
Edition originale, fort rare, de cet ouvrage important.
Reliure en demi basane fauve mouchetée, dos lisse orné de triples filets dorés, pièce de titre de chagrin vert, petits coins de vélin, plats de papier marbré, ex-libris encollé sur un contreplat, tranches rouges, reliure moderne.
Un manque comblé en marge gauche de la la page de titre.
L'Hydrogéologie contient les observations géologiques de Lamarck recueillies pendant ses voyages en Allemagne, en Hongrie et en France.
Son principal mérite est de montrer la grande importance des plantes et des animaux comme agents des transformations géologiques.
C'est dans cet ouvrage que se trouve employé pour la première fois, à la page 8, le mot biologie, que Lamarck considère comme un terme approprié aux sciences de la vie. "Lamarck's geology was closely connected with his work in other fields. His Hydrogéologie, which grew out of a 1799 memoir presented to the Academy and his work in invertebrate paleontology, was published in 1802. He originally intended it to be a much broader work, as the manuscript shows (…) It was to have been a terrestrial physics including meteorology, geology, and biology, a term he coined. He had not only a sense of interrelation of fields but, within geology, a vision of the whole. He saw all of nature working according to similar principles : general natural tendencies producing gradual change over long periods of time, with local circumstances explaining the irregularities. His approach to geology was similar to that in other sciences : concern with the general principles and contempt for those who interested themselves too much with the specifics". Cf. Leslie J. Burlingame, notice "Lamarck", in : D.S.B. Précieux exemplaire, enrichi d'un manuscrit autographe de Lamarck de 6 lignes, inséré entre les pp. 56 et 57, donnant des précisions sur une maçonnerie antique découverte dans le département de la Somme, et attestant d'un tracé plus ancien du rivage : "L'abbaye de Valoir près de l'Authie dépt. de la Somme conserve encore dans ses fondations et ses caves les restes d'une maconnerie tres ancienne, soupconnée romaine, dans lesquels on voit les anneaux pour amarer les batimens marins et des eperons de vaisseau, accompagnés de beaucoup de petrifications ; ce qui prouve qu'alors c'etoit un quai ou arrivoient les eaux de la mer" (s.l.n.d., 1 p. in-16 oblong).
Bel exemplaire.