Voyage de Figaro, en Espagne
Édition originale peu commune (cf. Palau, 92 173. Barbier, IV, 1072. Quérard, II, 40. Cioranescu, XVIII, 28675-28678.)
Reliure en plein veau fauve marbré, dos lisse orné de doubles caissons dorés et décorés, pièce de titre de veau noisette, coiffes manquantes, encadrement de simple filet à froid sur les plats, gardes et contreplats de papier à la cuve, coins émoussés, filets dorés sur les coupes, tranches rouges, reliure de l'époque fragile : coiffes rognées, mors et charnière supérieure entièrement fendus.
L'adresse est supposée : le pamphlet ne fut pas imprimé à Saint-Malo.
Cette satire, dirigée contre le gouvernement, la religion et les mœurs des Espagnols, d'une insigne mauvaise foi (Fleuriot n'a jamais mis les pieds en Espagne), fut condamnée en France à être brûlée de la main du bourreau par arrêt du Parlement de Paris du 26 février 1786, à la demande du roi Charles III. Fort de ce succès, Jean-Marie-Jérôme de Fleuriot (1749-1807) poursuivit sa carrière de pamphlétaire anti-religieux. Son ouvrage connut six éditions jusqu'en 1803 (la dernière recensée par le DLF, XVIIIe s., p.38) et des traductions en quatre langues.