Présentation critique d'Hortense Flexner suivie d'un choix de poèmes
Bel exemplaire.
Vous disposez d'informations sur cet auteur ?
Edition originale, un des 95 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers après 45 hollande.
Une légère trace de pliure verticale sur le premier plat.
Bel exemplaire.
Billet autographe daté et signé de Marguerite Yourcenar adressé depuis son domicile parisien à Marcel Baroche, de la revue littéraire Sud, sur une de ses cartes de visite, 18 lignes à l'encre verte accompagnées d'une enveloppe manuscrite à l'adresse de son correspondant, concernant un projet de collaboration initié par le directeur de la Sud avec l'écrivain.
"27 décembre 1980, à la revue Sud, à marcel Baroche
cher monsieur, vous avez mon acceptation au projet d'un numéro spécial sur mon oeuvre en 1982, et mes remerciements anticipés. Il existe de nombreuses photographies de moi dont quelques unes me paraissent ressemblantes : je n'en possède personnellement aucune, mais peut-être en trouverai-je à vous en envoyer en temps utile. Pour l'instant au moins, je ne possède aucun inédit à offrir. Plus tard peut-être... Bien sympathiquement Marguerite Yourcenar."
Edition originale, un 45 exemplaires numérotés sur hollande, tirage de tête.
Reliure en plein maroquin chocolat, dos à cinq nerfs sertis de filets noirs, date dorée en queue, roulettes dorées sur les coiffes, gardes et contreplats de papier peigné, encadrement de doubles filets dorés sur les contreplats, filets dorés sur les coupes, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de maroquin marroquin chocolat, plats de papier peigné, intérieur de feutrine grise, magnifique reliure signée Semet & Plumelle,
Très bel exemplaire parfaitement établi dans une reliure en plein maroquin de Semet & Plumelle.
Edition originale sur papier courant.
Dos comportant quelques mouillures claires, piqûres marginales sur les plats, papier jauni comme généralement.
Envoi autographe signé de Marguerite Yourcenar à la fille et biographe de Victor Segalen, Annie Joly-Segalen : "A madame Joly-Segalen hommage de l'auteur, Marguerite Yourcenar. Les vivants vont vite."
Édition originale, un des 115 exemplaires numérotés sur alfa, seuls grands papiers après 35 pur fil.
Deux petites rousseurs sur le premier plat de couverture, une discrète trace de pliure, bel exemplaire tel que paru.
Rare et très recherché en grand papier.
Lettre autographe signée de Marguerite Yourcenar datée du 23 janvier 1957, deux pages à l'encre noire sur un feuillet, enveloppe autographe jointe.
Sur deux pages à l'écriture dense, Yourcenar confie ses déboires éditoriaux à son ami intime le peintre Elie Grekoff, et relate le geste blasphématoire de son éditeur, qui avait déchiré "en deux ou plutôt en quatre" l'exemplaire dédicacé de son recueil de poèmes Les Charités d'Alcippe (1956) et lui avait renvoyé par la poste. Elle s'entretient de projets communs avec Grekoff et le prie d'accepter les profits d'un ouvrage qu'il a illustré pour elle.
Yourcenar écrit depuis les Etats-Unis, qu'elle rejoignit en 1939 avec sa compagne Grace Frick, alors professeure de littérature britannique à New York. Elles s'installèrent à partir de 1950 sur l'île des Mont Déserts, jouxtant le Canada, dans une maison baptisée Petite-plaisance qu'elle mentionne dans l'en-tête autographe de la lettre. Au beau milieu de la nature sauvage et des lacs cristallins, elle y écrira certains de ses écrits les plus célèbres, dont L'Oeuvre au noir. Des images fugaces de la vie recluse de l'écrivaine nous parviennent au fil des lignes : « Ici, travail abrutissant, favorisé par les grands froids, qui font qu'on ne sort qu'un bref moment, ou quand on y est obligé. Correction d'épreuves, correspondance en retard depuis des mois, traduction, et enfin le livre en train [...] les journaux arrivent très régulièrement, et si vite, dans le cas du Monde, que j'apprends par lui les nouvelles de New York avant d'avoir le temps d'aller au village acheter le New York Times ».
