Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Petites traces d'insolation sans gravité en tête et en pied du dos.
Précieux envoi autographe signé de Francis Ponge : "Pour Marthe et Henri Calet leur ami. Francis Ponge."
3 mars 1904
14 juillet 1956
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Petites traces d'insolation sans gravité en tête et en pied du dos.
Précieux envoi autographe signé de Francis Ponge : "Pour Marthe et Henri Calet leur ami. Francis Ponge."
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Dos et plats insolés, petits manques angulaires sur les plats, et en marges de certains feuillets, papier cassant et jauni, première garde détachée, exemplaire fragile.
Exceptionnel et émouvant envoi autographe signé de Raymond Guérin : "Pour vous mon cher Calet ces Poulpes où vous savez tout ce que j'ai mis de foi et de désespoir. avec l'admiration et l'amitié du grand Dab. R. Guérin 11.5.53. P.S. Nous sommes au Madison jusqu'au 15 mai, puis, du 29 mai au 5 juin. R.G."
Édition originale sur papier courant.
Reliure de l’éditeur en plein cartonnage, dos lisse, petits accrocs sans gravité sur les coiffes et les coins.
Iconographie.
Rare et précieux envoi autographe signé d’Henri Calet à Odette et Francis Ponge.
Dernier jeu d'épreuves corrigées de l'ouvrage le plus important d'Henri Calet : Le Tout sur le tout, 136 feuillets en 17 cahiers non brochés, dont le « Bon à tirer » date du 1er juin 1948. Les pages sont numérotées de 10 à 271 (et, au crayon, de 9 à 274).
"En 1947, Henri Calet entreprit la rédaction d’Aux vingt arrondissements, promis aux Éditions de Minuit, qui allait finalement paraître chez Gallimard en 1948 sous le titre Le Tout sur le tout. Le 6 décembre 1948, Calet reçut pour ce livre – son meilleur pour beaucoup – le premier prix de la Cote d’amour, décerné par un jury exclusivement féminin. Il couronnait un récit triste et tendre, d’une grande mélancolie, laissant s’épandre à tout instant le charme et l’humour de la vie. L’édition originale du Tout sur le tout comporte un achevé d’imprimer en date du 17 juin 1948. L’ouvrage fut mis en vente le 24 juillet de la même année. [...] Outre un certain nombre d’indications techniques dues à Jacques Festy, directeur de fabrication aux éditions Gallimard, elles comportent les ultimes corrections autographes de Calet, régulières et lisibles" (J.-P. Baril).
"À travers Le Tout sur le tout est amorcée une réflexion critique sur la littérature autobiographique. On passe d'une écriture de soi affectivement très engagée - explosive, en quelque sorte -, à un genre original et subtil qui mêle l'attitude distanciée des Mémoires à l'aspect itératif d'un journal de bord. À genre nouveau, langue nouvelle : l'écriture sismographique de La Belle Lurette s'efface au profit de ce ton mitigé, mi-figue mi-raisin, empreint de la nostalgie savoureuse qui fait le charme propre d'Henri Calet." (Frédérique Martin-Scherrer)
L'exemplaire le plus désirable et dernière étape de la genèse de ces "souvenirs d'homme de quarante ans", qui constituent son dernier livre et l'un de ses grands chefs-d'oeuvre.
Collection : Jean-Pierre Baril.
Ensemble de 10 photographies originales prises à la prison de Fresnes en avril 1945, reproduites dans l’ouvrage Les Murs de Fresnes d’Henri Calet, sauf un cliché demeuré inédit. Nombreuses notes et mesures au dos en vue de leur publication, deux d’entre elles portent les tampons « Bernès, Marouteau & Cie » ; rehauts au feutre noir pour des retouches présentes sur cinq clichés, indications de retouches au crayon sur les deux photographies des gamelles.
Ensemble de clichés pris à la prison de Fresnes en avril 1945, qui font parler un lieu où furent enfermées sous l’Occupation un trop grand nombre de vies sur le point de finir. Ces photographies donnent à voir l’histoire muette des détentions de résistants français et étrangers – graffitis de condamnés ou en attente de verdict, cellules nues et corridors sans fin.
Deux photographies conservent les dernières traces de l’héroïne résistante et féministe Berty Albrecht à Fresnes : son bulletin de décès où figurent les mots glaçants « condamnée par autorité Allemande / Décédée cause inconnue » ainsi qu’une vue de son lieu d’inhumation, un simple piquet marqué du numéro 347 dans le jardin-potager de la prison, parmi d’innombrables sépultures anonymes.
À l’exception d’un cliché inédit, les photographies ont servi à illustrer la grande enquête d’Henri Calet, Les Murs de Fresnes, qui s’évertua avant même que l’armistice ne soit prononcé à retrouver la trace de « ceux qui sont passés par là », et notamment les victimes de la politique Nacht und Nebel.