Théodore Monod - Portrait 1
Portrait de l'écrivain Théodore Monod.
En 1983 débute pour Bruno de Monès une collaboration régulière avec Le Magazine littéraire qui va perdurer jusqu'au milieu des années quatre-vingt-dix.
« Le 28 juin 1970, j'ai suivi la première célébration new-yorkaise de la Gay Pride. La date correspond au premier anniversaire des émeutes de Stonewall, qui ont lancé le mouvement de libération LGBTQ+ aux Etats-Unis. Nous sommes partis de Christopher Street, haut lieu de la culture gay dans Greenwich Village, et avons remonté la 6e Avenue jusqu'à Central Park. Pour terminer la journée, un concours du plus long baiser a été organisé au milieu du parc ! C'était un grand moment de joie, d'amour et de liberté. Ce couple, qui s'est embrassé pendant des heures sous un parapluie, n'avait visiblement que faire des photographes ! » (Entretien avec Clément Thierry, 2021)
« Le 28 juin 1970, j'ai suivi la première célébration new-yorkaise de la Gay Pride. La date correspond au premier anniversaire des émeutes de Stonewall, qui ont lancé le mouvement de libération LGBTQ+ aux Etats-Unis. Nous sommes partis de Christopher Street, haut lieu de la culture gay dans Greenwich Village, et avons remonté la 6e Avenue jusqu'à Central Park. Pour terminer la journée, un concours du plus long baiser a été organisé au milieu du parc ! C'était un grand moment de joie, d'amour et de liberté. Ce couple, qui s'est embrassé pendant des heures sous un parapluie, n'avait visiblement que faire des photographes ! » (Entretien avec Clément Thierry, 2021)
« Le 28 juin 1970, j'ai suivi la première célébration new-yorkaise de la Gay Pride. La date correspond au premier anniversaire des émeutes de Stonewall, qui ont lancé le mouvement de libération LGBTQ+ aux Etats-Unis. Nous sommes partis de Christopher Street, haut lieu de la culture gay dans Greenwich Village, et avons remonté la 6e Avenue jusqu'à Central Park. Pour terminer la journée, un concours du plus long baiser a été organisé au milieu du parc ! C'était un grand moment de joie, d'amour et de liberté. Ce couple, qui s'est embrassé pendant des heures sous un parapluie, n'avait visiblement que faire des photographes ! » (Entretien avec Clément Thierry, 2021)
Photographie originale de l'édition originale de Madame Bovary de Gustave Flaubert habillée d'une reliure signée sur fond de bibliothèque.
Impression sur Premium Luster 270 g, contrecollage sur Dibond (aluminium).
Système d'accrochage au verso.
Certificat d'authenticité fourni par la Librairie Le Feu Follet.
Crédits photo @Librairie Le Feu Follet. Tous droits de reproduction réservés.
Éléphant
je pense souvent à toi
quand je suis tout seul
quand je suis avec les autres
quand je me promène dans la campagne avec une petite badine
[...]
Tu es le grand animal je connais tes oreilles
Enfant je suis monté sur toi dans un jardin
[...]
Je te vois tel que tu es
Présent comme une véritable chose vivante
Et tout ce que les hommes racontent sur toi
me fait rire
du mauvais rire
[...]
Superbe portrait photographique original de Ravachol réalisé par Alphonse Bertillon, tirage d'époque albuminé contrecollé sur bristol.
Rarissime légende autographe signée du plus célèbre des anarchistes français, rédigée de son écriture hésitante et naïve, au bas du cliché : « 1er mai 1892 Koningstein [sic] Ravachol. »
La graphie Koningstein choisie par Ravachol diffère du patronyme de son père (Königstein). Cette variation attestée par le Maintron (Dictionnaire biographique du mouvement social et ouvrier) se retrouve notamment dans un écrit de sa main daté du 13 avril 1892 et conservé à la Conciergerie.
