
Sixième édition accompagnée d'une photographie de trois femmes lisant contrecollée en frontispice.
Reliure à la bradel en demi percaline à coins brune signée Carayon, plats de papier coquillé, pièce de titre en maroquin noir au dos, fleuron, filets dorés, couverture conservée. Très légers frottements à la reliure, couverture salie, mouillures claires aux premiers feuillets, quelques rousseurs.
Auguste Vermorel, homme de lettres et journaliste qui deviendra une figure du socialisme et de la Commune de Paris, débute sa carrière d'écrivain avec cet ouvrage de mœurs paru anonymement en 1860. Ces dames, physionomies parisiennes s'inscrit dans la veine des physiologies alors en vogue et dresse une galerie de portraits satiriques de lorettes, danseuses et demi-mondaines du Second Empire, parmi lesquelles la célèbre Rigolboche, figure du cancan au Casino-Cadet, à qui l'auteur consacre plusieurs pages. Les exemplaires sont ornés de portraits photographiques par le duo Pierre Petit et Antoine-René Trinquart, procédé encore rare en édition courante à cette date. Le succès fut immédiat et au moins cinq réimpressions se succèdent dès 1860 : on en connait la 4e, la 5e et la 6e, illustrées de portraits photographiques différents, preuve de l'engouement pour cette littérature légère consacrée aux figures féminines de la vie nocturne et théâtrale de la capitale.
Curieux témoignage du goût parisien de la seconde moitié du XIXe siècle pour ces silhouettes féminines de la vie galante.