Ouvrage illustré de 55 gravures sur bois de Philippe Burnot.
Exemplaire bien complet de son frontispice volant en couleurs.
Une petite déchirure en pied d'un mors, rares piqûres sans gravité sur les plats.
Nouvelle édition, extrèmement rare, et d'une rareté insigne dans cette condition. La première édition collective date de 1553, mais elle ne contenait pas le cinquième livre, paru en 1564. Page de titre spécifique pour le cinquième livre.
Reliure en plein maroquin havane d'époque à l'éventail. Dos à nerfs richement orné de roulettes à la grotesque. Titre doré sur deux caissons à l'intitulé truculent : "Rablays Autheur Facessieux. Plats artistement décoré d'un médaillon central portant en son centre le nom du possesseur : Arthus René Aveline. Fers à l'éventail dans les angles et petits fers, roulette d'encadrement. Tranches dorées. Les papiers de garde semblent avoir été renouvelés au XVIIIe et font défaut sur le feuillet blanc suivant. Une inscription à la plume sur le premier contreplat avec la date 1772 ; l'exemplaire ayant pu connaître des restaurations à cette période, possiblement un réemboîtage, mais ce n'est pas assuré. Rogné passablement court à certains endroits du livre. Petits mouillures et rousseurs éparses. Très discrètes restaurations sur les bordures externes et sur le mors supérieur. Trois feuillets restaurés.
Doué d'un don prodigieux pour l'invention langagière de même que pour la satire, Rabelais a créé un monde parallèle à celui dans lequel il vivait, non sans lorgner du côté de l'utopie et de la métaphysique. Le livre est une vaste fable, une recréation de L'Illiade et de l'Odyssée mais dans une version grivoise, voire paillarde, "Le jardin des délices" de Bosch transposé en littérature, car Rabelais hérite autant de la farce médiévale, du monde médiéval que des changements opérés par la Renaissance ; il n'aura aucun suiveur mais son esprit essaimera et fécondera l'esprit anglais, notamment chez Swift, Fielding... Le cinquième livre pose toujours des problèmes d'attribution, et on trancherait aujourd'hui pour une oeuvre collective ; c'est le plus violent dans sa critique de la société et il n'est pas paru de manière posthume par hasard, Rabelais ayant déjà été inquiété par la censure.
Édition originale de la traduction française, traduite par François Bachou sur la Gemmarum et lapidarum historia (1609) du médecin et naturaliste flamand Anselme de Boodt ; elle est illustrée de 45 figures in-texte gravées sur bois et comporte bien les deux planches dépliantes constituant la « Division des pierres précieuses & communes ». Notre exemplaire est bien complet de son feuillet d'errata, souvent manquant.
Reliure de l'époque en plein maroquin rouge. Dos à quatre nerfs richement orné, pièce de titre de maroquin havane certainement XVIIIème. Triple filet doré en encadrement des plats et fleurons dorés en écoinçons. Dentelle dorée entourant les contreplats. Toutes tranches dorées. Coiffe de tête un peu frottée, trois coins légèrement émoussés. Une minuscule galerie de ver atteignant une tranche en marge extérieure des premiers cahiers, quelques pages roussies, bel exemplaire.
Ouvrage majeur et pionnier pour la gemmologie et la minéralogie, qui parut pour la première fois au tout début du XVIIème, en 1609. Il est à la fois un traité et un manuel. Anselme de Boodt y définit et commente pas moins de 106 minéraux et gemmes, il en propose une classification (dureté, composition, couleur, transparence...) en s'appuyant non seulement sur les textes antiques (Histoire naturelle de Pline, Materia Medica de Dioscoride, Médicaments simples de Galien, De Mineralibus d'Albert le Grand...) mais également sur toutes les recherches effectuées à la Renaissance (Césalpin, Gessner, Scaliger...), l'auteur s'attardant amplement sur les vertus de chaque pierre, vertus médicales, magiques... On trouvera en outre dans cet ouvrage remarquable des renseignements pratiques sur la taille des pierres et le repérage des contrefaçons, une somme des connaissances minéralogiques accumulées à l'époque, et également un inventaire des substances minérales utilisées en thérapeutique ainsi qu'une justification de leur emploi ; renseignements utiles à la fois aux joailliers, aux naturalistes et aux médecins. Un catalogue utile de toutes les pierres citées est placé en tête de l'ouvrage.
