Foudres et flèches
Ouvrage illustré de bandeaux et de culs-de-lampe.
Rare et agréable exemplaire malgré deux petites insolations en tête et en pied du dos.
Un catalogue sans nouveautés... sauf les prix !
30.000 livres, manuscrits et œuvres d’art ne sont pas un stock aisé à gérer et certains chefs-d’œuvre dorment leur sommeil sous une humble poussière.
Il est donc temps de les ramener à la lumière tamisée des bibliothèques et, pour ce faire, de vous offrir ce catalogue de 200 pièces de choix à prix qui choient...
Edition originale, sur papier courant, de la traduction française.
Une petite déchirure restaurée en pied du dos, agréable exemplaire.
Lettre-préface de Jean Cocteau, préface de Somerset Maugham.
Couverture illustrée d'un portrait de l'Aga Khan par Kees Van Dongen, iconographie.
Rare et précieux envoi autographe signé de l'Aga Khan à madame Avrillier.
Édition originale comportant bien toutes les caractéristiques du premier tirage, un des exemplaires du service de presse.
Exceptionnel envoi de Céline, en page de garde, à la célèbre chanteuse Yvette Guilbert, à qui Céline chanta lui-même et proposa l’interprétation d’une de ses scandaleuses compositions (Katika la putain, plus tard renommée À nœud coulant): « À madame Yvette Guilbert en témoignage de ma profonde admiration. LF Céline. »
En dessous de l’envoi autographe, l’acteur Fabrice Luchini a inscrit ces quelques mots : « À Yvette Guilbert in memoriam. F. Luchini » ; sur la page de faux-titre suivante, Jean-François Balmer a rédigé à son tour : « Merci et bon voyage. J. F. Balmer. »
Enfin, accompagnant les dédicaces de Fabrice Luchini et de Jean-François Balmer, ont été encollés les tickets d’entrées à leurs lectures, à la comédie des Champs-Élysées pour Luchini, au Théâtre de l’Œuvre pour Balmer, du Voyage au bout de la nuit.
Notre exemplaire est présenté sous chemise-étui en demi-maroquin noir, dos à cinq nerfs, plats de papier fantaisie, contreplats de papier vert amande, étui bordé de maroquin noir, plats de papier fantaisie, ensemble signé Boichot.
Edition originale, un des 20 exemplaires numérotés sur japon, tirage en grand papier le plus restreint avec 20 arches.
Dos et plats marginalement décolorés et insolés comme généralement, petits manques de papier au niveau des rabats.
Ouvrage illustré de 8 lithographies originales de Georges Annenkoff.
Notre exemplaire, à l'instar des exemplaires du tirage de tête, est bien complet de sa double suite des illustrations sur vélin et sur chine.
Manuscrit autographe original de 8 pages sur 4 feuillets quadrillés, abondamment corrigé et signé par Boris Vian. Discrets plis transversaux.
Cette nouvelle écrite le 7 juin 1948, selon Noël Arnaud, a été publiée dans la revue Dans le train n°2, puis reprise dans le recueil Le Loup Garou. Le manuscrit présente quelques petites variantes avec les versions imprimées.
Manuscrit autographe original de la nouvelle de Boris Vian, initialement parue dans la revue Une bouteille à la Mer n°72 de 1952, puis publiée dans Vercoquin et le plancton et repris dans le recueil posthume Le Loup-Garou en 1970.
Manuscrit abondamment corrigé, rédigé à l'encre bleue sur le recto de chaque feuillet avec quelques reprises à l'encre violette et crayon noir.
« CLAC : Cercle Littéraire des amis des caves / Cercle libre des amateurs de cuisse. »
Au verso de ce feuillet, des notes manuscrites de Vian probablement en vue d'animer ce cercle qui ne fut, à notre connaissance, jamais créé :
« Tableau d'affichage - signé le troglodyte de la semaine [...] Manifestes à faire signer toutes les semaines. »
- Un papillon perforé prélevé sur un feuillet de cahier d'écolier reprenant la strophe « Pour venir au Tabou » et la suivante, également de la main de Boris Vian. La première strophe n'apparaît pas dans son intégralité sur le feuillet principal. Une trace d'adhésif au verso.
