O quêteuse, voici!
Envoi autographe signé de Jean Royère à Georges Le Cardonnel.
Dos et plats très légèrement et marginalement insolés.
"Bipède volupteur de lyre / Epoux châtré de Polymnie / Vérolé de lune à confire / Grand-Duc bouillon des librairies / Maroufle à pendre à l'hexamètre / Voyou décliné chez les Grecs / Albatros à chaîne et à guêtres / Cigale qui claque du bec
Poète, vos papiers!"
Édition originale.
Reliure en demi maroquin noir à coins, dos à quatre nerfs sertis de pointillés dorés et orné de doubles caissons dorés décorés en angles, date et mention « Ex. de J. Drouet » dorées en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, tête dorée, reliure signée de René Aussourd.
Quelques petites rousseurs principalement en début et fin de volume.
Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à Juliette Drouet, le grand amour de sa vie : « à vous, ma dame. Humble hommage. V. »
L'exemplaire provient de la bibliothèque de Pierre Duché. Ce dernier avait acheté en bloc la bibliothèque de Juliette Drouet et avait confié les volumes à René Aussourd pour les faire relier de manière uniforme avec l'inscription permettant leur identification en queue.
Ex-libris encollés sur un contreplat et une garde.
C'est à la fin de l'année 1878, soit après plus de quarante ans de relation, que Victor Hugo et son amante emménagent enfin ensemble avenue d'Eylau, dans le petit hôtel où le poète finira sa vie. « À partir de ce moment, on peut dire que la vie de Juliette ne fut plus guère qu'une tristesse ininterrompue, une servitude de toutes les heures. Elle souffre elle-même d'un cancer à l'estomac, elle sait qu'elle est condamnée, condamnée à mourir de faim ! » (Louis Guimbaud, Victor Hugo et Juliette Drouet, Paris, 1927). Malgré ses souffrances et sa grande faiblesse physique, elle tient toujours avec fidélité le rôle de garde-malade de son « Toto ». C'est d'ailleurs à cette époque que Bastien Lepage peint d'elle un portrait d'un réalisme frappant : « De son visage de déesse, sérieux et calme, la maladie impitoyable a fait une pauvre figure humaine, tirée et creusée, sillonnée de rides dont chacune semble conter quelque douleur. » (op. cit.)
Religions et religion paraît deux ans avant la disparition de Juliette ; il s'agit de l'un des derniers ouvrages qu'Hugo dédicace humblement au grand et dévoué amour de sa vie. Hugo rendra d'ailleurs hommage au dévouement sans faille de sa compagne en lui offrant une photographie sur laquelle il inscrit : « Cinquante ans, c'est le plus beau mariage. ».
Exemplaire de la plus intime provenance.
Edition originale, un des 20 exemplaires numérotés sur vergé Ivoire, seuls grands papiers.
Initiales manuscrites de Marcelin Pleynet en dessous de la justification du tirage.
Agréable exemplaire.
Edition originale, un des 75 exemplaires numérotés sur papier couleurs surfine, le nôtre un des 25 comportant les trois aquatintes de Mimi Parent retouchées à l'aquarelle qu'elle a signées et justifiées, tirage de tête.
Envoi autographe signé de José Pierre à Paul Aveline.
Signatures de José Pierre et Mimi Parent en dessous de la justification du tirage.
Ouvrage illustré de 3 aquatintes de Mimi Parent.
Dos très légèrement insolé sans gravité, sinon agréable exemplaire.