Les Epistres morales du Sieur de Nerveze
Ouvrage complet de son titre-frontispice d'Antoine de Nervèze, pionnier oublié du roman dévot français. Père ou frère de la précieuse Suzanne de Nervèze, il fut le « mignon des Dames » selon une mazarinade, et l'ami des poètes Scévole de Sainte-Marthe, Philippe Desportes et Jean Bertaut. Édition enrichie de bandeaux et lettrines végétales et zoomorphes. Sur le bandeau de la première épître, deux aigles couvent et nourrissent leurs aiglons, et sur la lettrine de l'épître parlant de médisance, un serpent et un escargot font les commères ensemble.
Plein vélin d'époque à rabats, dos avec en tête le titre à l'encre estompé et en queue une ancienne étiquette de bibliothèque, lacets apparents. Ex-libris sur le premier contreplat de l'avocat Victor Duchâtaux, bibliophile de la seconde moitié du XIXe siècle. Plat supérieur baillant légèrement, taches marginales sur les plats.
Première garde blanche accidentée, petite galerie de vers débutant sur le plat supérieur, rejointe par une deuxième à la p. 13, puis par une troisième à la p. 135. Ces galeries affectent légèrement le texte. Petite mouillure jusqu'à la p. 37, puis des pp. 87 à 157.
Première garde blanche annotée à l'encre brune.