Discrètes restaurations en tête et en pied du dos, agréable exemplaire.
Ouvrage illustré d'un frontispice de Max Ernst.
Photographie originale sur papier albuminé, au format carte de visite, contrecollée sur un carton. Quelques petites piqûres.
Rare exemplaire de cette photographie en pied, qu'on trouve seulement au Musée Carnavalet, musée du Louvre et musée d'Orsay.
Edition originale illustrée de 15 gravures originales en taille douce, dont 10 en couleurs, de Maurice de Vlaminck, un des 250 exemplaires numérotés sur vélin d'Arches.
L'ouvrage est également illustré de 2 portraits d'Amedeo Modigliani représentant Maurice de Vlaminck et sa femme.
Reliure en plein maroquin vert Empire, dos à deux gros nerfs se prolongeant en triangles et à froid sur les plats, dos ornés de trois losanges dorés avec titre frappé à l'or et séparé par une barre dorée transversale, gardes et contreplats de papier marbré, encadrement de triples filets dorés sur les contreplats, couvertures et dos conservés, tête dorée, étui bordé de maroquin vert Empire, plats de papier marbré, reliure de l'époque signée des ateliers C. Muller, relieur nancéen.
Signature manuscrite de Maurice de Vlaminck au crayon de papier en dessous de son portrait en frontispice.
Dos légèrement assombri, sinon bel exemplaire.
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Lettre autographe signée d'Alexandre Dumas, adressée à un magistrat de la deuxième Chambre du Tribunal de Commerce de Paris. Une page à l'encre noire sur un bifeuillet de papier bleu, adresse autographe de l'écrivain en partie inférieure.
Discrets plis inhérents à l'envoi. Quelques taches en marge extérieure, sans gravité.
Intéressante lettre de Dumas, en pleine débâcle après la faillite de son théâtre. S'apprêtant à comparaître devant le tribunal, il fait appel à son correspondant magistrat pour tenter d'intercéder en sa faveur.
En 1846, Dumas avait fait construire son propre théâtre à Paris, le « Théâtre-Historique » sis au boulevard du Temple. Le théâtre est inauguré en février 1847 et devient un haut lieu du drame romantique. On y joue du Shakespeare, Goethe, Calderon, Schiller mais également ses pièces qui rencontrent un vif succès : La Reine Margot sera jouée 93 fois, Les Trois Mousquetaires tout autant, et Monte-Cristo connaîtra pas moins de 123 représentations. Ses gains servent à financer sa malheureuse campagne électorale, puis son journal politique "Le Mois", mais surtout à édifier le château de Monte-Cristo, cette "folie du temps de Louis XV, mais exécutée en style Louis XIII, et avec des ornements Renaissance" selon les dires de Balzac. Lorsque la Révolution éclate, les recettes se font rares et le 23 novembre 1850, quatre de ses acteurs l'assignent en faillite devant le Tribunal de Commerce de la Seine. Malgré cette lettre, il sera condamné, neuf jours après le coup d'état de Louis-Napoléon - et évitera l'incarcération par l'exil politique.
Monsieur,
Vous rappelez vous que le jour où j'eus l'honneur de vous rencontrer chez M. Vauquelin je vous racontai quelques uns des détails de cette malheureuse faillite du théâtre historique et alors vous m'offrîtes vos services par de mes juges.
Je suis en cause mercredi. Je vais devant la seconde Chambre où vous êtes substitut. Pouvez-vous quelque chose pour moi ? - mes juges sont MM. Delahaye [président de la cour d'appel], Espivan, Desparties, Partharieu-Lafosse, Monsarrat, Pierron et Pinard.
Pouvez-vous me revenir, un de ces jours de cinq heures du soir à minuit. Je serai heureux de vous voir, et de vous montrer des pièces d'une certaine importance. Veuillez agréer (...)
Superbe témoin manuscrit sonnant le glas de l'ambitieuse entreprise théâtrale de Dumas, écrivain prolifique qui participa à deux révolutions, fonda quatre journaux et construisit un château à la mesure de son extravagance.
