Le crève-coeur
Agréable exemplaire.
Envoi autographe signé de Louis Aragon à Jacques Bon
Vous disposez d'informations sur ce lieu d'édition ?
Premier tirage des nombreuses illustrations, en noir, in-texte, et des 8 compositions hors-texte et en couleurs, encadrées dans un large médaillon, de Lucien Laforge.
Reliure à la bradel en plein papier à motifs floraux rehaussés à l'or, dos lisse, pièce de titre de maroquin rouge, gardes et contreplats de papier rose aux ajouts de peintures argentée, dorée et verte, couvertures conservées, ex-libris encollé sur un contreplat, reliure de l'époque.
Ce recueil comprend : La belle au bois dormant, Le petit chaperon rouge, Barbe bleue, Le chat botté, Les fées, Cendrillon, Riquet à la houpe, Le petit poucet.
Provenance : de la bibliothèque de Paul Eluard avec son ex-libris "Après moi le sommeil" dessiné par Max Ernst.
Première édition illustrée par Benett.
Le texte est suivi de De Rotterdam à Copenhague à bord du yacht à vapeur "Saint-Michel" par Paul Verne, illustrée par Riou.
Catalogue AP relié in-fine.
Cartonnage d'éditeur "aux deux éléphants" signé Lenègre de couleur rouge de "type 2" selon Jauzac, second plat de type Lenègre "d" à froid.
Nom d'un ancien propriétaire gratté en tête d'une garde, dos éclairci comportant de petites taches, deux restaurations en marges droites des pages 207-208 et 209-210.
La Jangada est l'un des rares titres de Verne appartenant au genre policier, avec une enquête à mener et une énigme à résoudre. Une famille, en vue d'un mariage au Brésil, descend l'Amazone sur une embarcation appelée Jangada, sorte de train sur bois. Le protagoniste s'étant réfugié au Pérou pour un crime qu'il n'a pas commis
Seconde édition en grande partie originale, augmentant considérablement le nombre d'illustrations. L'édition de 1845 était illustrée de 212 gravures sur bois hors-texte de Gavarni, à l'exception des 4 dernières qui sont de Bertall, ainsi que de 800 vignettes in texte. A cette illustration, cette édition porte les hors-texte de Gavarni à 580 et 20 in-texte, ajoute 70 hors-texte de Grandville (certains ont été utilisés dans des livres précédents comme Un autre monde) et 42 in-texte, 54 hors-texte de Bertall, 34 hors-texte de Henry Monnier et 2 in-texte. Parmi les auteurs nouveaux, on compte Victor Hugo, Auguste Barbier, Jules Verne, Erckmann-Chatrian, Gustave Droz et quelques autres. On y retrouve divers petits livres que Hetzel avait auparavant publié sur Paris, tel que Paris sous l'eau...
On notera l'étonnante diversité typographique en matière d'illustration (encadrements de texte, cul-de-lampe...). Les bois de Gavarni légendés et satiriques constituent une incroyable profusion illustrative, comme une précoce bande dessinée, ainsi que celles de Bertall constituées de multiples vignettes. Cette édition constitue réellement une nouvelle édition, la mise en page et l'illustration ont été entièrement repensées pour intégrer l'abondante illustration.
Reliure en demi chagrin rouge d'époque. Dos à nerfs janséniste. Traces de frottement. Bordures frottées. Rousseurs éparses. Tampon bleuté sur les pages de titre : E. Aubrion; Medaillier reversible, 139 rue Lafayette, Paris. La page de titre du tome 3 se trouve après le 4e feuillet.
Livre extraordinaire et typiquement romantique, le Diable à Paris réunit des textes à la signature prestigieuse (la philosophie de la vie conjugale de Balzac ; Mimi Pinson de Musset...) et les dote d'une illustration abondante. Ce type de livre fait suite au succès énorme que rencontra les Physiologies et qui croque des caractères parisiens au moral et au physique. Ce tableau de la capitale est des plus intéressants car il relate les grands bouleversements que connaît Paris sous le second empire. La première édition en 1845 était antérieure et précédait le second Empire, cette nouvelle édition corrige la nouvelle vision qu'on peut avoir de Paris en 1868. À cette fin, Hetzel a joint à sa nouvelle édition de nombreuses gravures du Paris actuel, on n'y voit même un état de l'opéra de Garnier qui ne sera inauguré qu'en 1875.