« Un certain Varinard des Cotes a tracé son portrait graphologique. Il crut pouvoir noter l'absence d'orgueil et de vanité, la droiture et la loyauté des convictions ». (Ramonet et Chao, Guide du Paris rebelle, 2008).
Nous n'avons pu trouver aucun autre exemplaire de cette photographie dans les collections publiques internationales ni en vente aux enchères. Les autographes du « Christ de l'anarchie » sont d'une insigne rareté. Nous ne connaissons que cette unique photographie de Ravachol dédicacée à l'exception de celle mentionnée dans les rapports de surveillance de la Conciergerie : « Le nommé Ravachol nous a fait voir sa photographie sur le recto de laquelle il a inscrit ces mots : « à tous ceux que j'ai aimé. Mon cœur sera toujours près de vous, ma dernière pensée sera pour vous. Tous mes baisers ». Signé Ravachol. Il a l'intention d'envoyer cette photographie à son frère, ainsi qu'une lettre dont le résumé est le suivant : « Comme vous le voyez, je suis souriant sur ma photographie, vous pourrez donc en déduire que mon sort n'est pas si triste que vous le pensez. Il ne me manque qu'une chose : la liberté. Du reste je ne fais aucune différence entre ma vie en prison et celle que je menais auparavant. Toutes les deux ne sont que souffrance. Le vrai bonheur n'existera pour moi que lorsque je verrai la réalisation de mes projets, si cela ne se peut, je préfère la mort. J'envisage ces deux points le sourire aux lèvres ». (8 mai 1892) Nous n'avons pu localiser ce cliché et n'en avons trouvé aucune autre trace depuis ce rapport. Nous n'avons d'ailleurs aucune certitude que cette photographie existe encore. à l'instar de la nôtre, elle a été réalisée lors d'une séance à la prison de la Conciergerie le 6 mai 1892 durant laquelle plusieurs poses ont été tirées. Ravachol a donc antidaté sa dédicace en se servant probablement de la date symbolique du 1er mai 1892, premier anniversaire du massacre de Fourmies.
Il est certainement fait mention de notre cliché dans les mémoires du photographe et père de l'anthropométrie Alphonse Bertillon : « Ce fut l'identification de l'anarchiste Ravachol qui consacra la sûreté de sa méthode. Ravachol avait fait sauter au moyen d'une bombe l'immeuble où habitait alors le procureur de la République ainsi que le restaurant Véry et menaçait de continuer cette besogne de destruction quand il fut arrêté au milieu d'une foule hurlante qui voulait le mettre en pièces, au point qu'il arriva au service anthropométrique avec un visage boursouflé, tuméfié, hideux. Il fallut toute la diplomatie, toute la pénétration psychologique d'Alphonse Bertillon pour le convaincre de se laisser mensurer et photographier. Ravachol exprima le désir, vu l'état effrayant de son visage, d'être photographié une seconde fois dès que ses plaies et ses ecchymoses seraient guéries. Bertillon le lui promit et tint parole, il poussa même la délicatesse vis-à-vis de ce bandit jusqu'à lui porter dans la cellule qu'il occupait au dépôt un exemplaire de son portrait collé sur bristol. Et Ravachol qui ne pouvait en croire ses yeux, de s'écrier : – vous êtes un honnête homme, vous au moins, monsieur Bertillon. » (Suzanne Bertillon, Vie d'Alphonse Bertillon l'inventeur de l'anthropométrie, 1941). Ce témoignage d'une grande précision nous éclaire sur l'importance de l'arrestation de Ravachol dans la carrière du célèbre criminologue et la relation particulière qui unit les deux hommes. Il faut dire que c'est Bertillon lui-même qui procéda à l'identification de l'activiste qui avait été « bertillonné » deux ans plus tôt, démontrant avec brio toute l'efficacité de sa méthode de classification : cette première fiche se trouvait parmi 500 000 autres, déjà réalisées depuis la création du service d'Identification judiciaire en 1889.
Nous ne savons pas à qui Ravachol destinait ce portrait qu'il estimait tant, mais l'absence de dédicataire et la date hautement symbolique qu'il y appose, ultime défi à l'État policier, laisse à penser qu'il l'offrit à un partisan de sa cause.