Ensemble complet en trente-trois volumes des oeuvres formant La Comédie humaine, issue de l'édition des Oeuvres complètes de Honoré de Balzac, parues chez Conard à partir de 1912. Texte révisé et annoté par Marcel Bouteron et Henri Longnon.
Un des 50 exemplaires sur papier ancien du Japon numérotés et paraphés par l'éditeur, tirage de tête, contenant une suite de l'ensemble des bois tirés sur Chine.
Illustrations de Charles Huard, gravées sur bois par Pierre Gusman, chacune accompagnée d'un tirage sur papier de Chine.
Reliure d'époque en demi maroquin chocolat à coins, dos à cinq nerfs orné de caissons dorés d'encadrement, motif estampé à froid dans les caissons, multiples roulettes dorées en tête et pied des dos, titre et tomaison dorés, plats de papier marbré, couvertures conservées, gardes et contreplats de papier caillouté, têtes dorées, l'ensemble signé Canape. Légères traces de frottement, ensemble très homogène dans un fort bel état.
Très bel exemplaire abondamment illustré de la Comédie humaine dans une élégante reliure signée de Georges Canape.
Etudes de moeurs, Scènes de la vie privée
I : La Maison du chat-qui-pelote. Le Bal de Sceaux. Mémoires de deux jeunes mariés. La Bourse ; II : Modeste Mignon. Un début dans la Vie ; III : Albert Savarus. La Vendetta. Une Double Famille. La Paix du Ménage. Madame Firmiani. Etude de Femme ; IV : La fausse maîtresse. Une Fille d'Eve. Le message. La Grenadière. La femme abandonnée. Honorine ; V : Béatrix. Gobseck ; VI : La femme de trente ans. Le père Goriot ; VII : Le colonel Chabert. La messe de l'athée. L'interdiction. Le contrat de mariage. Autre Etude de femme ;
Etudes de moeurs. Scènes de la Vie de Province
I : Ursule Mirouët. Eugénie Grandet ; II : Les Célibataires. Pierrette. le Curé de Tours. La Rabouilleuse ; III : L'Illustre Gaudissart. La muse du département. La Vieille Fille ; IV : Le Cabinet des Antiques. Illusions perdues : Les Deux poëtes ; V : Illusions perdues : Un grand homme de Province à Paris. Les Souffrances de l'Inventeur ;
Scènes de la Vie Parisienne
I. Histoire des Treize. Ferragus. La Duchesse de Langeais. La fille aux yeux d'or ; II : Grandeur et décadence de César Birotteau. La maison Nuncingen ; III : Splendeurs et misères des courtisanes I ; IV : Splendeurs et misères des courtisanes II Les secrets de la Princesse de Cardigan. Facino Cane. Sarrasine. Pierre Grassou ; V : La Cousine Bette ; VI : Le Cousin Pons. Un prince de la Bohême. Un homme d'affaires ; VII : Gaudissart II. Les comédiens sans le savoir ; VIII : Les petits bourgeois. L'envers de l'histoire contemporaine ;
Scènes de la vie politique
I : Un Episode sous la Terreur. Une ténébreuse affaire. Le député d'Arcis. Z. Marcas.
Scènes de la Vie Militaire
Les Chouans. Une Passions dans le Désert.
Scènes de la Vie de Campagne
I. Les Paysans ; II : Le médecin de campagne ; III : Le curé de village ; IV : Le Lys dans la vallée.
Etudes philosophiques
I. La peau de chagrin. Jésus-Christ en Flandre. Melmoth réconcilié. Massimila Doni ; II : Le chef-d'oeuvre inconnu. Gambara. La recherche de l'absolu. L'enfant maudit ; III : Adieu. Les Marana. Le réquisitionnaire. El Verdugo. Un drame au bord de la mer. Maître Cornélius. L'auberge rouge ; IV : Sur Catherine de Medicis. L'élixir de longue vie ; V : Les proscrits. Louis Lambert. Séraphita.
