Couleurs d'Egypte
Discrètes restaurations sur le dos et en pieds des plats.
Notre exemplaire, ainsi qu'il l'est stipulé à la justification du tirage, est bien complet du dessin original signé de Jean Bruller au crayon de papier.
Troisième tirage de cet album, premier plat de couverture tiré en 3 tons, noir, bistre avec dégradés et réhauts de blanc puis 24 lithographies en noir sur 12 feuillets recto-verso.
Reliure en demi veau gris, dos lisse, quelques épidermures, plats de couverture conservés, reliure signée de Charles Septier.
Cette oeuvre de son extrême jeunesse, réalisée en 1851, influencée par le style de Rodolphe Töppfer, est aujourd'hui considérée comme un incunable de la bande dessinée.
Deuxième tirage des 20 lithographies à pleine page en noir de Gustave Doré.
Reliure oblongue à la bradel en demi percaline rouge à coins, dos lisse, pièce de titre de maroquin noir, dos lisse, gardes et contreplats de papier à la cuve, contreplats et gardes de papier crème, coins légèrement émoussés.
Rare édition originale de la traduction française.
Ouvrage illustré de 2 frontispices et 12 planches numérotées reliées en fin du second volume.
Petit manque au coin supérieur droit et une restauration marginale de la page de faux-titre du premier volume. Quelques rares rousseurs sans gravité, une auréole claire en marge droite de chacune de 12 gravures en fin du second volume.
Reliures en demi maroquin de Russie rouge, dos lisses ornés d'arabesques romantiques dorées, plats de papier marbré, accrocs et frottements sur les plats et les coupes, coins émoussés.
Le livre parut sous le titre The Universal Cook à Londres en 1792 ; sa quatrième édition est traduite en français et publiée en 1810.
Le cuisinier Universel est l'œuvre de deux célèbres chefs Francis Collingwood et John Woollams ayant officié dans les établissements les plus réputés du Strand de Londres : la London Tavern et The Crown and Anchor, connus pour servir les parlementaires du Whig-club.
Cet ouvrage compte parmi les rares exemples d'incursions de la cuisine britannique dans la culture gastronomique française qui exercera encore longtemps une hégémonie quasiment incontestée.
Sa publication était considérée comme une curiosité dans le milieu culinaire français, comme l'indique la préface de l'éditeur ; elle également vue comme une véritable prise de risque selon le grand bibliographe Oberlé :
« Admirons le courage de l'éditeur Tardieu, qui, en 1810, à une époque où nous n'avions pas d'ennemis plus détestés que les Anglais, osa faire traduire un livre chantant les fastes culinaires de la perfide Albion ».
Cette rare publication répondait cependant à une demande d'un public de gastronomes anglophiles : il n'est pas anodin que l'un des premiers restaurants de luxe parisiens ait été baptisé La Grande Taverne de Londres en raison du renom attaché, dès la fin du XVIIIe siècle, à la restauration telle qu'elle était pratiquée en Angleterre, et pour les plats que l'on y servait. L'ouvrage arrive en effet dans le contexte d'une France post-révolutionnaire, où la cuisine sort du milieu aristocratique. Les anciens cuisiniers au service de nobles désormais émigrés ouvrent des restaurants, où ils développent, à l'image de leurs confrères anglais, une véritable « science culinaire ».
Les recettes qui le composent illustrent les changements dans la culture culinaire anglaise au tournant du XIXe siècle. La hiérarchie du prestige, tenue jusqu'alors par la cuisine française avec ses rôts et potages, cède la place aux puddings et aux tartes. On recense seulement quatorze préparations « à la française » : fricandeau, canard, mauviettes, sole, turbot, biscuits, « selle de mouton [pullets] à la Saint-Menehould », « soupe lorraine »... La ville de Londres a remplacé la cour comme centre et moteur, et ses chefs cuisiniers donnent désormais le ton.
Une très rare apparition de la cuisine anglaise dans la gastronomie française, durant une période d'intenses hostilités entre les deux pays sous l'Empire.
Édition originale, un des 20 exemplaires sur Arches, tirage de tête.
