 1921, provoque à chacune de ses « manifestations », une révolution des sens et des consciences.
Si d’aucuns déclarent aujourd’hui la mort du Surréalisme,
il n’en demeure pas moins que son cadavre est exquis...
Edition originale, un des 6 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête, celui-ci le numéro 1.
Reliure en demi maroquin bleu marine à coins, dos très légèrement éclairci à cinq nerfs, date dorée en queue, plats, gardes de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tête dorée sur témoins, infimes frottements sur les coupes. couvertures et dos conservés, reliure signée Lavaux.
Exemplaire à toutes marges agréablement établi.
Ex-libris encollés sur une garde.
Exemplaire personnel de l'auteur, abondamment truffé, de cette magnifique chronique montmartroise. On y a monté sur onglet un portrait original de Roland Dorgelès à l'encre noire par Gus Bofa humoristiquement légendé : "Monsieur Roland Dorgelès dans son uniforme de rédacteur à la petite semaine"
ainsi que deux photographies originales, représentant le célèbre montmartrois Francisque Poulbot dans son théâtre de Guignols (Agence Rol, 1910) et une très rare photographie de la mémorable « Fête des Dernières Cartouches » organisée par Poulbot le 23 mai 1913. Nous n'avons trouvé qu'une seule autre photographie de cette soirée. On y voit la joyeuse bande des participants, chez Poulbot rue de l'Orient, déguisés en soldats de la guerre de 1870. Cette fête qui eut un retentissement considérable, est immortalisée par Dorgelès dans ce livre :
« À René Magritte, autre prince des Attractions, son ami André Breton".
Cette dédicace de Breton témoigne de la profonde estime mutuelle qui lie les deux artistes - n'en déplaise aux critiques cherchant dans leurs brouilles passées des signes de rupture définitive. C'est d'ailleurs dans la lettre à Magritte accompagnant l'exemplaire de son Ode que Breton qualifie ces désaccords de « rares orages indépendants » des deux hommes. Il signe ainsi implicitement la reconnaissance de la filiation entre surréalisme français et belge, dont Magritte est le chef de file incontesté bien que non déclaré.
Plus encore, cet échange et la lecture de l'ouvrage de Breton inspirent à René Magritte une réflexion introspective, véritable clé de lecture de son oeuvre, qu'il livre à son ami le 12 octobre 1961 :
« J'ai relu avec émotion L'Ode à Charles Fourier. Il va sans dire qu'elle est de loin supérieure aux commentaires qui l'accompagnent, si savants puissent-ils être. « Le La » fait désirer la connaissance de beaucoup d'autres pensées venues dans la nuit. L'attention apportée à ces pensées me semble bien n'être possible que si notre vie est vraiment « prise au sérieux ». Ce « sérieux étant le seul à permettre par ailleurs, de donner une estime valable à l'humour - un humour très précis. (Cette nuit, j'ai pensé à un volant d'automobile qui serait constitué par une pièce de lard). Sans doute la nuit pouvons-nous écouter ou voir ce qui ne nous est pas indifférent, le jour trop de choses indifférentes nous sollicitent. Il n'y a pas de rêves éveillés, il y a la liberté d'être attentif, le jour, à ce qui ne nous est pas indifférent. Je crois que le monde - comme rêve - ne s'offre à nous que dans le sommeil. » (Magritte, lettre à André Breton, 12 octobre 1961)
Précieuse dédicace du Pape du surréalisme à sa plus célèbre icône.
Edition originale, un des 170 exemplaires numérotés sur vélin du Marais, seul tirage après 30 vélin d'arches diversement enrichis.
Chemise étui en demi-box bleu pétrole, dos lisse au titrage à froid et au palladium, date au palladium en queue, plats de papier à motif, étui bordé de box bleu pétrole, plats de papier à motif, côtés et dos de papier bleu pétrole, chemise étui signée Boichot.
Très bel exemplaire.
Ouvrage illustré de 3 eaux-fortes originales en noir de Georges Braque ainsi qu'une en noir et gris en frontispice.
Signatures manuscrites de René Char et Georges Braque au colophon.
Édition originale, un des 796 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers après 109 réimposés.
Reliure à la bradel en plein cartonnage vert forêt, dos lisse, pièce de titre de veau glacé jaune, couvertures et dos conservés, reliure de l'époque.
Envoi autographe signé d'André Breton : « à Edmond Jaloux, hommage très dévoué. André Breton ».
Edmond Jaloux qui fut l'un des plus précoces promoteurs du surréalisme, rédigea à la sortie de ce roman atypique et incompris par la plupart de ses contemporains, l'article le plus laudateur de l'époque, concluant par cet admiratif aveu de l'impuissance de la critique face à la modernité de l'œuvre de Breton ; « cet examen, je le sens bien, demeure extérieur au livre et ne vous donne en rien le sentiment de poésie intense, de grande, libre et vraie poésie qui se dégage de Nadja et qui agit sur votre esprit [...] comme un alcool extrêmement capiteux, avec cette différence qu'aucun alcool ne vous donne les rêves qu'excite la prose émouvante de Monsieur André Breton. »
Précieux exemplaire sur grand papier enrichi d'un envoi autographe de l'auteur et truffé de l'article original d'Edmond Jaloux contrecollé sur deux double-feuillets libres.