Laments of the living
Dos insolé, petites décharges de papier adhésif en têtes et en pieds des gardes.
Édition originale française, rare, traduite par Jean-Baptiste Robinet, après la première anglaise parue en 1769. Quatre jolies pages de titre gravées et séparées. Catalogue Changuion in fine de la troisième partie. L'édition partagée à Paris avec Le Jay a paru quelques mois plus tard et ne possède pas de titres gravées.
Reliure en pleine basane brune marbrée d'époque. Dos à nerfs orné. Pièce de titre en maroquin beige, pièce de tomaison en maroquin tabac. Triple filet d'encadrement sur les plats. Manque au mors inférieur en queue du tome I. 3 coins émoussés. Bel exemplaire, frais dans l'ensemble.
Roman épistolaire se déroulant au Canada. « Les rites romantiques du Canada et les mœurs de ses habitants sont décrits dans ce roman avec une grande vérité », Revue des Romans (1839). Frances Brooke (1724-1789), femme de lettres anglaise, vivait au Canada où elle s'était mariée avec un ministre anglican. Un lieutenant part au Canada français dans le but d'installer un établissement, et réside à Québec, Montréal (dont il fait d'amples descriptions). Le lieutenant accomplit certains voyages au Canada, à New-York, et nous fait part de ses réflexions politiques, sur la nécessité d'unir les Français et les Anglais, sur les mœurs des Hurons, etc. Roman très intéressant sur le Canada vers 1765 et les différentes colonies (cession définitive du Canada français à l'Angleterre en 1763).
Edition originale, illustrée d'une vignette de titre, de 6 cartes dépliantes et 2 planches également dépliantes (places du soleil et de la lune, diagrammes) ; une carte des côtes de l'Acadie et de l'Isle Royale, une du golfe du Saint-Laurent, plan du port de Canseau, les côtes du sud-est de l'Isle Royale, plan du port de Chibouctou, pointe du sud-est de l'Acadie,
Exemplaire de présent au chiffre et aux armes de Louis XV.
Reliure en pleine basane brune marbrée et glacée d'époque. Dos à nerfs orné du chiffre répété de Louis XV. Pièce de titre de maroquin rouge. Plats frappés aux armes dorés de Louis XV. Triple filet d'encadrement sur les plats. 2 caissons restaurés effaçant en partie le chiffre. Une restauration en queue. Restaurations aux mors et coins.
L'ouvrage est le plus précis relevé hydrographique des côtes de l'est de l'Amérique du nord qui avait jamais été réalisé. Chabert fut nommé pour réaliser un relevé précis des côtes de l'Acadie dont les cartes contemporaines étaient erronées.
La première partie est un récit du voyage de Brest à Louisbourg et des 4 expéditions de Chabert aux côtes étrangères à la France, à l'île de Terre-Neuve et aux îles avoisinantes. La seconde partie contient les observations et les relevés astronomique pour lesquelles l'ouvrage fut très estimé et recommandé aux navigateurs par l'Académie des sciences. A l'issue du succès du voyage, Chabert fut promu chevalier de l'ordre de Saint-Louis
Edition originale de seconde émission. La première de 1784 ne contient que 212pp. contre 403 pour celle-ci, qui a été augmentée de la traduction de l'ouvrage de Price : "Observations on the Importance of the American Revolution". La lettre de Turgot et le livre de Price bénéficient d'un faux-titre.
Reliure postérieure, moderne. Cartonnage blond pastiche à la bradel. Dos lisse avec pièce de titre et de tomaison de basane rose. Dos légèrement assombri. Frottements. Exemplaire non rogné, réalisé directement sur brochure. Les 2 premiers feuillets brunis. Brunissures éparses. Dernier feuillet avec manque au coin bas droit.
Edition originale de ces deux ouvrages.
Reliure en plein veau marbré. Dos lisse orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Un manque en tête, idem en queue. mors supérieur ouvert en tête et queue. 3 coins émoussés. Manque la marge basse des pages 97 à 128.
Édition originale, rare, illustrée de huit figures (monnaies et médailles chinoises, bouddha) et d'une grande carte dépliante de la Sibérie de la rivière Lena.
Reliure en pleine basane d'époque marbrée. Dos à nerfs orné, roulette en queue et tête. Pièce de titre en maroquin havane. Triple filet d'encadrement. Un petit manque en tête. Un trou de ver au mors supérieur en queue. Deux coins émoussés. Frottements en coiffes, mors et coins. Bon exemplaire, frais.