- Un feuillet perforé tapé à la machine, mise au propre du manuscrit. En bas à droite, la date « 1948-1949 » est indiquée.
Cette chanson - une des toutes premières de Vian - est un véritable hymne germanopratin, qui ne fut jamais interprétée hors des caveaux. Il préfigure le fameux Manuel de Saint-Germain-des-Prés qui ne paraîtra qu'en 1974. Elle fut retranscrite, avec les strophes dans un ordre différent, dans le tome 11 des Œuvres complètes de Boris Vian consacré à ses chansons, mais certains vers barrés de notre manuscrit demeurent bien lisibles et inédits : « Quand on n'sait pas danser / Il vaut mieux s'en passer ».
Alexandre Astruc, cité à deux reprises dans la chanson, témoigne dans ses mémoires de la création de celle-ci :
Cette chanson grivoise fut en effet rédigée aux derniers souffles du Tabou, célébrissime club-cave fondé en 1947 où Boris Vian régnait en maître, entouré d'autres illustres personnalités citées dans ce tableau :
« Les gens de Saint-Germain
S'amusent comme des gamins
ls lisent du Jean-Paul Sartre
En mangeant de la tartre. »
Deux strophes rendent hommage à la mythique cave de la rue Dauphine :
« Pour venir au Tabou
Faut être un peu zazou
Faut porter la barbouze
Et relever son bénouze - Dans une ambiance exquise
On mouille sa chemise
Et quand y'a trop d'pétard
Ça finit au mitard » tandis que deux autres évoquent l'avenir des zazous : « Mais quand nous serons vieux
Tout ira bien mieux
On s'paiera des p'tites filles
Pour s'occuper la quille - Et on viendra toujours
Fidèle a ses amours
Au Cercle Saint-Germain
Pour y voir des gens bien. »
Cette nouvelle évocation du « Cercle » adjointe aux annotations « clac » en tête du feuillet peuvent laisser supposer que Vian souhaiter créer un collectif qui survivrait au-delà du Tabou. Quoi qu'il en soit, à l'époque de la création de cet hymne aux « gens de Saint-Germain », naît le Club Saint-Germain, nouvelle cave plus « select » que son aînée qui deviendra la première scène jazz de Paris.
Provenance : Fondation Boris Vian.
Édition originale, un des 115 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers après 35 pur fil.
Deux petites rousseurs sur le premier plat de couverture, une discrète trace de pliure, bel exemplaire tel que paru.
Rare et très recherché en grand papier.
Edition originale imprimée à 110 exemplaires, le nôtre portant le n°38 et ayant été spécialement imprimé pour Gustave Rabiet.
Le premier volume est illustré de gravures sur bois de Valentin de Campion.
Reliure en plein maroquin bleu, dos lisse, titre doré, frises géométriques d'or et de palladium se poursuivant sur les plats, filets dorés sur les coupes, gardes et contreplats de tissu moiré, gardes suivantes de papier imprimés, contreplats encadrés de maroquin bleu et d'un double filet d'or et de palladium, tête dorée sur témoins. Reliure signée Jean Lambert.
Le second volume est illustré d'eaux-fortes de Geo Michel. Reliure en demi maroquin à bandes, dos lisse identique au premier volume, gardes et contreplats de papier imprimé, plats de papier reproduisant le papier imprimé de l'intérieur de l'ouvrage. Reliure signée Jean Lambert.
Un étui avec quelques frottements aux arêtes reprend le papier imprimé des deux volumes et rassemble ces deux volumes.
Très bel exemplaire.
Edition originale illustrée de 48 lithographies en couleurs par l'auteur, un des quelques exemplaires nominatifs sur japon réservés aux principaux collaborateurs de l'ouvrage, le nôtre imprimé spécialement pour l'illustre bibliophile le colonel Sickles, tirage de tête.
