Conseils obscurs ou quarante ans d'inexpérience
Agréable exemplaire en dépit de petites taches en pied du premier plat de la chemise à lacets.
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Edition originale ornée d'un frontispice de Félicien Rops. Couvertures conservées. Edition posthume. Mallarmé et Huysmans, exécuteurs testamentaires de Villiers, se chargèrent d'établir cette édition avec Léon Dierx, au profit de la veuve de l'écrivain et de leur fils Victor. Bien complet des 2 feuillets du catalogue de l'éditeur.
Envoi de l'éditeur sur le faux-titre : "A Eugène Marchal, en souvenir de notre bonne camaraderie. L'éditeur..." (signature illisible, sans doute Léon Dierx).
Reliure à la bradel en demi maroquin lie-de-vin d'époque. Dos lisse orné de fers en miroir. Titre doré. Tête dorée. Dos uniformément éclairci. Un coin émoussé.
Fantaisies, Pamphlet et souvenirs.
Nouvelle édition, illustrée de 10 eaux-fortes par Léopold Flameng et gravées par André Salmon. Jolie édition, soignée, imprimée de vergé de hollande. Pages de titre en rouge et noir.
Reliure en demi chagrin à coins d'époque. Dos à nerfs orné de caissons décorés et mosaïqué d'un fleuron noir central. Titres dorés et date en queue. Filets de séparation sur les plats. Tête dorée. Exemplaire non rogné.
Très bel exemplaire en superbe condition.
Quatrième édition collective pour la première partie et troisième pour la seconde et troisième partie, publiées par Corneille lui-même. Notre exemplaire est orné du frontispice des deux premières éditions (à la date de 1645), et du portrait de Corneille par Michel Lasne, à la date de 1644.
Reliures postérieures en plein maroquin bleu, dos jansénistes à cinq nerfs, gardes et contreplats encadrés de dentelles dorées de papier peigné, toutes tranches dorées, étuis de papier peigné bordés de maroquin, reliures signées Alix.
Rare et bel exemplaire élégamment établi.
Édition originale illustrée de deux portraits du Père Ubu dessiné par Alfred Jarry.
Reliure en demi maroquin fauve à coins, dos quatre nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, plats, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures et dos (comportant des restaurations) conservés, tête dorée, reliure signée G. Gauché.
Précieux et rare envoi autographe signé d'Alfred Jarry : « Exemplaire de Georges Rodenbach. Alfred Jarry. »
Provenance : de la bibliothèque personnelle du Président Georges Pompidou avec son ex-libris encollé sur un contreplat.
« Il a montré qu'on pouvait à la fois aimer Racine et aimer Soulages… Poussin et Max Ernst… Virgile et René Char, et de ce point de vue, il a été exemplaire » (Alain Peyrefitte).
Sur les bancs de l'Ecole Normale et dans la haute administration, la banque et enfin la politique, Georges Pompidou a constitué au sein de sa bibliothèque personnelle une "anthologie" de la littérature française. Ce précieux exemplaire d'Ubu Roi est révélateur de son identité d'homme de lettres, entre classicisme et avant-garde. Pompidou, dont la formation littéraire imprégna la pensée et ses discours politiques, manifesta et cultiva aux côtés de son épouse Claude un goût pour l'art moderne, le cinéma, mais aussi le théâtre : on le sait adepte de Jules Romains, lecteur de Beckett et grand admirateur de Louis Jouvet. Les arts de la scène lui sont entre autres redevables pour le soutien sans faille qu'il exprima au Théâtre National Populaire de Jean Vilar, qui monta justement une nouvelle mise en scène d'Ubu Roi en 1958 au palais de Chaillot.
Ce chef d'œuvre de Jarry porte également la marque de son célèbre et premier propriétaire, le symboliste belge Georges Rodenbach, « l'un des plus parfaits écrivains des Flandres », qui reçut l'ouvrage enrichi d'un envoi signé de l'auteur, son confrère collaborateur de la Revue blanche. Ils firent tous deux partie de la cohorte des disciples de Stéphane Mallarmé se réunissant chaque mardi auprès du Maître dans son salon de la rue de Rome. Egalement affilié au cénacle des Hydropathes auquel Jarry a activement participé, Rodenbach publie la même année que la parution d'Ubu un de ses plus importants recueils de poèmes, Les vies encloses, inspiré par l'occultisme de Novalis et les romantiques allemands. Jarry se réclamant de Pantagruel comme Rodenbach de Baudelaire, l'un lutta contre l'incompréhension publique, l'autre s'en réjouit : ils évoluèrent aux deux extrémités du spectre mallarméen.
Admirable témoin du microcosme bohème parisien littéraire, cet ouvrage de provenance et d'appartenance prestigieuse unit entre ses pages deux grands noms du théâtre avant-gardiste et de la poésie fin-de-siècle : Jarry, le mystificateur sans égal et Rodenbach, le nostalgique poète des vies encloses.
Édition originale, un des 90 exemplaires numérotés sur vergé d'Arches, seuls grands papiers après 10 Montval.
Bel exemplaire.
Edition originale de la traduction de Langlès depuis l'Allemand, accompagnée de 2 grandes cartes dépliantes sur papier fort. Langlès est également responsable des diverses notes et du mémoire sur les oasis, composé d'après les auteurs arabes. Une autre édition française parue en 1802 et fut faite d'après la traduction anglaise, fautive. Introduction par William Young, président de la Société Africaine de Londres. Plusieurs mémoires viennent enrichir l'édition : Eclaicissements sur la géographie de l'Afrique par Rennel. Mémoire sur les oasis. Observations sur la langue de Syouah. Notice sur la langue berbère (Conjugaison, grammaire, vocabulaire).
Reliure en demi veau vert d'époque. Dos lisse orné. Titre doré. Fente au mors inférieur en tête sur 3 cm. Pertes de papier marbré sur le plat inférieur. Bon exemplaire, bien frais.
Hornemann se mit au service de la Société Africaine de Londres avec pour mission de parachever la découverte de l'Afrique du nord par l'Egypte. Après avoir appris l'Arabe, il se rendit au Caire et rencontra le Général Bonaparte qui lui facilita son entrée en Afrique du nord. Se faisant passer pour un marchand mahométan, il joignit une caravane en 1798, ce qui lui permit d'atteindre les oasis de Siwa, Aujilla et Mourzouq. il y vécut jusqu'en juin 1799, puis il rejoignit Tripoli d'où il expédia le récit de ses aventures à Londres. Le consul britannique à Tripoli fut amené à penser qu'en juin 1803, Hornemann était à Caina (Katsina), dans le Nord du Nigeria, en bonne santé et vénéré comme marabout. Un rapport dira plus tard (en 1819) que l'explorateur s'était rendu parmi le peuple Nupe, où il était mort.