
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Reliure en demi-maroquin anthracite, dos à cinq nerfs, titre et auteur estampés au palladium, plats de papier à motifs gris et noirs, gardes et contreplats de papier gris, couvertures conservées, traces d'adhésif au verso du premier plat de couverture, deux restaurations discrètes en marge intérieure du second plat, tête au palladium, reliure signée Boichot.
Envoi autographe signé d'Antoine de Saint-Exupéry à Antoinette de Bergevin, sous son nom de plume : "Pour madame Colette Yver en hommage respectueux Antoine de Saint-Exupéry."
"Si le nom de l’écrivaine française Colette Yver (1874-1953) n’a pas survécu à l’épreuve du temps, sa contribution littéraire n’est pas moins intéressante. Bien connue à la fin du XIXe et au début du XXe siècle, elle a publié plus d’une cinquantaine d’œuvres (romans, traductions d’œuvres littéraires et de biographies, essais et hagiographies), en plus de contribuer à plusieurs périodiques comme L’Écho de Paris, Les Cahiers du Plateau d’Assy et Lectures pour tous. Son roman Princesses de sciences a d’ailleurs été couronné, en 1907, du prix Vie heureuse, ancêtre du prix Femina, pour lequel elle a été jurée de 1913 à 1951. En 1917, elle est également devenue membre de l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen, avant de recevoir, en 1931, le titre de Chevalier de la légion d’honneur.
Colette Yver figure parmi les quelques femmes journalistes ayant couvert la Première Guerre mondiale en se rendant au front, dans la même veine qu’Andrée Viollis et Colette (Sidonie-Gabrielle Colette)." (Isabelle Lévesque, "Colette Yver au front : à travers l’œil sensible d'une écrivaine-reporter")