Des Places fortes
Edition originale.
Reliure à la bradel en plein cartonnage recouvert de papier bleu, dos lisse, pièce de titre chagrin cerise.
Seulement deux exemplaires au CCF (BnF et Bibliothèque Thiers).
Ce texte rare forme un extrait d'un ensemble plus vaste qui semble n'avoir pas connu de publication, le titre de départ portant Chapitre 15e. Des Places fortes, et une réclame p. 139 indiquant Chapitre 16e. De la Stratégie.
L'ouvrage se termine par une intéressante liste des places fortes françaises avec une indication des garnisons nécessaires à leur tenue.
Fils du célèbre René-Louis de Girardin d'Ermenonville, le lieutenant-général comte Alexandre-Louis-Robert de Girardin (1776-1855) se distingua durant les guerres napoléoniennes, particulièrement lors de la campagne de France où il vainquit les Russes à Champaubert.
Devenu premier veneur de Louis XVIII et de Charles X, il fut mis à l'écart par Louis-Philippe et se consacra aux problèmes de politique militaire. Dans ce traité sur les places-fortes il démontre l'inutilité de fortifier les capitales telles que Paris comme le gouvernement commençait à le projeter. L'avenir lui donna raison en 1870.
Envoi autographe d'Alexandre de Girardin d'Ermenonville au duc de Fezensac.
Il s'agit de Raymond Aimery de Montesquiou-Fezensac (1784-1867), lui aussi général de l'Empire, et Pair de France (il devait d'ailleurs prononcer en 1841 un discours remarqué sur les fortifications de Paris projetées par Thiers).