Notre exemplaire est bien complet, ainsi qu'il l'est stipulé à la justification du tirage, de la double des lithographies en noir et en couleurs.
L'ouvrage est aussi illustré de 40 lettrines dessinées par le prestigieux relieur Paul Bonet.
Il s'agit du plus important livre illustré par Maurice de Vlaminck qui lui prit presque dix ans de travail.
Bel exemplaire complet de sa chemise et de son étui.
Edition extrêmement importante, un grand nombre d'œuvres y paraissent en édition originale. L'ensemble de ces 27 volumes est rare. (Clouzot) Les titres en édition originale sont les suivants : Mattea, Lettres d'un Voyageur, La Dernière Aldini, Les Maîtres mosaïstes, L'Uscoque, Spiridion, Les Sept Cordes de la lyre, Gabriel, Pauline et Un hiver à Majorque.
L'ouvrage est illustré d'un portrait de l'auteur en tête du premier volume.
Reliures en demi basane marron, dos éclaircis à quatre nerfs ornés de doubles caissons dorés, double filet doré en tête et en queue des dos, plats de pavé à la cuve, gardes et contreplats de papier caillouté, tranches marbrées, quelques très rares coins émoussés, reliures de l'époque. Quelques rousseurs, une claire mouillure affectant les derniers feuillets du vingt-et-unième volume.
Très rare ensemble complet établi en reliure de l'époque.
Edition originale imprimée à 130 exemplaires nominatifs et numérotés sur vélin de Rives à la cuve.
Reliure en plein maroquin marron chocolat, dos à quatre doubles nerfs sertis de filets noirs se prolongeant sur les plats, date dorée en queue, roulettes dorées sur les coiffes, gardes et contreplats de papier à la cuve, encadrement de quintuples filets dorés sur les contreplats, doubles filets dorés sur les coupes, couvertures et dos conservés, tête dorée.
Ouvrage illustré d'un frontispice, de 15 hors-texte et de 6 vignettes de Georges Leroux gravés au burin par Raoul Serres.
Notre exemplaire est enrichi, en fin de volume, d'une suite des 22 illustrations ainsi que de la carte du menu du repas du 30 juin 1930 de la Société bibliophilique des "Cent centraux bibliophiles".
En outre, l'ouvrage comporte, sur un feuillet monté sur onglet, quatre esquisses préparatoires originales au crayon noir et, à la suite, un dessin original de Georges Leroux qu'il a daté, signé et réalisé pour la représentation du menu du repas du 30 juin 1930 réunissant les "Cent centraux bibliophiles".
Signatures manuscrites de Rosny ainé et de Raoul Serres au verso du dessin original du menu.
Très bel exemplaire accompagné de cinq dessins originaux de Georges Leroux et établi dans une parfaite reliure en plein maroquin.
Edition originale illustrée de 15 gravures originales en taille douce, dont 10 en couleurs, de Maurice de Vlaminck, un des 250 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches.
L'ouvrage est également illustré de 2 portraits d'Amedeo Modigliani représentant Maurice de Vlaminck et sa femme.
Reliure en plein maroquin vert Empire, dos à deux gros nerfs se prolongeant en triangles et à froid sur les plats, dos ornés de trois losanges dorés avec titre frappé à l'or et séparé par une barre dorée transversale, gardes et contreplats de papier marbré, encadrement de triples filets dorés sur les contreplats, couvertures et dos conservés, tête dorée, étui bordé de maroquin vert Empire, plats de papier marbré, reliure de l'époque signée des ateliers C. Muller, relieur nancéen.
Signature manuscrite de Maurice de Vlaminck au crayon de papier en dessous de son portrait en frontispice.
Dos légèrement assombri, sinon bel exemplaire.