Rarissime tirage d'époque de l'icône anarchiste Ravachol, dont le nom – immortalisé dans la culture populaire – deviendra même un nom commun, de l'insulte du capitaine Haddock (« Mille millions de mille milliards de mille sabords !... Espèce de cannibale !... Bachi-bouzouk !... Ravachol !... ») à la litanie punk des Bérurier Noir : « Salut à toi l'Espagnol / Salut à toi le Ravachol ! ».
Ensemble de documents constitué de 33 photographies originales en tirage argentique d'époque, d'une reproduction de coupure de presse de La Voix du Nord et de trois plans techniques ronéotypés, réunis dans un classeur noir portant sur le dos une étiquette comportant l'inscription « Reportage fabrication « presse » – Emboutissage des ½ sphères de la soucoupe plongeante du Ct Cousteau – Février 1964 ». Page de titre manuscrite.
Envoi autographe signé : « Avec les amitiés du reporter photographe Wallemme Raoul. »
Très bel et unique ensemble, témoignant de la genèse de la fabrication de Deep Star 4000, soucoupe plongeante inventée par le commandant Cousteau.
La reproduction de coupure de presse encollée au début de notre ensemble explique : « L'Office Français de Recherches Sous-Marines à Marseille va construire, pour le compte d'une firme américaine, une soucoupe plongeante, la « S. P. 4000 » qui pourra descendre à une profondeur de 4.000 mètres. Cet engin, dont la maquette grandeur nature vient d'être réalisée, doit être terminé en mai 1964. Il pourra effectuer ses premiers essais le mois suivant, avant de partir pour les États-Unis où il prendra le nom de « Deep Star » ».
En 1964, l'Office Français des Recherches Sous-Marines, dirigé par le commandant Cousteau, confia à la société Arbel de Douai le travail de mise en forme de demi-sphères en acier Vasco Jet 90 destinées à la fabrication de la soucoupe plongeante « S.P. 4000 ». Les 33 photographies réunies dans cet album d'archives internes, relatent toutes les étapes de cette conception. On y voit les métallurgistes à l'œuvre, vêtus de combinaisons dignes de la science-fiction ; le dernier cliché immortalise l'équipe posant fièrement devant l'objectif du reporter photographique Raoul Wallemme.
C'est la société américaine Westinghouse Corp qui, sous la direction de Cousteau et de l'O.F.R.S., fabriquera le submersible. Pour des questions de certification, la sphère Vasco fabriquée par les ateliers douaisiens ne sera pas utilisée par la firme américaine qui lui préférera un autre modèle utilisé par l'US Navy. Elle sera finalement utilisée sur un autre engin, le S.P. 3000 ou Cyana. « En septembre 1971, une plongée d'essai, heureusement sans équipage, tourne mal. Cyana, pendue à un câble et lestée d'une lourde gueuse, est immergée au large de la Sicile par 3 200 m de fond. Une manille s'ouvre, libérant le câble. La soucoupe reste immobilisée à quelques mètres du fond. Le point de naufrage est immédiatement marqué par une balise ultrasonore qui peut émettre un bip-bip pendant un mois seulement. Une course contre la montre commence : il faut réarmer l'Archimède et l'équiper en urgence d'une cisaille inspirée d'un coupe-jambon de charcutier ! Quatorze jours après le naufrage, alors que la balise émet encore faiblement, Archimède retrouve Cyana et coupe le câble qui la retient prisonnière. C'est alors le sauvetage le plus profond jamais réussi ! » (site internet de l'Ifremer).
Cyana effectua plus de 1 300 plongées à partir des différents navires océanographiques de l'Ifremer (Jean Charcot, Le Suroît, Le Noroît, Nadir, L'Atalante) ou de navires d'opportunité (Castor, Ravello).
Superbe et unique témoignage du savoir-faire métallurgique français au service du commandant Cousteau et des pionniers de l'océanographie.