Le passage le plus poignant de la lettre concerne ses aventures mouvementées avec son éditeur Curvers, au sujet de son recueil de poèmes à la verve néoclassique Les Charités d'Alcippe. Yourcenar fait part de l'acte impardonnable de ce dernier, exaspéré par le mécontentement de l'écrivaine qui lui reprochait la parution hâtive du recueil : "Toute la légalité (et le sens commun) sont de mon côté, mais cela n'a pas empêché l'irascible liégeois de me renvoyer un ex. des 'Charités d'Alcippe' déchiré en deux ou plutôt en quatre. L'époque est à la violence". « L'affaire du monsieur de Liège », terme employé dans la lettre, se soldera par un véritable litige par avocats interposés. L'intransigeante exigence de l'écrivaine et sa constante préoccupation pour les droits d'auteur, lui vaudra plusieurs affaires, et même deux procès - avec le metteur en scène Jean Marchat, et son éditeur Plon.
Le destinataire de la lettre Élie Grekoff (1914-1985), peintre, illustrateur, maître cartonnier, demeurera un proche confident de la femme de lettres pendant des décennies, et travailla avec elle sur plusieurs projets éditoriaux et théâtraux. Il réalisa notamment les décors de sa pièce aux accents sartriens, Electre ou la chute des masques, créée au théâtre des Mathurins. La lettre garde également la trace de deux de leurs collaborations artistiques : l'édition d'un classique latin et d'un célèbre poème hindou, le Gita-Govinda, tous deux commentés par Yourcenar et illustrés par Grekoff. Dans quelques magnifiques lignes pleines de bonté, Yourcenar le prie d'accepter les bénéfices probablement issus de la parution des Bagatelles d'Amour de Laevius (1956) : "merci Elie, et je vous en prie, considérez les trente huit mille qui restent comme vôtres, puisque nous n'en avons que faire en ce moment. Et quand je dis comme vôtres, je ne parle pas seulement comme vous le faisiez, du cas de force majeure, guerre, accident ou maladie, mais aussi en vue de rendre un peu plus commode la vie journalière - provisions de charbon, si l'on peut de nouveau en faire, ou achat de sympathiques conserves et repas au restaurant qui vous éviteront l'ennui de faire la cuisine quand vous préféreriez dessiner".
Charmante et profuse lettre de la première femme élue à l'Académie Française, aux prises avec son éditeur, faisant part de son combat pour l'intégrité de son oeuvre à un proche confident.
Nouvelle édition.
Légères déchirures sans gravité en tête du dos et en marges des plats.
Précieux et bel envoi autographe signé de Marguerite Yourcenar à Georges Bataille : "Au directeur de Critique hommage de l'auteur, Marguerite Yourcenar, "Il y a quelque chose à dire en faveur de l'exception, pourvu qu'elle ne veuille pas se faire passer pour la règle." F. Nietzsche."
Carte postale datée du 7 novembre 1975 et signée adressée à la femme de lettrres Christiane Baroche, 16 lignes aux feutres violet et rouge, depuis sa propriété du Maine aux Etats-Unis.
"Northeast Harbor Maine 04662 USA,
7 Nov 75,
chère madame; tous mes remerciements pour les Feux du Large (mots soulignés), image, très typique de notre temps, d'une "femme de la mer" qui n'est ni ondine, ni sirène, ni noyée au fil de l'eau. Avec mes sympathiques pensées. M. Yourcenar."
Dans un premier temps, Marguerite Yourcenar a inscrit, au feutre violet, l'adresse de chez Gallimard, pour la rectifier, au feutre rouge, par l'adresse personnelle de Christiane Baroche à Palaiseau.