Edition originale illustrée de 11 gravures originales sur bois en noir de Paul-Emile Colin et de 15 gravures et ornements typographiques originaux tirés en bistre de Pierre-Eugène Vibert, un des 25 exemplaires numérotés sur japon ancien comportant une collection d'épreuves d'artiste des deux peintres-graveurs sur chine.
Reliure en plein maroquin mauve, dos éclairci à cinq nerfs, date dorée en queue, quelques frottements sur les nerfs et les mors, gardes de soie moirée mauve, contreplats de maroquin marron agrémentés d'une frise végétale et florale réalisée à l'aide de pièces de maroquin mosaïqué marron et violet, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de maroquin mauve éclairci, plats de papier marbré, reliure signée Canape.
Exemplaire parfaitement établi dans une reliure en plein maroquin doublé de Canape.
Carte autographe signée de Stéphane Mallarmé adressée à Alidor Delzant, rédigée des deux côtés à l'encre noire. Enveloppe jointe.
Alidor Delzant fut avocat, collectionneur et bibliophile. Ami des Goncourt, il leur consacra un ouvrage et fut le secrétaire et légataire testamentaire d'Edmond.
"Tout ce qui vécut autour de Verlaine s'efface donc, aidé, tant mieux ! de la piété charmante et tendre de Madame Delzant. La gloire du Poëte se fait toujours solitaire." Delzant avait annoncé à Mallarmé le décès d'Eugénie Krantz, dernière maîtresse de Verlaine. La femme de Delzant l'avait fréquentée dans ses visites aux malades de l'hôpital Bonsecours de Montrouge.
Edition illustrée de 10 lithographies originales hors-texte en couleurs de Jean-Gabriel Domergue, un des 40 exemplaires numérotés sur vélin de Rives.
Reliure en demi maroquin rouge à bandes, dos lisse, date dorée en queue, plats, gardes et contreplats de papier à effet moiré et doré, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure de l'époque signée Gauché.
L' ouvrage est également orné de 26 illustrations dans le texte, en un ou deux tons, en têtes de chapitres, culs-de-lampe en rouge par Jean-Gabriel Domergue.
Bel exemplaire comportant bien une suite des 18 illustrations in-texte.
Mention manuscrite au stylo bille bleu sur la page de titre : exemplaire unique.
En effet, sur deux lithographies hors-texte (dont le frontispice) et deux illustrations in-texte représentant des femmes habillées ou nues ont été ajoutés des morceaux de tulle en guise de robes.
En outre, en fin de volume, de nombreuses coupures de presse relatives à la vie et au style de Jean-Gabriel Domergue ont été encollées sur les gardes.
Envoi autographe signé de Pierre Harel-Darc, le nom du dédicataire ayant été proprement effacé enrichi d'un envoi autographe signé Jean-Gabriel Domergue agrémenté d'un dessin original représentant le visage d'une parisienne.
Édition originale, un des 450 exemplaires numérotés sur Hollande.
Ouvrage illustré de 35 bois originaux de Fernand Siméon.
Reliure en plein maroquin marron, dos lisse orné d'une bande verticale de maroquin mosaïqué noir, roulettes noires sur les coiffes, petits frottements sur la coiffe supérieure, titre frappé à l'or au centre du premier plat, plats ormeméntés d'un grand losange et d'une large bande horizontale de maroquin mosaïqué noir, gardes et contreplats de papier à motifs floraux dorés et à effet moiré, encadrement de bandes verticales et horizontales de maroquin mosaïqué noir sur les contreplats, couvertures et dos conservés, tête dorée, doubles filets noirs sur les coupes, étui bordé de maroquin marron, plats de papier à motifs floraux dorés et à effet moiré, parfaite reliure Art Déco signée A. Pinard-Lefort.
Agréable exemplaire parfaitement établi dans une belle reliure Art Déco.
Edition originale illustrée d'in-texte et hors-texte par Hermann Vogel et d'ornements par Adolphe Giraldon, un des 60 exemplaires numérotés sur Chine, seuls grands papiers après 20 Japon.
