La correspondance est augmentée des essais de Pound sur Joyce.
Bel exemplaire.
Edition originale, un des 65 exemplaires sur vergé d'arches pur chiffon, le nôtre non numéroté maus bien justifié vergé d'arches en pied du second plat, seul grands papiers.
Deux petites traces d'insolation en tête et en pied du dos également un peu pincé en pied.
Agréable exemplaire.
Nouvelle édition de la traduction française.
Reliure à la bradel en demi percaline safran, dos lisse dos légèrement bruni orné d'un fleuron central doré, double filet doré en queue, pièce de titre de chagrin marron comportant quelques éraflures, plats de papier oeil-de-chat, couvertures consservées, coins légèrement émoussés, reliure de l'époque.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse composté M.F. sur le premier plat et numérotés à la presse à la justification du tirage.
Petites déchirures restaurées sur le dos et en tête du premier plat, légères traces de pliures marginales sur le premier plat.
Précieux envoi autographe signé de Louis Pergaud à J.H. Rosny jeune. Lauréat du "Prix Goncourt" 1910 pour son recueil de nouvelles De Goupil à Margot, l'écrivain adresse ce nouvel ouvrage à l'un des membres historiques du jury.
Édition originale, un des exemplaires de première émission numérotés à la presse, il n'a été tiré que 23 Hollande en grands papiers.
Ouvrage illustré, en frontispice, d'un portrait de Guillaume Apollinaire par Pablo Picasso.
Dos insolé comportant de discrètes restaurations.
Notre exemplaire est présenté sous chemise en demi maroquin rouge, dos à cinq nerfs, date en queue, plats de papier, étui de papier identique bordé de maroquin rouge, ensemble signé Boichot.
Rare envoi autographe signé de Guillaume Apollinaire : « à Henri Ghéon dont j'aime la poésie, Guillaume Apollinaire ».
Notre exemplaire comporte, en outre, cinq corrections à la plume de la main d'Apollinaire aux pages 71, 77, 92, 110 et 189.
Un quatrain autographe à l'encre noire a été monté au verso du frontispice.
Edition originale, sans les volumes III à V, qui paraîtront ultérieurement et de manière posthume (en 1957).
Tome I : L'énergie (points, méridiens, circulation). orné de 100 illustrations, dont 44 en deux couleurs.
Tome II : Le maniement de l'énergie avec 17 illustrations.
Le diplomate et sinologue George Soulié de Morant (1878-1955) fut, à partir de 1929, l'introducteur de la pratique réelle de l'acupuncture en France, au milieu de mille difficultés suscitées par les milieux académiques.
Gardes légèrement et marginalement salies, deux déchirures recollées en tête et en pied du dos du second volume, sinon agréable ensemble.
Exemplaire de Maurice Peyrache, avec cachets humides sur les gardes.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Reliure en demi chagrin bordeaux à coins, dos à quatre nerfs soulignés de filets noirs, date dorée en queue, légères traces de décoloration sans gravité sur le dos et en marges des plats, plats de papier à effet doré, gardes et contreplats de papier marbré, couvertures et dos (restauré) conservés, tête dorée.
Rare envoi autographe daté de Georges Duhamel et signé de son vrai patronyme : "A Paul Souday hommage dévoué. GDuhamel avril 1918."
Notre exemplaire est enrichi d'une lettre autographe datée du 16 décembre 1918 de Goerges Duhamel, montée sur onglet, adressée à Paul Souday, qui n'est pas nommément cité, dans laquelle il évoque la joie et l'honneur qui a eu d'obtenir tout récemment le prix Goncourt (Civilisation 1914-1918 fut couronné le 11 décembre 1918) pour cet ouvrage : "... le prix Goncourt me fait plaisir, mais moins encore que les quelques cordiales poignées de mains que je reçois à cette occasion."