Édition originale.
Reliure de l'époque en plein veau brun. Dos à cinq nerfs orné de caissons et fleurons dorés, reste d'une étiquette de titre manuscrite. Toutes tranches mouchetées rouges. La reliure a été habilement restaurée. Déchirure marginale restaurée en marge basse de la page de titre. Quelques infimes salissures.
L'ouvrage se divise en trois parties : la première relate l'établissement de la colonie et de son voyage jusqu'à Cayenne, la seconde est une suite d'observations sur les quinze mois passés par l'auteur là-bas et la dernière traite du tempérament du pays, de la fertilité de la terre, des us et coutumes des autochtones. Une dernière partie est constituée d'un dictionnaire franco-amérindien, c'est la toute première fois qu'un lexique galibi paraît. Certains chapitres évoquent également la Guadeloupe, la Barbade et la Martinique.
Aumônier des 700 colons de l'expédition envoyée en Guyane le 18 mai 1652, Antoine Biet relate avec précision la deuxième tentative de colonisation. Cette expérience fut un échec, la centaine de colons qui y survécut fut contrainte de fuir Cayenne vers le Surinam en janvier 1654 puis vers la Barbade, après avoir souffert des maladies tropicales et de la farouche résistance des Indiens galibis.
D'après Boucher de La Richarderie, « aucune relation ne donne autant de lumières que celle de Biet sur les naturels de la Guyane ; il les a dépeints dans toute leur simplicité primitive. Le vocabulaire de leur langue est fait avec soin » (Bibliothèque universelle des voyages, 1808).
Ex-dono manuscrit sur la première page de garde : « Ce livre appartient à Mr. Adam de Saron. »
Voyages dans l'intérieur de l'Amérique Méridionale : contenant la relation de celui fait de Buenos-Aires à l'Assomption par la rivière de la Plata, et retour, de Buenos-Aires à Valparaiso par la plaine de Mendoza et la ville de Santiago du Chili, de cette dernière ville dans les vallées et les sommités des Cordillières, dans une étendue de près de 450 lieues, où sont situées les nombreuses et les plus riches mines du Chili, retour à Valparaiso et Santiago, navigation de Coquimbo à Lima, capitale de toute l'Amérique méridionale, route pénible de Lima pour se rendre à Guayaquil, et dans la province de Quito, ancienne ville des Incas, de cette capitale à Santa-Fé de Bogota par Cuença, Calil, Popayan, pays for curieux et trés intéressant à parcourir pour les affaires, description des environs fertiles de Santa-Fé, centre de la république de la Colombie, de la nature et de l'activité de son commerce, comme de toutes les contrées que l'on traverse en s'acheminant vers le port de Carthagène où l'auteur s'embarqua pour Cuba et la Jamaïque, dont il fait aussi connaître les choses les plus remarquables Accompagnés de renseignemens précis sur les moeurs, coutumes et caractères des habitans, sur les produits et les richesses qu'offre l'immensité de ce nouveau continent, la meilleure manière d'y voyager, les stations et les posades à s'y ménager, les marchandises d'échange à y porter, les précautions à prendre tant pour se défendre des ruses de ces peuples, que des innombrables reptiles de ces régions, ouvrage utile aux marins et particulièrement a tout voyageur négociant.
Notée seconde édition, la première semble être celle de 1823, parue à Agen, mais sous un titre un peu différent. Rare. Cette seconde édition semble même moins courante que la première. On ne la trouve qu'à la bibliothèque Sainte Geneviève à Paris. La Bibliothèque Nationale de France, la British Library et les bibliothèques anglaises n'en possèdent aucun exemplaire. L'originale est présente en un seul exemplaire à la Bibliothèque Nationale de France, à La British Library.
Reliure en pleine basane blonde d'époque. Dos lisse orné de 2 caissons à la grotesque, de 2 fleurons et de roulettes. Pièce de titre en maroquin rouge. Une fente en tête sur un cm, une fente en queue sur 1 cm.
L'auteur a passé 12 ans en Amérique du sud. Il partit en 1808 sur le Brick Le Consolateur. « Obligé de me transporter sans cesse dans les différentes provinces de cette vaste partie du nouveau monde, je me suis mis à portée d'étudier les moeurs, le caractère et les usages de ses habitans. Je me suis particulièrement attaché à connaître la manière de voyager dans ces climats [...] et enfin les diverses branches du commerce qui s'y fait. »