Reliure en plein maroquin bleu, dos très légèrement éclairci à cinq nerfs, date et lieu dorés en queue, roulettes dorées sur les coiffes, encadrement d'un filet doré sur les contreplats en plein maroquin mauve, gardes de soie moirée mauve, gardes suivantes de papier peigné, couvertures conservées, toutes tranches dorées, doubles filets dorés sur les coupes, étui bordé de maroquin bleu, plats de papier marbré, superbe reliure en plein maroquin doublé signée Blanchetière Bretault.
Chaque illustrations hors-texte est en triple état dans notre exemplaire.
Très bel exemplaire exempt de rousseur établi dans une magnifique reliure en plein maroquin doublé de Blanchetière Bretault.
Edition originale strictement hors commerce et imprimée à petit nombre.
Rare et agréable exemplaire.
Bel envoi autographe signé de Pierre Guyotat :
"B
E
A
Pour Francis Ponge, ce B.A. = BA de l'écriture, où s'intercale le "E" de l'étouffement, Pierre Guyotat, le 19 Avril 1973."
Photographie originale en tirage d'époque sur papier albuminé représentant Jules Barbey d'Aurevilly dans une excentrique tenue constituée d'une limousine et d'une cape de roulier normand.
L'écrivain a apposé sa signature, à l'encre rouge, en bas du cliché. L'autre signature, "Poirel", est celle du successeur d'Achille Mélandri, probable auteur de la photo.
Le portrait est consigné dans un charmant cadre, présentant hélas quelques accrocs et fissures, sous un passe-partout recouvert d'une tapisserie rose.
Nous n'avons pu trouver que trois exemplaires de cette photographie : l'une, non dédicacée, au Musée Gustave Moreau et l'autre, présentant un envoi, cataloguée lors de la vente de la bibliothèque de J. C. D, amateur normand en 2005. Il y en a encore une (également signée) au musée Barbey d'Aurevilly, à Saint-Sauveur-le-Vicomte.
Rare et étonnant portrait de l'écrivain qui, en 1845 dans son essai Du dandysme, faisait l'éloge du raffinement vestimentaire : « Un Dandy peut mettre s'il veut dix heures à sa toilette, mais une fois faite, il l'oublie. Ce sont les autres qui doivent s'apercevoir qu'il est bien mis. »
Édition originale de l'adaptation théâtrale.
Reliure en demi chagrin rouge, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés orné de doubles caissons dorés, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, reliure de l'époque.
Exceptionnel envoi autographe signé de George Sand : « à monsieur Huart en lui demandant pardon de tout le mal que je lui donne. » Louis Adrien Huart n'est autre que le directeur du Théâtre de l'Odéon, où le Marquis de Villemer connut son immense succès.
Provenance : bibliothèque de Grandsire avec son ex-libris.
Édition originale, un des 230 exemplaires numérotés sur Auvergne, le nôtre un des 75 exemplaires hors commerce, seul tirage après 10 chine et quelques hors commerce, exemplaire spécialement imprimé pour René Daumal.
Ouvrage illustré en frontispice d'une lithographie originale d'Étienne Cournault.
Infimes piqûres sans gravité en marges des plats.
Bel exemplaire complet de sa bande annonce.
Exceptionnel et superbe envoi autographe signé du 27 décembre 1936 de René Daumal à sa future compagne Véra Milanova : « à Véra Milanova – à toi Véra, d'abord ces anciens mensonges (que je n'ai pu nourrir qu'en ton absence) pour leur faire une sépulture définitive ; puis ces quelques ombres de vérités que tu m'as aidé à comprendre ; mais surtout, Véra, je préfère te dédier une grande page blanche, neuve, invisible, où nous écrirons sans mots notre histoire. Prends ce petit tombeau d'un ancien René Daumal, de la main de ton Nasha. 27 décembre 1936. »
Édition originale, un des 90 exemplaires numérotés sur vergé d'Arches, seuls grands papiers après 10 Montval.
Bel exemplaire.