
Édition lyonnaise de 1609, publiée aux frais de Jean Pillehotte, seconde édition du Panarion de Busaeus après l’originale parue à Mayence en 1608, et première édition française connue du texte, toujours en latin.
Titre-frontispice gravé, offrant une allégorie des sept péchés capitaux figurés sous forme de monstres autour du Christ ressuscité, les pieds posés sur un dragon à sept têtes, avec la devise Vincenti dabo manna absconditum tirée de l’Apocalypse. Quelques pâles rousseurs et traces de frottement, une tache brune d’environ un centimètre sur le plat inférieur, un petit trou en marge basse du feuillet 553.
Riche reliure de l’époque en plein maroquin blond, dos lisse orné de trois fers dorés en long dans un encadrement à double roulette, plats richement encadrés et frappés au centre d’un grand écusson doré sommé d’une couronne : deux aigles, dont l’un couronné, sur le plat supérieur ; armes complètes écartelées sur le plat inférieur. Tranches dorées, traces de lacets. Coiffes et mors anciennement restaurés. Une inscription manuscrite ancienne, non identifiée à ce jour, figure en tête du titre gravé.
Très bel exemplaire dans une reliure armoriée de grande qualité.
Le Panarion de Busaeus, théologien jésuite qui enseigna pendant vingt-deux ans à l’université de Mayence, propose une singulière encyclopédie morale des vices et des vertus - quatre-vingt-trois pour les premiers, soixante-quinze pour les secondes - chacun assorti de remèdes puisés dans l’Écriture sainte et les Pères de l’Église, à l’usage des confesseurs, des prédicateurs et des religieux. Le titre reprend, en le retournant à des fins spirituelles et morales, celui du Panarion hérésiologique d’Épiphane de Salamine.
Une reliure de très haute qualité, à la riche décoration armoriée d’inspiration italienne, rehausse ici un rare texte jésuite de la Contre-Réforme rhénane, publié pour la première fois en France par l’un des grands éditeurs lyonnais de son temps.