Reliure en demi basane vert sapin d'époque. Dos lisse orné de filets. Rousseurs éparses.
Edition "extrêmement importante" selon Clouzot : "De plus en plus recherchée, à juste raison, elle comporte en édition originale : une partie des Fleurs du Mal, les Petits Poèmes en prose, les Curiosités esthétiques (sauf les deux salons), l'Art romantique (sauf Gautier et Wagner)".
Les Fleurs du Mal est en troisième édition à la date de 1869.
Volume 1 : Les Fleurs du Mal, volume 2 : Curiosités esthétiques, volume 3 : L'Art romantique, volume 4 : Petits Poèmes en prose, volume 5 : Histoires extraordinaires, volume 6 : Nouvelles Histoires extraordinaires et volume 7 : Aventures d'Arthur Gordon Pym.
Reliures en demi chagrin marron, dos à cinq nerfs sertis de frises dorées orné de doubles caissons noirs aux centres desquels figurent un motif floral doré et stylisé, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliures de l'époque.
Rare et précieux ensemble en reliure uniforme de l'époque.
Edition en partie originale. Notice sur Henry beyle par Colomb. Impression sur papier vélin. Edition parue dans la collection des oeuvres complète de l'auteur, ainsi qu'en atteste le faux-titre.
Reliure en demi chagrin rouge d'époque. Dos à nerfs orné de 4 fleurons. Auteur et titre dorés. Traces de frottement. Quelques pâles brunissures. Fendillement au ors supérieur en tête. Bon exemplaire, non rogné.
Cette édition contient Armance, Mina de Wangel, San Francesco à Ripa, Philibert Lescale; Souvenirs d'un gentilhomme italien.
Première édition en grand format du théâtre d'Hugo, publiée chez Michel Lévy, qui deviendra son principal éditeur après avoir racheté les droits de l'écrivain.
Reliure en demi maroquin noir à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles caissons dorés décorés en angles, date et mention « Ex. de J. Drouet » dorées en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée de René Aussourd. Le dos conservé présente quelques manques comblés et a été doublé.
Précieux et amusant envoi autographe signé de Victor Hugo à Juliette Drouet, le grand amour de sa vie : « à Madame Juju signé Monsieur Toto ».
Signé du célèbre surnom qu'elle lui donne dans ses lettres d'amour, ce bel exemplaire du théâtre d'Hugo imprimé sur papier vélin illustré par Louis Boulanger marque ici la complicité facétieuse des amants les plus célèbres de la littérature française. Cet envoi rappelle la carrière de comédienne de Juliette Drouet, qu'elle abandonna à la fin des années 1830 afin de se consacrer exclusivement à son illustre amant. De leur mythique rencontre quinze ans plus tôt lors d'une lecture de Lucrèce Borgia, à la jalousie d'Adèle Hugo qui lui refusa le rôle de l'héroïne de Ruy Blas écrit pour elle, la relation d'Hugo et Juliette Drouet, la comédienne contrariée, n'aura de cesse de revenir au théâtre.
L'exemplaire provient de la bibliothèque de Pierre Duché (1972, n° 72). Ce dernier avait fait l'acquisition de la totalité de la bibliothèque de Juliette Drouet, et confié les volumes à René Aussourd pour les faire relier de manière uniforme avec l'inscription permettant leur identification en queue.
Ex-libris encollés sur un contreplat et une garde.
Exemplaire de la plus intime provenance.
Édition originale en premier état.
Reliures en demi basane havane, dos à quatre nerfs sertis de filets dorés, pièces de titre de basane noire, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliures de l’époque.
Quelques rousseurs en début et fin des volumes, une restauration en pied du premier plat du second volume.
Précieux envoi autographe signé de Gustave Flaubert : « À mon ami Chéron (avec une bonne poignée demain [sic]) G. Flaubert. ».
Avocat et journaliste français, Alexandre Guyard de Saint-Chéron fut saint-simonien, ardent partisan du Comte de Chambord et créateur de la Lettre parisienne, véritable organe de presse du parti légitimiste.
