Grammaire égyptienne ou principes généraux de l'écriture sacrée égyptienne appliquée à la représentation de la langue parlée, par Champollion le Jeune; publiée sur le manuscrit autographe, par l'ordre de M. Guizot
Typ. de Firmin Didot frères|Paris 1836-(Mars 1841)|22 x 33.50 cm|relié
Vendu
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Edition originale posthume de cet ouvrage fondamental dont l'impression complexe nécessita cinq années de travail.Reliure en demi chagrin maroquiné cerise à coins, dos à quatre fins nerfs sertis de doubles filets dorés orné de filets noirs ainsi que de doubles caissons dorés décorés de motifs hiéroglyphiques et égyptisants, nom doré en queue (M. Prisse), doubles filets dorés en encadrement des plats de papier marbré, coins restaurés, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches marbrées.Exemplaire bien complet : des pages de faux-titre et de titre, puis de la lettre de Champollion au baron Silvestre De Sacy et sa réponse ; de 8 pages pour la préface de l'éditeur ; enfin de 23 pages d'introduction et 555 pages de texte.Quelques petites rousseurs affectant quasi exclusivement les gardes de la reliure.Provenance : de la bibliothèque de l'explorateur, archéologue et égyptologue Emile Prisse d'Avennes.Découvreur du fameux "papyrus Prisse" qualifié de «plus vieux livre du monde» Emile Prisse d'avennes (ou d'Avesnes),fut un égyptologue de premier ordre qui contribua après Champollion au déchiffrage des hiéroglyphes. Ses ouvrages et travaux jouèrent un rôle primordial dans l'égyptologie de son temps.Si sa passion pour l'égyptologie naît "sur le terrain" en 1836, il est plaisant de penser que cette grammaire, dont la publication ne sera achevée qu'en 1841, a pu contribuer à ses découvertes; surtout lorsqu'on lit, dans la notice publiée par la BNF à l'occasion de la grande exposition qui lui est consacrée en 2011 ("Visions d'Égypte. Émile Prisse d'Avennes, 1807-1879") : "si c'est sur le terrain qu'il se prend de passion pour l'égyptologie, cela ne signifie pas que Prisse ne lit pas les ouvrages de ses prédécesseurs; se constituant une bibliothèque portative, il les étudie au contraire très précisément, tant et si bien qu'il en consigne toutes les erreurs!"Il est cependant plus probable que cet ouvrage fasse partie de sa bibliothèque française et qu'il lui servit notamment au déchiffrement des 7 mètres du "Papyrus Prisse", l'un des plus anciens manuscrits littéraires complets de l'humanité, qu'il entreprend dès 1845 au retour de son premier séjour égyptien.