Édition originale du premier ouvrage de Nicolas de Malebranche, son œuvre majeure, complète de sa planche en regard de la p. 64 ainsi que de ses bandeaux et initiales zoomorphes, végétales et à figures. Un second tome viendra compléter cette première édition en 1675.
Reliure d'époque en veau brun, dos à cinq nerfs, caissons de fleurons dorés et titre doré, roulette dorée sur les coupes.
Coiffe de tête manquante et coiffe de queue accidentée, usures d'usage sur les mors, qui sont également fendus sur 3,1 cm et 2,5 cm aux extrémités inférieures et supérieures, un trou sur celui jouxtant le premier plat, épidermures éparses sur les plats baillant légèrement, coins émoussés.
Brunissures marginales sur les premiers feuillets, mouillures en marge supérieure sur l'ensemble de l'ouvrage, décharges d'encre sur les derniers feuillets.
Rousseurs éparses.
Exemplaire annoté et souligné à l'encre brune et au crayon dans la préface.
« "La Recherche de la Vérité" est, de tous les ouvrages de Malebranche, le plus pénétré de cartésianisme. Son titre même en fait foi. Descartes est l'auteur d'un dialogue appelé : "La Recherche de la Vérité par la lumière naturelle". Et, dans l'inventaire de Stockholm, les "Règles pour la direction de l'esprit" sont nommées : "Règles utiles et claires pour la direction de l'esprit à la recherche de la vérité". Or, nous savons qu'avant 1674 Malebranche a lu ce texte, non encore publié, mais que sans doute lui communiqua Clerselier : il en utilise, en effet, des passages qui ne sont mentionnés ni par la "Logique" de Port Royal, ni par le P. Poisson. Quand il intitule son propre livre: "De la recherche de la vérité, où l'on traite de la nature de l'esprit de l'homme, et de l'usage qu'il en doit faire pour éviter l'erreur dans les sciences", Malebranche reprend donc des expressions cartésiennes. »
Ferdinand Alquié, "Le cartésianisme de Malebranche", 1974