Georges Duhamel déclare toute l'estime qu'il a pour son correspondant : "Vous m'avez déjà et très énergiquement témoigné votre sympathie. Soyez sûr que cette sympathie m'est chère. Et comme, en outre, elle m'est un guide précieux, je ferai tout ce que je pourrai pour la conserver et la mériter."
Edition originale, un des 50 exemplaires numérotés sur madagascar, le nôtre un 20 des hors commerce, tirage de tête.
Bel exemplaire.
Edition originale imprimée à petit nombre de ce tiré à part du Mercure de France paru le 15 mai 1920. OCLC ne recense aucun exemplaire en bibliothèque américaine, et seulement trois en Europe (Bnf, Bibliothèque Doucet, Universitätsbibliothek Basel).
Petits manques et déchirures en marges des plats, second plat partiellement ombré, un manque en marge droite d'un feuillet en raison de la fragilité du papier.
Envoi autographe signé de Ricciotto Canudo au peintre Bernard de Blois : "... en sympathie de voisin de logis et d'esthétique. Canudo 1922."
Extrêmement rare édition originale de l'argument du ballet Skating-Rink, dans lequel les danseurs évoluent sur une patinoire, créé par les Ballets suédois sur une chorégraphie de Jean Börlin et la musique d'Arthur Honegger, ainsi que des costumes, rideau et décors de Fernand Léger.
Ce poème-livret futuriste s'inspire directement du film de Charlie Chaplin, Charlot patine (The Rink, 1916), utilisant la patinoire comme métaphore de la vie trépidante des villes modernes, avec ses répétitions mécaniques et son cercle vicieux d'attirance et de rejet.
L'envoi de Canudo date de l'année de la création du ballet, en 1922 au théâtre des Champs-Elysées par les Ballets Suédois, compagnie fondée par le collectionneur d'art suédois Rolf de Maré sur le modèle des Ballets Russes de Diaghilev. "L'action de ce « Ballet aux patins », sous-titre donné par Canudo à son poème livret, se déroule à Paris dans la salle du bal populaire Tabarin transformé en piste de patinage ou Skating Rink pour patin à roulette. Le Skating qui se pratiquait dans de grandes patinoires comme le Skating Palais de l'avenue du Bois de Boulogne avait conquis les bals populaires et les caf'conc' dès 1875 mais il y revint en force dans les années 1910 après la révolution du roulement à billes" (Josiane Mas). Le dynamisme de cette activité avait conquis les futuristes italiens adeptes des expressions du mouvement - et également inondé la culture populaire avec le film de Charlot, certainement découvert par Canudo lors d'une permission de l'armée française pendant la Première guerre mondiale.
La rare édition originale du poème de Canudo est le véritable point de départ de cette œuvre d'art totale que sera Skating-Rink - le texte autour duquel vont naître compositions musicales, costumes et chorégraphies. Son titre "pour la musique de..." laisse bien entrevoir une œuvre en cours de réalisation dont les artistes n'ont pas encore été tous choisis : Arthur Honegger, célèbre membre du "Groupe des Six", sera chargé en 1921 de la musique et n'en finira l'orchestration que 5 jours avant la création du ballet. Canudo incitera ses collaborateurs à étudier le film de Chaplin, qui se retrouve dans tous les aspects de la production : la figure du « fou » dans l'argument de Canudo deviendra un Charlot coloré et cubiste sous le pinceau de Fernand Léger, tandis que ses mouvements chorégraphiés par Börlin s'inspirent des acrobaties comiques et des innombrables tours de piste du skateur - métaphore du rythme envoûtant de l'industrie et l'agitation quotidienne de la ville moderne. Ces nouveaux concepts de danse et d'arts du spectacle alliaient, au grand dam des critiques, la modernité et la vie populaire inspirées du Nouveau Monde : "En dépit de leurs préoccupations nationales, ce qui rendait Skating Rink et Parade modernes, c'était leurs références américaines : tous deux se tournaient vers Hollywood - Skating Ring vers Charlie Chaplin, Parade vers Les Périls de Pauline -, tous deux faisaient référence au jazz et tous deux se référaient, bien que de manière indirecte, à la modernité mécanique américaine." (Ramsay Burt, Alien Bodies, 2002, p. 32).