A l'instar de tous les exemplaires sur Arches, notre exemplaire est presenté sous double couverture, l'une jaune et l'autre blanche et comporte la rare vignette dessinée et gravée par Hans Bellmer tirée en sanguine.
Préface de Jean Paulhan.
Notre exemplaire est présenté dans un coffret décoré d'une composition originale signée Julie Nadot.
Très rare et bel exemplaire en tirage de tête de ce chef-d'œuvre de la littérature érotique.
Edition illustrée de 210 vignettes sur bois d'Hector Giacomelli.
Reliure en demi chagrin rouge, dos à cinq nerfs sertis de filets à froid, quelques traces de frottements sur le dos et les mors, plats orné de motifs japonisants et floraux estampés à froid, gardes et contreplats de papier à la cuve, trois coins émoussés, tête dorée, reliure japonisante de l'époque.
Exemplaire joliment établi en reliure japonisante de l'époque.
Edition originale, un des 170 exemplaires numérotés sur vélin du Marais, seul tirage après 30 vélin d'arches diversement enrichis.
Chemise étui en demi-box bleu pétrole, dos lisse au titrage à froid et au palladium, date au palladium en queue, plats de papier à motif, étui bordé de box bleu pétrole, plats de papier à motif, côtés et dos de papier bleu pétrole, chemise étui signée Boichot.
Très bel exemplaire.
Ouvrage illustré de 3 eaux-fortes originales en noir de Georges Braque ainsi qu'une en noir et gris en frontispice.
Signatures manuscrites de René Char et Georges Braque au colophon.
Edition originale imprimée à 180 exemplaires numérotés sur Arches, seuls grands papiers signés à la justification par les auteurs.
Reliure sous chemise et étui, chemise en demi-maroquin rouge framboise, dos lisse au titre estampé à l'or dans la longueur, auteur estampé à l'or en tête et illustrateur dans la largeur en queue du dos, plats de papier marbré moderne, étui bordé de maroquin framboise en tête et queue, plats et dos de papier marbré moderne, chemise étui signée Boichot.
Très bel exemplaire.
Ouvrage illustré de 9 lithographies originales en noir et couleurs à pleine page de Marc Chagall dont une en couverture.
Signatures manuscrites de Léopold Sédar Senghor et Marc Chagall au colophon.
Rare et très bel exemplaire en tirage de tête de ce joli livre.
Edition originale rare.
Reliure en demi chagrin rouge à coins, dos lisse orné de motifs décoratifs dorés, pièce de titre de chagrin vert olive légèrement passée, encadrement de filets noirs sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier peigné, couvertures illustrées conservées.
Coiffe supérieure comportant des frottements, une réflure en tête du second plat qui comporte une petite tache noire en pied.
Prestigieuse provenance : de la bibliothèque de Paolo Fratellini avec deux ex-libris encollés sur un contreplat et en regard de la page de faux-titre.
Edition illustrée de 38 gravures originales de Ling Chou gravées sur cuivre et tirées à la main en sanguine et imprimée à 134 exemplaires nominatifs et numérotés sur papier de chine double Yu-Pan.
Le livre, séparé en deux fascicules cousus à la main et recouverts de soie moirée verte, est protégé par deux plaques de laque noire et des lacets, oeuvre du maître-laqueur Tchou-Tse-Tsin.
L'ensemble est contenu dans un emboîtage de soie moirée fermé par deux agrafes en ivoire, selon la maquette de l'illustrateur.
L'étui est partiellement et légèrement décoloré, une tache claire en tête du premier plat de l'étui, bel exemplaire.
Signatures de Ling Chou, de la présidente et de la vice-présidente de la société de Femmes bibliophiles qui a édité l'ouvrage.
Edition illustrée de dessins gravés sur cuivre de Jean-Gabriel Daragnès, un des 200 exemplaires numérotés sur arches, seul tirage après 25 japon. Quelques légères piqûres sans gravité, sinon agréable exemplaire.
Envoi autographe signé de Paul Valéry : "Cet exemplaire de la Jeune Parque appartient à mon neveu Jean Valéry. Paul Valéry."