Les petites fleurs de Saint-François choisies et traduites par Frédéric Ozanam
Quelques petites rousseurs principalement en marges de certains feuillets, deux déchirures en tête du dos, un manque en pied du dos.
Edition originale de ce catalogue d'exposition s'étant tenue au 32, place Saint Georges en novembre-décembre 1903.
Reliure en demi maroquin marron chocolat à coins, dos lisse, plats de papier caillouté, gardes et contreplats de papier peigné, tête dorée, couvertures et dos conservés, reliure de l'époque signée de Lortic.
Sur un contreplat en fin de volume, a été encollé le carton d'invitation à l'exposition dessiné par Théophile-Alexandre Steinlen.
Préface d'Anatole France.
Bel exemplaire agréablement établi par Lortic, le fils du relieur de Charles Baudelaire.
Édition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur Chine, seuls grands papiers avec 50 Japon.
Ouvrage orné d'illustrations d'Abel Boyé.
Reliure en demi maroquin marron à coins, dos lisse orné d'un cartouche doré décoré de motifs décoratifs floraux avec des pièces de maroquin mosaïqué marron, date dorée en queue, quelques petits frottements sur les coiffes, encadrement de filets dorés sur les plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier caillouté, couvertures en double état et dos conservés, tête dorée, élégante reliure signée Canape.
Agréable exemplaire joliment établi.
Édition originale, un des 450 exemplaires numérotés sur Hollande.
Ouvrage illustré de 35 bois originaux de Fernand Siméon.
Reliure en plein maroquin marron, dos lisse orné d'une bande verticale de maroquin mosaïqué noir, roulettes noires sur les coiffes, petits frottements sur la coiffe supérieure, titre frappé à l'or au centre du premier plat, plats ormeméntés d'un grand losange et d'une large bande horizontale de maroquin mosaïqué noir, gardes et contreplats de papier à motifs floraux dorés et à effet moiré, encadrement de bandes verticales et horizontales de maroquin mosaïqué noir sur les contreplats, couvertures et dos conservés, tête dorée, doubles filets noirs sur les coupes, étui bordé de maroquin marron, plats de papier à motifs floraux dorés et à effet moiré, parfaite reliure Art Déco signée A. Pinard-Lefort.
Agréable exemplaire parfaitement établi dans une belle reliure Art Déco.
Édition originale, un des 50 exemplaires numérotés et réimposés sur Japon impérial, le nôtre un des quelques hors commerce, tirage de tête après 1 exempaire unique sur Japon impérial et 19 vieux Japon.
Ouvrage illustré, en frontispice, d'un portrait de Charles Maurras consistant en une pointe-sèche originale d'Edouard Chimot et de lithographies originales de Wassily Schoukhaeff.
Reliure en demi maroquin marron chocolat à coins, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, roulettes noires sur les coiffes, encadrement de filets noirs sur les plats de papier façon bois, gardes et contreplats de papier façon bois, couvertures et dos conservés, tête dorée, parfaite reliure non signée.
Très bel exemplaire parfaitement établi bien complet, ainsi qu'il l'est stipulé à la justification du tirage, du double état de la pointe-sèche d'Edouard Chimot avec remarques, d'1 épreuve du cuivre barré et d'1 suite des lithographies sur Japon.
Edition traduite en français par Adolphe Van Bever et illustrée de 40 bois gravés originaux de Louis Jou, un des exemplaires numérotés sur vélin de Rives.
Reliure en demi maroquin noir, dos à deux gros nerfs sertis de liserés dorés, plats de papier façon bois blanc, petites piqûres sur les plats, gardes et contreplats de papier marbré, tête dorée, couvertures conservées, élégante reliure de l'époque signée Creuzevault.
Agréable exemplaire établi dans une jolie reliure Art Déco de Creuzevault.
Edition traduite des textes sémitiques par Joseph-Charles Mardrus et imprimée à 195 exemplaires numérotés sur Arches, le nôtre un des 20 hors commerce comportant une double suite en noir et en couleurs des illustrations.
Reliure à la bradel en demi maroquin vert olive, dos lisse orné d'un jeu de carrés dorés de différents formats avec, pour l'un d'entre eux, une pièce de maroquin mosaïqué rosé en son centre, encadrement d'un filet doré sur les plats de papier façon peau de serpent, gardes et contreplats de papier vert olive, couvertures et dos conservés, tête dorée, élégante reliure signée Thomas Boichot.
Ouvrage illustré de 31 gravures originales sur bois en couleurs par François-Louis Schmied, dont le frontispice, 6 à pleine page, 15 compositions dans le texte et 9 lettrines.
Signature manuscrite de François-Louis Schmied en dessous de la justification du tirage.
Un album comtenant 14 gouaches sur soie, dont 12 peintures érotiques. La première des peintures sur chaque côté dépliant représente un oiseau et de l'autre côté des feuilles d'érable masquant ainsi sur chacune des premières pages l'aspect érotique du recueil. Shunga est le terme générique japonais qui désigne l'art érotique, il signifie littéralement Image du printemps, le printemps étant un euphémisme et une figure de style exprimant la sexualité. Le terme Shunga ayant été réservé longtemps aux estampes, les recueils ou albums ont souvent été désignés par l'appellation Livres de l'oreiller, ou notes pour l'oreiller, etc. (Utamaro : Le chant de l'oreiller, 1788).
Album japonais en accordéon revêtu de soie damassé à fleurs et oiseaux d'un doré pâle. Bande de soie sur le premier plat servant d'étiquette mais muette. Chaque peinture 12,8x16cm est contrecollé sur carton. Les dépliants en carton sont recouverts d'un papier crème moucheté de doré. Très bel état, les bordures frottées, avec de petits manques de tissus.
Les peintures respectent les canons de la représentation érotique japonaise : sexes surdimensionnés, pilosité, femmes à la peau blanche et hommes de couleur chair. Aucun élément de décor ne vient distraire l'oeil de l'acte sexuel (une seule peinture contient un miroir), les corps étant la plupart du temps vêtus de riches kimonos. Ces recueils étaient encore à l'époque moderne offerts aux jeunes mariés, particulièrement aux femmes. L'ensemble est d'une facture fine, les 2 peintures d'introduction, l'oiseau et les feuilles d'érable sont particulièrement réussies.
Ce type de représentation était interdit au Japon et ne contient donc pas de signature, il est cependant évident qu'il existait des peintres dont c'était le métier et la spécialité et qu'on allait voir pour des commandes privées ; il n'est pas non plus interdit de penser que le peintre en réalisait de son propre chef plusieurs et qu'il les proposait à la vente, comme l'on fit des recueils de photographies colorisées à la fin du XIXe siècle.
Précieux et rare ensemble en superbe condition.