Ce texte créé par une figure clé de l'avant-garde parisienne pour les Ballets suédois en 1920 appelle à la convergence entre les arts - littérature, peinture, danse et musique - transformant la scène en une pure manifestation cubiste et futuriste.
De toute rareté, d'autant plus enrichi d'un envoi autographe de Ricciotto Canudo.
Édition originale, un des exemplaires de première émission numérotés à la presse.
Reliure en demi maroquin marron, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier à motifs abstraits, gardes et contreplats papier bleu-gris, tête dorée sur témoins, couvertures et dos en parfait état conservés, reliure signée T. Boichot.
Second recueil majeur du poète-soldat aux innovations graphiques inédites et illustré, en frontispice, d'un portrait de Guillaume Apollinaire par Pablo Picasso.
“Quelques-uns des meilleurs poèmes de guerre, toutes langues confondues, sont réunis dans ce recueil, à côté d'oeuvres expérimentales comme Les Fenêtres (proche du cubisme) et La Jolie
Rousse, qui étaient très en avance sur leur temps” (Cyril Connolly, Cent livres-clés de la littérature moderne, nº 32).
Bel exemplaire au papier non cassant ce qui est peu fréquent, rare et étonnant envoi autographe signé de Guillaume Apollinaire : « à monsieur le critique littéraire de La Libre Parole, hommage de Guill. Apollinaire. »
Qui pouvait être le destinataire de cette dédicace non nominative mais adressée à un collaborateur du célèbre journal antisémite fondé par édouard Drumont ?
On connait la position ostensiblement philosémite de Guillaume Apollinaire qui s'enorgueillit dans une lettre de 1899 auprès de Toussaint Luca d'avoir tenté de provoquer Henri Rochefort lisant justement La Libre parole, en déployant devant lui L'Aurore mais sans oser, regrette le jeune dreyfusard, engager la polémique. En 1902, il marque publiquement sa fraternité avec le peuple juif avec une nouvelle parue dans La Revue blanche, Le Passant de Prague : « J'aime les juifs car tous les juifs souffrent partout ». Puis dans Alcools, il dédiera un poème à la religion hébraïque : La Synagogue. Mais c'est sans doute à travers son poème « Le Juif latin », paru dans L'Hérésiarque et Cie qu'Apollinaire dévoile, poétiquement, l'essence de son lien particulier avec la judaïté, dont il partage la condition d'éternel étranger, le sentiment de déracinement et la recherche d'identité.
Il peut donc paraître très surprenant que ce poète, dont la seule trace d'engagement politique fut en faveur de Dreyfus, dédicace son œuvre à un journaliste de La Libre parole, fut-il critique littéraire. Et de fait, La Libre Parole ne contient aucune rubrique littéraire !
A quelques mois de la disparition du poète, ce laconique envoi se révèle ainsi être un formidable et ultime pied de nez de l'impertinence poétique à l'intolérance politique...
Edition postérieure de quelques mois à l'originale parue chez Maeght.
Agréable exemplaire complet de sa jaquette.
Envoi autographe signé d'Yves Bonnefoy à Henri Zerner.
Edition originale, un des 470 exemplaires numérotés sur Hollande, seuls grands papiers avec 59 Chine.
Reliure en plein maroquin violet, dos à cinq nerfs uniformément insolé, date et lieu dorés en pied, double filet doré sur les coupes et les coiffes, gardes et contreplats - encadrés d'une large dentelle dorée - de papier à la colle, toutes tranches dorées sur témoins, couvertures et dos conservés, reliure signée David. Coins supérieur du premier plat légèrement frotté.
Ex-libris encollé sur le premier contreplat.
Agréable exemplaire de ce recueil contenant trois nouvelles fantastiques : "L'entrevue", "Le Pavillon fermé" et "Marceline ou la punition fantastique".