
Gouache originale sur papier, inscrite en allemand Ruine des Mercur Tempels in Schwetzingen, datée 1818 et signée des initiales P. v. L. dans la marge inférieure.
Cette gouache s’inscrit dans la tradition de la peinture de souvenir, née en Italie au XVIIIe siècle avec les vues proposées aux voyageurs du Grand Tour, et dont la vogue gagna ensuite les autres pays européens. Les jardins paysagers allemands participaient du même goût pour l’Antique, notamment par l’édification de ruines artificielles évoquant les vestiges romains. Le temple de Mercure en est un exemple : il fut élevé face à la mosquée, dans le parc de Schwetzingen, à la demande de l’Électeur palatin Charles-Théodore. Des gravures représentant l’édifice qui circulaient dès la fin du XVIIIe siècle, présentent une composition très proche de celle de cette gouache : vue prise depuis le chemin animé de promeneurs, le lac séparant le temple du spectateur. La copie d’après les estampes était alors une pratique répandue chez les amateurs, mais le peintre de cette image y apporta une part d’invention en ajoutant la figure d’un pêcheur.