Etudes analytiques
I : Physiologie du mariage ou méditation de philosophie éclectique sur le bonheur et le malheur conjugal ; II : Petites misères de la vie conjugale.
Nouvelle édition.
Illustrée de 130 vignettes et un portrait de Perrault, d'après les plus grands illustrateurs du siècle : Tony Johannot, Achille Devéria, Jean Gigoux, Thomas, Célestin Nanteuil, gravées par Jacoste Jeune.
Reliure en demi basane, dos lisse orné de filets, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté.
Cette édition contient La Barbe Bleue, Le petit chaperon rouge, Les fées, La belle au bois dormant, Le Chat Botté, Cendrillon, Riquet a la houpe, Petit poucet, L'adroite princesse, Peau d'ane, Griselidis, suivie de la Lettre à M*** en lui envoyant Griselidis, et Les souhaits ridicules.
Timbre sec de la bibliothèque d'Henry Bertrand sur la page de faux-titre.
Très rare, ne figure pas dans Brunet et Vicaire.
« En ces jours périlleux "d'équilibre par la terreur", de massacres et de calculs savants sur le nombre d'humains qui survivront à un holocauste nucléaire, il n'est que trop naturel que mes pensées se tournent vers vous.
À mes yeux, monsieur et cher éléphant, vous représentez à la perfection tout ce qui est aujourd'hui menacé d'extinction au nom du progrès, de l'efficacité, du matérialisme intégral, d'une idéologie ou même de la raison car un certain usage abstrait et inhumain de la raison et de la logique se fait de plus en plus le complice de notre folie meurtrière.
Il semble évident aujourd'hui que nous nous sommes comportés tout simplement envers d'autres espèces, et la vôtre en particulier, comme nous sommes sur le point de le faire envers nous-mêmes. »
Edition originale de cet ouvrage considéré comme le chef-d'œuvre de Grandville et premier tirage des illustrations.
Ouvrage illustré d'un frontispice, de 36 superbes planches hors-texte coloriées ainsi que de 146 bois en noir in-texte.
Reliure de l'époque en demi veau glacé bleu, dos lisse éclairci orné d'arabesques romantiques dorées, petits trous en pieds des mors, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées.
Quelques petites rousseurs, légers manques de papier affedtant essentiellement le revers des plats
Agréable exemplaire de ce beau livre précurseur du surréalisme.
Cette délirante et prodigieuse production de Grandville et de Delord (dont le nom est imprimé en bas de la page 292), jugé par ses contemporains comme déjà fou, fut redécouverte par les surréalistes.
« Paru en 1844 aux éditions Fournier, Un autre monde est le chef-d'œuvre de Grandville. Le livre a pour sous-titre Transformations, visions, incarnations, ascensions, locomotions, explorations, pérégrinations, excursions, stations, cosmogonies, fantasmagories, rêveries, folâtreries, facéties, lubies, métamorphoses, zoomorphoses, lithomorphoses, métempsycoses, apothéoses et autres choses. Avec ses transformations, ses inventions et ses fantasmagories, l'ouvrage se veut le reflet d'une époque en pleine mutation. Un autre monde raconte et illustre les voyages extraordinaires de trois néo-dieux, Puff, Krackq et Hahblle. [...] C'est bien un voyage philosophique que nous propose Grandville [...] Le lecteur, conduit sur une étrange planète imaginée par l'artiste, est convié, tel Gulliver au pays de Laputa, à un parcours parodique de ses idéaux philosophiques, scientifiques, économiques et religieux, de ses engouements, inventions et préoccupations : le romantisme, le machinisme, le socialisme, l'argent, le feuilleton, la réclame, l'anglomanie, la philanthropie, la phrénologie, etc. » (Annie Renonciat, La Vie et l'œuvre de Grandville, Paris, ACR-Vilo, 1985).
Ouvrage le plus recherché de Grandville.
Première édition dans ce format, réduction du tirage en grand format de 1890.
Un des 10 exemplaires sur papier japon de cette suite de 9 eaux-fortes, tirage de tête avec 10 Chine.
