Les rois aveugles
Edition originale, un des exemplaires imprimés sur alfa.
Un accroc sur le dos, quelques rousseurs.
Signatures manuscrites de Joseph Kessel et Hélène Iswolsky.
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Edition originale, un des exemplaires imprimés sur alfa.
Un accroc sur le dos, quelques rousseurs.
Signatures manuscrites de Joseph Kessel et Hélène Iswolsky.
Edition originale, un des 160 exemplaires numérotés sur vélin lana, le nôtre un des 60 hors commerce, seuls grands papiers.
Reliure en demi maroquin noir à grains longs, dos lisse, nom de l'auteur, titre de l'ouvrage, date et mention au palladium "EX. JOSEPH KESSEL 1958", plats de papier façon bois, gardes et contreplats de papier gris souris, couvertures et dos conservés, reliure signée Thomas Boichot.
Quelques rousseurs affectant principalement les plats de couverture ainsi que premiers et derniers feuillets.
Exceptionnel et émouvant envoi autographe signé de Maurice Druon à Joseph Kessel : "A toi mon grand Jef, cet Alexandre le grand né lui aussi sous le signe du Lion en même temps que du Bélier et que tu as aidé de tes conseils et de ton exemple en t'embrassant très fort. Maurice Juin 58."
Edition originale, un des 85 exemplaires numérotés sur pur fil, tirage de tête après 26 hollande.
Dos et plats légèrement insolés, déchirures marginales sur les plats en en pied du dos.
Rare exemplaire à toutes marges.
Edition originale, un des 70 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Reliure en demi maroquin bleu gris, dos à cinq nerfs, date dorée en queue, plats de papier marbré, gardes et contreplats de papier bleu gris, couvertures et dos insolé conservés, tête dorée, élégante reliure signée Boichot.
Précieux envoi autographe signé de Joseph Kessel, au crayon violet, sur la première garde : "A Charles Maurras cet exemplaire plus digne de lui" enrichi de la signature manuscrite de Georges Suarez.
Bel exemplaire agréablement établi.
Nouveau tirage de cette partition, illustrée en première page d'un dessin de René Lefebvre représentant la statue de la Liberté surmontant un village français.
Bel exemplaire.
Edition originale sur papier courant.
Reliure à la Bradel en plein papier décoratif bleu pétrole, dos lisse, pièce de titre en maroquin bleu marine bordée d'un filet au palladium, titre et auteurs estampés au palladium, couvertures conservées avec une habile restauration en marge extérieure du premier plat, élégante reliure signée Boichot.
Précieux envoi autographe signé de Joseph Kessel, au crayon violet, sur la première garde : "A Charles Maurras qui nous reçut avec tant de touchante bienveillance, hommage de reconnaissante admiration" enrichi d'un envoi autographe signé de Georges Suarez : "au maître qui jeta le trouble dans ma cervelle républicaine".
Edition originale imprimée à 100 exemplaires nominatifs numérotés sur vergé.
Gardes partiellement ombrées comme souvent, une trace de pliure en pied du second plat.
Rare et agréable exemplaire de cet ouvrage écrit sous le demi-pseudonyme de Jacques Kessel.
Édition originale, un des 52 exemplaires numérotés sur montval, le nôtre le deuxième exemplaire des 12 hors commerce, tirage de tête.
Reliure en demi maroquin à grain long gris anthracite, dos lisse, nom de l’auteur, titre de l’ouvrage, date et mention au palladium « exemplaire j. kessel », plats de papier à motifs abstraits, gardes et contreplats de papier gris souris, couvertures et dos conservés, reliure signée Thomas Boichot.
Quelques petites rousseurs affectant principalement les premiers et derniers feuillets.
Exceptionnel et émouvant envoi autographe signé à pleine page de Maurice Druon à Joseph Kessel : « Il fallait bien, mon grand Jef, que le premier livre que je t’envoie depuis que tu es Immortel soit les mémoires de Zeus. Je remercie les Destins de m’avoir donné un tel oncle et d’avoir permis que nous nous aimions si bien. Je t’embrasse. Maurice Mai 1963. »
Édition originale, un des 95 exemplaires hors commerce numérotés sur pur fil, seuls grands papiers.
Reliure en demi maroquin fauve, dos lisse, nom de l’auteur, titre de l’ouvrage, date et mention dorés « ex. j. kessel », plats de papier fauve, gardes et contreplats de papier rouille, couvertures et dos conservés, reliure signée Thomas Boichot.
Quelques rousseurs affectant principalement les plats de couverture ainsi que premiers et derniers feuillets.
Exceptionnel et émouvant envoi autographe signé de Maurice Druon à Joseph Kessel : « À toi mon grand Jef, prince des Cavaliers, avec la joie de t’avoir rejoint parmi les Immortels, cette histoire de famille en t’embrassant pour tous les jours des hommes. Maurice 1967. »
Edition originale, un des quelques exemplaires hors commerce imprimés pour Joseph Kessel sur papier maïs, tirage en grand papier le plus restreint après 2 hollande également hors commerce.
Ces très rares exemplaires sur papier maïs sont nominatifs, le nôtre imprimé spécialement pour le grand ami et complice d'aventures de Joseph Kessel, Charles Edouard Lablache Combier.
