
Seconde édition de cette forgerie du journaliste à scandales et mystifications Henri de Latouche (1785-1851), qui avait paru sous le titre d'Album perdu.
Reliure en demi basane fauve, dos lisse orné de filets, guirlandes et fleurons dorés, frottements sur le dos et les mors, petits manques sur les mors fendus en têtes et en pieds, plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, tranches mouchetées, reliure de l'époque.
Quelques rousseurs.
C'est un ensemble d'anecdotes, de bons mots, accumulés ici selon le principe qu'on ne prête qu'aux riches : ils circulaient dans la société de la Monarchie de Juillet, et ont depuis été repris partout dans les monographies consacrées à Talleyrand, sans qu'on ne puisse jamais vérifier leur origine et leur authenticité.
Le sujet de ces inventions était de toute façon tellement au-dessus des attributions et des ragots qu'il ne s'est jamais abaissé à confirmer ou infirmer quoi que ce fût.
Il a été relié à la suite : "La Pensée, almanach des gens indépendans, pour l'année 1838" publié à Paris chez A. Philippe, s.d. [1838], (2 ff.n.ch., pp. 5-91, 1 f.n.ch.)
Au CCFr, exemplaires seulement à la BnF.
Ne parut que de 1838 à 1841. Pour la petite histoire, c'est cette année que s'éteignit le prince des diplomates.