Avec une table des matières, sous chemise d'éditeur en demi percaline verte à rabats, vignette imprimée sur le plat inférieur, rubans manquants.
Dos et coiffes frottés, marge intérieure du premier plat ombré.
Exceptionnel ensemble d'estampes sur japon d'Odilon Redon, superbes "interprétations" symbolistes du chef-d'oeuvre de Baudelaire.
Les dessins de cette série furent exposés pour la première fois au Salon des XX en février 1890.
Lettre autographe signée du maréchal Davout à son épouse, Aimée Leclerc, belle-soeur de Pauline Bonaparte. 1 page à l'encre noire sur une double feuille, avec son adresse autographe au verso, ainsi que le tampon postal à la date du 23 janvier 1807, et cachet de cire brisé, armorié aux bâtons de maréchal, glands et feuilles de chêne avec mention "Le maréchal Davout Empire français" au feuillet d'adresse due à l'ouverture sans atteinte au texte.
Missive écrite du champ de bataille de Pultusk, où le 26 et 27 décembre 1806 les Russes du général Benningsen furent battus par le maréchal Lannes avec l'appui de la division Gudin, qui comprenait un détachement du corps d'armée du maréchal Davout. Selon les souvenirs du commandant Jakub Kierkowski, "ce fut un vrai jour du jugement dernier [...] il pleuvait et il neigeait, un vent glacial soufflait. Les chevaux de notre cavalerie avaient la boue jusqu'au ventre c'est pourquoi elle ne put rien entreprendre. L'infanterie russe chargea deux fois à la baïonnette, mais elle fut refoulée avec des pertes sévères. Presque personne ne tenait plus à sa vie car le gel prenait les gens mouillés, donc tous furent transis [...] il fut impossible de fléchir les bras car la glace craquait sur le corps, le froid et avec ça la faim, mieux vaut la mort qu'une telle vie."
Lettre très visuelle portant une belle signature du maréchal Davout.
"Hier ma petite Aimée je t'ai donné de mes nouvelles. J'ai oublié de te parler de celles de nos parents. Leur santé est aussi bonne que la mienne. Sous peu de jours, je pense t'annoncer que Sa majesté leur a donné de nouvelles marques de sa bienveillance. [Marc-Antoine Bonin de la Boninière de] Beaumont est toujours à Varsovie avec la goutte. D'abord il y a longtemps que je n'ai eu de vos nouvelles j'ai chargé Laforêt porteur de cette lettre [...] il doit ainsi me rapporter tes lettres puisqu'il y en aura. Adieu ma petite Aimée, [...] mille caresses pour notre Joséphine et mille baisers à sa belle et vaillante Maman. Ton amoureux [...] L. Davout"
Manuscrits et relevés épigraphiques autographes comportant également plusieurs cartes géographiques dessinées (108 feuillets et 86 demi-feuillets, ainsi que 28 pages avec de nombreux feuillets encollés) sous chemises de papier et un cahier sous couverture en percaline titré « Décrets d'Alexandrie ». Nombreuses déchirures marginales sur les chemises de papier, couverture en percaline tachée.
Important ensemble inédit de manuscrits d'épigraphie de l'égyptologue Auguste Baillet (1834-1923), collègue et ami du chef de file de l'égyptologie française Gaston Maspero.
Précieux carnets rassemblant le remarquable travail philologique d'Auguste Baillet, qui effectua des années 1860 jusqu'à sa mort en 1923 de minutieux relevés et traductions des inscriptions hiéroglyphiques, grecques et démotiques de temples, stèles, statues, papyrii, ou encore vases égyptiens. Il contribua au titanesque projet initié par Gaston Maspero, le catalogue raisonné des monuments égyptiens. Les innombrables morceaux de papier couverts de hiéroglyphes de cet ensemble correspondent aux inscriptions de monuments déposés dans les musées de Paris, de Londres ou encore de collections particulières en province qu'Auguste Baillet eut l'occasion d'étudier. Des cartes du delta du Nil, de la Palestine et la Syrie antiques figurent dans cette foisonnante somme scientifique, ainsi que des copies et traductions personnelles de textes fondateurs de l'épigraphie hiéroglyphique notamment utilisés par Champollion (Pierre de Rosette, Papyrus de Turin, Décret de Canope, Livre des Morts...).