Reliure en demi chagrin gris à grain long, dos lisse, auteur, titre et date estamés au palladium, plats de papier gris métalisé rappelant une carlingue d'avion, gardes et contreplats de papier, plats de couverture conservés, reliure signée Thomas Boichot.
Ouvrage complet de sa carte dépliante in-fine.
Touchant envoi autographe signé de Joseph Kessel en dessous de la justification du tirage : "Te souviens-tu de Mermoz sur la péniche ? Son ami Jef."
***
C'est en 1926, dans un bordel indigène de Palmyre, que Kessel rencontre pour la première fois ce jeune lieutenant de vaisseau arabisant. « une nuit de déchainement à Beyrouth » suffit à Kessel pour lier « une solide amitié » avec cet « officier de marine aux yeux de velours et à la voix de jazz », comme il le décrit trois ans plus tard dans Vent de sable.
Premier compagnon de la grande aventure de Kessel sur les traces des marchands d'esclaves dont l'idée était justement née à Palmyre, lors de leur rencontre, Lablache Combier est aussi celui qui introduira Henry de Monfreid dans le petit groupe d'aventuriers :
« Non seulement j'ai retrouvé sa trace, mais je l'ai eu au téléphone ! Henry de Monfreid est pour quelques jours à Paris. Je l'ai invité sur ma péniche. Messieurs, ce soir, nous dînons avec le pirate de la mer Rouge. La chance est avec nous !
Que Lablache habitât sur une péniche, que Kessel voulût percer les secrets des marchands d'exsclaves, qu'il eût les moyens de monter une expédition avec rien de moins qu'un officier de marine, un médecin méhariste [Emile Peyré] et un poète opiomane [Gilbert Charles] ravit l'aventureux quinquagénaire ». (Yves Courriere , Joseph Kessel ou sur la piste du lion). C'est lors de ce grand périple à travers les déserts issas et danakis avec Lablache que le reporter Joseph Kessel se transforme en aventurier : « Je pourrais dire aussi, et longuement, comme dans un étrange conte d'aventures, les marches au clair de lune, les campements à la belle étoile, le feu de broussailles qu'on allume entre trois pierres, les pistes perdues, retrouvées, l'ivresse de la fatigue et cet étonnant bien-être physique qui permet, après dix heures de route, après un repas fait de riz et d'eau trouble, après un sommeil sur un lit de cailloux, de se réveiller à l'aube sans une courbature et de repartir avec joie vers des risques nouveaux. Mais, en vérité, nous n'avions qu'un seul but, un seul dessein, et que le soleil, le désert, la fatigue portaient jusqu'à l'obsession : rejoindre la caravane d'esclaves. »
(Joseph Kessel, Marchés d'esclaves)
Le titre de Fortune carré fut d'ailleurs inspiré par le talent de marin de Lablache qui, grâce à cette voile de tempête, sauva Joseph Kessel lors d'une traversée de la Mer Rouge, vers le Yémen. Une manœuvre héroïque que le romancier attribuera ensuite fictivement à Henri de Monfreid, plus connu du grand public.
Dans sa biographie, Yves Courrière évoquera la nostalgie de ces années d'aventures et d'amitié de l'écrivain en 1956 :
« Des reportages d'une vie, celui qui lui avait laissé le meilleur souvenir restait La piste des esclaves. Non seulement par l'intensité du sujet, l'âpre beauté des contrées traversées, mais parce qu'il l'avait vécu en compagnie d'amis aujourd'hui disparus ou éloignés. recréer une si magnétique équipe [...] était devenu impossible. »
En effet, son ami Lablache Combier disparut mystérieusement en 1941 après avoir rallié la France Libre puis la Royal Navy. Il effectua, sous le nom de Paul Lewis Claire, de nombreuses missions en Espagne et à Gibraltar où il aurait embarqué subrepticement sur le paquebot Empire Hurst, coulé le 11 aout 1941 par l'aviation nazie. Il existe cependant une autre version de sa mort. Lablache aurait ainsi été capturé et tué par les anglais après avoir confié à un attaché militaire français son refus de retourner en Angleterre. Digne d'un roman policier avec enlèvement au chloroforme par le MI6, évasion, poursuite et assassinat du fugitif avant maquillage de son décès en noyade, cette rocambolesque affaire d'agent double aurait ensuite été étouffée par un agent de la naval intelligence nommé Ian Fleming. L'ami de Kessel sera toutefois déclaré Mort pour la France et sa veuve recevra une pension du gouvernement britannique jusqu'à sa mort.
Dans cette dédicace complice, Kessel nous révèle que c'est justement sur la péniche de Lablache, qu'il conduit Mermoz, tout juste rencontré en 1930, à la veille de leur grande aventure d'Abyssinie.
Exemplaire unique qui réunit sur l'un des quelques rarissimes papiers maïs nominatifs, deux grandes amitiés de Joseph Kessel et sa plus belle aventure.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Dos légèrement insolé comportant deux petites déchirures.
Envoi autographe signé de Joseph Kessel à la journaliste Eveline (sic) Schlumberger.