Almanach de l'Humanité. 1920
Edition originale ornée d'illustrations et de photographies.
Petits manques sans gravité en pieds de quelques feuillets.
Agréable et rare exemplaire.
Textes de Jean Jaurès, Walt Whitman notamment.
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Edition originale ornée d'illustrations et de photographies.
Petits manques sans gravité en pieds de quelques feuillets.
Agréable et rare exemplaire.
Textes de Jean Jaurès, Walt Whitman notamment.
Affiche originale lithographiée en couleurs représentant Jean Jaurès sous les traits d'un éléphant assis sur un fauteuil et tenant une bouteille d'« eau du Jourdain ». Pliures transversales et infimes déchirures marginales sans manque.
Jusqu'alors portraituré en chien - les caricaturistes raillant son agressivité - Jean Jaurès est ici pour la première fois représenté en éléphant. Il s'agit ici de souligner sa ventripotence et sa silhouette pachydermique, mais on pourra cependant souligner la grande dignité de ce personnage massif au regard haut.
L'eau du Jourdain se trouvant dans l'une de ses pattes fait allusion à la rumeur selon laquelle il aurait fait baptiser son fils dans le fleuve sacré, agissant ainsi contrairement à sa politique anticléricale. Malgré la volonté du caricaturiste de ridiculiser Jean Jaurès, le choix de l'éléphant, symbole de force, de prospérité et de sagesse, s'avère finalement positif.
Pliures transversales et infimes déchirures marginales sans manque.
Diffusés entre octobre 1899 et décembre 1900 dans une France embrasée par l'Affaire Dreyfus, ces immenses portraits à charge en couleurs sont l'œuvre de Victor Lenepveu qui annonça la parution de 150 puis 200 dessins et n'en réalisa finalement qu'une cinquantaine. En dépit de la loi sur la liberté de la presse de 1881 permettant la diffusion d'une imagerie politiquement subversive, la parution de ce panthéon cauchemardesque fut interrompue sur ordre du Ministère de l'Intérieur.
La fragilité du papier et l'imposant format de ces très violentes affiches, ainsi que leur saisie presque immédiate par la police, contribuèrent à la disparition de ces caricatures qui marquèrent cependant fortement l'opinion publique.
Ces horreurs bénéficièrent d'une large promotion de la part des journaux antisémites qui annoncèrent un tirage fantasmé de 300.000 exemplaires, insinuant ainsi le succès des idées antisémites dans la population.
Le 1er octobre 1899, L'Intransigeant annonce la parution du Musée des horreurs dans ses colonnes : « Un dessinateur de beaucoup d'esprit, au coup de crayon d'un comique intense, M. V. Lenepveu, a eu l'heureuse idée d'inaugurer une série de portraits des vendus les plus célèbres de la tourbe dreyfusarde. Le titre de cette série « Musée des Horreurs » est suffisamment suggestif et indique bien ce qu'il promet. [...] C'est la maison Hayard qui mettra en vente, à partir d'aujourd'hui, le numéro 1 de cette désopilante série. » D'abord camelot puis libraire-éditeur, Napoléon Hayard (dit Léon Hayard) se spécialisa en effet dans la commercialisation d'éphémères et de placards anti-dreyfusards et antisémites.
Il ne subsiste cependant aujourd'hui que de très rares exemplaires en bel état de ces caricatures pamphlétaires qui participèrent à la fracture sociale et politique de la France. Publiés en plein essor de la presse écrite - en même temps que le célèbre « J'accuse...! » d'Émile Zola - ces documents de propagande eurent notamment un impact significatif sur les jeunes générations et préfigurent la violence idéologique du XXè siècle.
Edition originale du numéro de cette revue pacifiste fondée par le militant socialiste et anarchiste Henri Guilbeaux.
Contributions de Romain Rolland "La vérité dans le théâtre de Shakespeare", Jean Jaurès "Les causes de la guerre", Gustave Dupin "La guerre infernale", Elie Reclus "Lettre à Elisée Reclus", H.M. Swanwick "Les femmes et la guerre" (fin)...
« Quand nos neveux étudieront, avec le recul du temps, ce mouvement des consciences cherchant à se ressaisir dans les ténèbres, cette convulsion populaire, ils seront effrayés des luttes que nous avons dû soutenir pour imposer cette idée si simple qu'une démocratie ne peut vivre et progresser que « si elles assurent la garantie de la loi à tous les citoyens (...) C'est par là surtout que la mémoire de Bernard Lazare demeurera chère aux fiers esprits et aux nobles cœurs qui rêvent d'un avènement de justice dans une société amélioré. (...) Puisse le souvenir des vertus qu'il rappelle féconder de viriles initiatives, dans les temps futurs, si une crise nouvelle nécessitait de nouveaux efforts pour le maintien de la liberté »