Les carnets rassemblent des notes sur les dernières trouvailles archéologiques, ainsi que des relevés et traductions couvrant de nombreuses époques de l'histoire égyptienne : amarnienne, ramesside, ptolémaïque... Baillet fait ses propres hypothèses et compare les sources scientifiques de ses contemporains et prédécesseurs, notamment les ouvrages fondateurs de Champollion, Maspero, de ses confrères allemands Winckler, Lapsius, Brugsch ou du britannique Flinders Petrie. Un des cahiers contient un article inédit comparant les versions du décret de Memphis de Prolémée V présentes sur la pierre de Rosette et le temple de Philae, faisant suite à l'une de ses études publiées (Le Décret de Memphis et les inscriptions de Rosette et de Damanhour, 1888). Il consacre des dizaines de feuillets aux inscriptions sur les monuments de Saïs et Philae qu'il traduit malgré un support épigraphique très lacunaire, et dessine sur plusieurs feuillets des cartes très précises de la Syrie et Palestine sous Akhenaton. Parmi de nombreuses autres études et renvois bibliographiques, il consigne sur de minuscules papiers contrecollés un index épigraphique exhaustif de tous les dignitaires figurant dans les fameuses archives de Tell el Amarna découvertes en 1891.
L'importance de tels documents manuscrits est primordiale pour la jeune science de l'égyptologie en cette fin de XIXe siècle. A l'époque, celle-ci se développait davantage au travers des relevés manuscrits et d'échanges épistolaires entre savants, que par le biais d'ouvrages imprimés. Il était encore très difficile de se procurer des caractères d'imprimerie hiéroglyphiques en province ou même à l'étranger, rendant les sommes manuscrites de textes égyptiens comme celle-ci d'autant plus précieuses pour la recherche naissante.
Le chartiste orléanais Auguste Baillet trouva sa vocation d'égyptologue en lisant la fameuse Lettre à Dacier de Jean-François Champollion, qui dévoilait pour la première fois en 1822 le secret des hiéroglyphes. Abandonnant son poste de surnuméraire aux archives de l'Empire, il signa ses premiers essais dans les années 1860. Il participa aux travaux d'une école française d'égyptologie en pleine effervescence et étudia entre autres le système de numérotation hiéroglyphique en collaboration avec le grand savant Théodule Devéria, ainsi que l'organisation administrative et les dialectes égyptiens. Il compara également les méthodes encore divergentes de transcription des caractères hiéroglyphiques, dans un contexte de grande concurrence internationale entre savants britanniques, allemands et français.
Son fils Jules Baillet hérita de la passion de son père et participa à plusieurs missions archéologiques en Egypte. Un fragment de lettre au dos d'un des feuillets manuscrits atteste de l'extraordinaire émulation intellectuelle entre père et fils, qui correspondaient fréquemment sur des questions épigraphiques « Mon cher Jules, [...] pour rendre le passage de la col. IV l. 4-8 correct, sinon élégant, il suffit de déplacer NE QUID [...] Je suis toujours acharné sur la restitution des décrets de Memphis et d'Alexandrie » (lettre du 4 mai 1885). Les travaux relatifs au temple de Philae présents dans ce cahier ont très certainement été utilisés par son fils pour la monographie sur l'histoire du temple qu'il publia en 1893. Ils écrivirent également plusieurs études à quatre mains, et enrichirent ensemble le musée d'art et d'histoire d'Orléans d'antiquités égyptiennes que Jules Baillet avait rapportées de ses missions à Thèbes.
Les travaux de Baillet, à l'exception notable des articles présents dans cet ensemble, furent publiés en 1905 dans la prestigieuse Bibliothèque égyptologique sous la direction de Gaston Maspero.