Précieux exemplaire enrichi d’un rare envoi autographe signé de Gustave Flaubert.
Édition originale, un des 25 exemplaires sur hollande, seuls grands papiers.
Rare et très recherché selon Clouzot.
Reliure en plein maroquin bordeaux, dos à quatre nerfs, lieu et date dorés en queue, roulettes dorées sur les coiffes, doubles filets dorés sur les coupes, contreplats en plein maroquin lilas richement ornés d'un cartouche central doré agrémenté d'entrelacs dorés, gardes de soie moirée bordeaux, gardes suivantes de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, magnifique reliure en plein maroquin doublé et signée Blanchetière ; étui bordé de maroquin bordeaux, plats de papier à la cuve, intérieur de feutrine marron.
Une trace d'adhésif en marge d'une garde, probablement due à une étiquette encollée de description de libraire qui a disparu de notre exemplaire.
Notre exemplaire est enrichi d'une lettre autographe signée de Gustave Flaubert adressée à l'archéologue Charles-Ernest Beulé, concernant ses recherches préalables à l'écriture de Salammbô. Deux pages rédigées à l'encre noire sur un feuillet remplié monté sur onglet. Le destinataire de cette lettre a apposé neuf lignes manuscrites, brouillon de sa future réponse, à la suite de la lettre de Flaubert.
Cette lettre a été retranscrite et reproduite sur le site internet du Centre Flaubert de l'Université de Rouen. Le transcripteur de cette missive précise : « Les lignes écrites sous la signature sont-elles de Beulé ou de Flaubert lui-même ? L'écriture ressemble à la sienne. Stéphanie Dord-Crouslé suggère que Flaubert a pu aller voir Beulé et écrire sous sa dictée ces éléments qui répondent aux questions posées. » Cette hypothèse nous semble peu probable dans la mesure où l'on connaît la réponse de Charles-Ernest Beulé à ce courrier elle-même numérisée par le Centre Flaubert et datée du 10 février 1860. Cette réponse ne nous paraît pas induire une visite de Flaubert chez Beulé. Il nous semble plus vraisemblable que Beulé ait inscrit sous la lettre de Flaubert un brouillon de sa future réponse du 10 février 1860 qui ne sera qu'une reformulation élégante de ces notes.
Beau et important témoignage des recherches colossales qu'entreprit Flaubert pour la rédaction de Salammbô.
« Commencé en 1857, le roman paraît en 1862, période où l'Antiquité revient à la mode et où Carthage est "au goût du jour" grâce aux fouilles récentes de Charles-Étienne Beulé à Byrsa (1859) et dans les ports puniques. » (Vanessa Padioleau, « Flaubert et Carthage : Salammbô, roman polymorphe » in Revue Flaubert, n° 9, 2009.) C'est donc à l'un des spécialistes de la question que Flaubert adresse ses questions, commentant sa récente lecture d'Ammien Marcel : « Qu'est-ce que cela veut dire ? Ce passage est, je crois, peu connu. » La tâche de Flaubert n'est pas mince : on ne connaît à l'époque rien ou presque sur la période de la Révolte des Mercenaires qui s'étendit sur deux années, de 240 à 238 av. J.-C.
Il entame alors un travail de fourmi, appuyant ses recherches sur les textes des grands historiens de l'Antiquité qu'il lit en latin dans le texte. La lettre que nous proposons en montre d'ailleurs sa grande maîtrise : « J'ai appris, dans ce même Ammien que les Carthaginois ont pris Thèbes, en Egypte, livr[e] xvii, ch. iv. "Hanc inter exordia pandentis se late Carthaginis, improviso excursu duces oppressere Poenorum" ["À l'époque où Carthage commençait sa large expansion, les généraux des Phéniciens vainquirent celle-ci par une attaque à l'improviste"]. »
Le fruit de ces recherches approfondies servira notamment à la description de la porte de Carthage.
Superbe et très rare exemplaire d'un des chefs-d'œuvre de Gustave Flaubert dans une parfaite reliure en plein maroquin doublé signée de Blanchetière et enrichi d'une significative lettre autographe.