Nouvelle édition.
Reliure en plein veau brun marbré d'époque. Dos lisse orné. Pièce de titre et de tomaison en maroquin rouge. Coiffe du tome I arrachée avec manque au mors. 5 coins émoussés.
Manuel pédagogique d'histoire universelle et ancienne par Madame Le Prince de beaumont, qui fut chargée de l'éducation des princes d'Orléans.
Tampon Bibliothèque A.Marolles.
Nouvelle et rare édition lyonnaise, illustrée d'une planche dépliante figurant quelques proverbes qui manque souvent. Ouvrage « curieux et qui est fort recherché » (Brunet III, 408-409). L'ouvrage est également mentionné par Nodier dans Mélanges tirés d'une petite bibliothèque (1929, p. 128-129) : « Ce joli exemplaire est orné d'une grande planche pliée que je n'ai jamais vue dans aucun autre et qui représente une vingtaine de proverbes en action, assez joliment gravés. » Une première édition avait paru à Paris en 1653 intitulée Les Premiers Essais de proverbes.
Reliure Restauration en plein maroquin à grain long signée Purgold, relieur parisien de 1810 à 1829. « Les véritables connaisseurs regardent Purgold comme le prince des relieurs de son temps » (Lesne, Dictionnaire des relieurs français de Flety). Bauzonnet était son doreur. Dos à nerfs orné de cinq fers, roulettes sur les nerfs et filets. Plats décorés de quatre queues de paon angulaires avec filets d'encadrement. Dos uniformément insolé. Légères rousseurs éparses. Certaines pages relativement brunies.
Bel exemplaire dans une élégante reliure.
Recueil de proverbes et de bons mots sous la forme d'un dialogue entre un manant et un philosophe, dont la différence de langage est prétexte à de nombreuses incompréhensions, le paysan usant des proverbes à l'envi, le philosophe est appelé à corriger l'utilisation de ces proverbes dont il donne l'explication étymologique. Petit ouvrage fort recherché par les amateurs de curiosités.
Ex-libris gravé aux armes : Museo van der Helle. Livre de la bibliothèque de Van der Helle, collectionneur lillois du XIXème, dont les ouvrages furent vendus en 1868 (Catalogue de la Bibliothèque de M. van der Helle, Paris, Bachelin-Deflorenne, 1868).
Nouvelle édition ou édition originale posthume ? Madame de Villedieu étant morte prématurément, nombre de ses oeuvres furent récupérés par Claude Barbin. Nous n'avons pu trouver dans le catalogue de la BN de France et celui de la British Library de trace de cette édition, ni d'une supposée première édition.
Pleine Basane d'époque. Dos à nerfs orné. Pièce de titre en maroquin rouge. Ensemble frotté.
Les deux tomes contiennent 3 nouvelles historiques de Madame de Villledieu, les deux premières sur Tamerlan et la dernière sur le prince de Condé. Le second tome s'ouvre en outre sur une vie de Tamerlan. Aujourd'hui reconnue comme un écrivain majeur de son temps, Madame de Villedieu (1640-1683) a excellé dans le roman court, on place désormais ses productions à côté de Madame de Lafayette et de Mlle de Scudéry.
A noter que ces oeuvres ne sont pas répertoriées dans la bibliographie de l'auteur.
L'ouvrage fut mis à l'index et fut réédité en 1575 sous une forme expurgée, la première traduction française semble avoir paru en 1527 selon un exemplaire de l'université de Glasgow., bien qu'une donnée contradictoire donne 1528 comme date de la première édition française en latin par Robert Etienne. Rare, comme toutes les éditions. Absent de la BNF et des catalogues français (exception d'une édition à Lyon de 1586), comme de nombreuses bibliothèques. Brunet donne 1499 comme la date de l'originale V, 1135. le Grégoire donne 1571 pour la première édition...
Reliure en plein cartonnage à papier brique XVIIIème ou début XIXème, encre du titre estompée et illisible.