
Edition originale de la traduction française établie par Alexandre Vialatte, un des 148 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers.
Préface de Bernard Groethuysen.
Reliure en demi maroquin gris à coins, dos lisse, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée, étui bordé de maroquin gris souris, plats de papier marbré, reliure de l'époque signée Lévêque.
Avant cette traduction du Procès, la toute première en France, Alexandre Vialatte avait déjà donné en 1927 une traduction de La Métamorphose, jouant ainsi un rôle déterminant dans l'introduction de l'œuvre de Kafka en France. Après des études d'allemand, Vialatte avait été envoyé en Allemagne dès 1922, grâce à Jean Paulhan, comme correspondant à Mayence pour La Revue rhénane, dont il devient secrétaire de rédaction. Il y reste jusqu'en 1928, effectuant notamment son service militaire à Berlin en 1924-1925, et collabore parallèlement aux Nouvelles littéraires, au Crapouillot et à la Nouvelle Revue française. Devenu directeur de la NRF et membre du comité de lecture Gallimard, Paulhan soutient ensuite la publication des traductions kafkaïennes de Vialatte au sein de la maison. Le texte traduit suit l'établissement fixé par Max Brod, exécuteur testamentaire de l'écrivain, qui avait publié le roman à titre posthume à Berlin, en 1925, en déterminant lui-même l'ordre et la répartition des chapitres restés inachevés. Cette édition de 1933 marque ainsi une date importante dans l'histoire de la diffusion de Kafka en France : Vialatte en restera, jusqu'à sa mort en 1971, l'introducteur en France, rassemblant ses écrits sur l'auteur dans le recueil posthume Mon Kafka.
Bel et rare exemplaire.