
Edition originale de la thèse de médecine de Jacques Le Meilleur.
Notre exemplaire est présenté dérelié.
Une mouillure en tête de tous les feuillets sans atteinte au texte.
Le libellé latin de la page de titre, in augustissimo & celeberrimo Ludoviceo medico Monspeliensi, désigne le Collège royal de médecine de Montpellier, l'une des deux seules facultés du royaume dont l'enseignement était alors pleinement reconnu avec celle de Paris. Cette formule, que l'on retrouve à l'identique sur les thèses de figures aussi marquantes que Paul-Joseph Barthez, atteste l'inscription pleine et entière de cette dissertation dans le cursus officiel de la Faculté à une date où l'impression des thèses de baccalauréat semble s'y être imposée comme une obligation propre à Montpellier, à la différence d'autres facultés du Midi comme Toulouse. Le choix du scorbut comme sujet s'inscrit dans un courant de préoccupation médicale très vif au XVIIIe siècle, dont témoignent d'autres thèses montpelliéraines consacrées au même mal dans la décennie suivante.
Pièce originale et rare d'une Faculté de médecine au sommet de son prestige, imprimée par son typographe officiel, cette dissertation illustre la vitalité des débats médicaux du siècle sur le scorbut, mal encore mal compris et activement discuté dans toute l'Europe savante.