Nouvelle édition, en partie originale car enrichie de 5 poèmes nouveaux, et la seule complète.
Reliure en demi percaline bleue, dos lisse, pièce de titre et nom de l'auteur de maroquin marron, plats de papier caillouté, reliure de l'époque.
Très légères petites taches de décoloration sur le dos.
Signature de Jules Le Petit sur le contreplat en dessous de l'ex-libris. Deux vers autographes signés au crayon de Jules Janin à la page 182.
Précieux envoi autographe signé de Victor Hugo à l'un des ténors de la critique littéraire : "A mon vaillant et éloquent confrère Jules Janin. Victor Hugo."
Les rapports entre Jules Janin - l'un des critiques littéraires les plus influents de l'époque notamment au Journal des Débats - et Victor Hugo furent, à leurs débuts, conflictuels. Pendant longtemps il n'eut de cesse dans ses critiques littéraires d'esquinter Victor Hugo, notamment en 1827, le « prince des critiques » se moqua du Dernier jour d'un condamné et en publia une parodie intitulée « L'Âne mort ou la femme guillotinée ». A la sortie de Marion Delorme, il alla même jusqu'à estimer que le dramaturge « n'entend[ait] rien à l'expression des passions ». Cependant, au tournant des années 1850, lors de l'exil d'Hugo, Janin se montra solidaire du proscrit et les deux sommités littéraires débutèrent l'échange d'une correspondance. Hugo ne manquera pas de lui adresser des exemplaires enrichis d'un envoi, notamment La Légende des Siècles, la nouvelle édition de Ruy Blas ou encore Actes et Paroles.
Le présent envoi est écrit sur une nouvelle édition augmentée de son chef-d'oeuvre poétique, parue le 20 octobre 1870, en plein siège de Paris, scellant la fin du Second Empire. Dans une capitale bloquée depuis un mois, "Le livre fut donc, à cette époque, enfermé dans Paris comme le peuple même. Les Châtiments furent mêlés à ce siège mémorable, et firent leur devoir dans Paris pendant l'invasion, comme ils l'avaient fait hors de France pendant l'Empire" (Depuis l'exil, Hetzel, p.61). Hugo fera même usage des bénéfices pour contribuer à l'achat de canons. Janin aura bien conscience du jalon politique que représente l'exemplaire qui lui a été offert, dont la parution coïncide avec la déchéance de leur ennemi commun, Napoléon III. Il ajoutera de sa main quelques vers au vitriol au bas du violent poème d'Hugo intitulé "Napoléon III" : "N. III, ta mère était une guenille, / Car fille elle était femme, et femme elle était fille / J. Janin" (p.182). Il avait déjà lu avec délectation le "merveilleux et terrible pamphlet" d'Hugo Napoléon le Petit et applaudit encore une fois, par ces vers ajoutés, la verve de l'immense poète.
Exceptionnel exemplaire avec envoi à l'un de ses importants soutiens, sur son chef-d'oeuvre poétique de l'exil, alors qu'Hugo rentre enfin à Paris sous les acclamations.
Provenance : de la bibliothèque de Jules Janin avec son ex-libris encollé sur un contreplat.
Rare réunion de ces trois romans composant la trilogie des Valois en édition illustrée.
La reine Margot, en 2 parties avec faux-titres et pages de titre. 1860. Lécrivain et Toubon. Seconde impression après celle de 1857 chez Maresq. 74 gravures à mi-page, dont 2 pour les pages de titre.
La dame de Montsoreau : 3 parties avec faux-titres et 3 pages de titre. La première à la date de 1867 chez Michel Lévy, les 2 suivantes en première édition illustrée chez Lécrivain et Toubon à la date de 1860. 75 gravures à mi-page dont trois pour les pages de titre. Une déchirure à la p. 111 sans manque.
Les quarante-cinq. Sans date, 1860. Première édition illustrée chez Lécrivain et Toubon. Trois parties avec faux-titres et pages de titre. 75 gravures à mi-page dont trois pour les pages de titre. Pages 67 et 69 avec une déchirure de quelques centimètres sans manque. Ensemble plutôt frais, mais la 3e partie de La dame de Montsoreau avec des brunissures. Des pages brunies dans Les quarante-cinq. Des rousseurs dans La reine Margot à certaines pages.
Reliure en demi maroquin vert sapin d'époque. Dos à faux nerfs orné de filets et une étoile. Traces de frottement. Plats frottés. Coins repliés et émoussés.