Poèmes - Exemplaire de Valentine Hugo
Biographie du poète bulgare par Elsa Triolet.
Deux déchirures recollées en tête du dos, papier jauni.
Précieux et poétique envoi autographe signé de Paul Eluard : "A Valentine Hugo, à mon amifée".
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Edition originale, un des 950 exemplaires numérotés sur vélin vidalon signés par André Marchand, seult tirage après 49 vélin d'arches.
Reliure en demi chagrin noir à coins, dos lisse, encadrement de filets dorés sur les plats de papier oeil-de-chat, gardes et contreplats de papier à la cuve, couvertures et dos conservés, toutes tranches dorées, étui bordé de chagrin noir, plats de papier marbré, ensemble signé D. Saporito.
Ouvrage illustré de 50 magnifiques lithographies originales d'André Marchand tirées par Mourlot.
Textes inédits de Georges Spyridaki, René Lacôte, Georges Hugnet, Gabriel Audisio, Raymond Queneau, David-Herbert Lawrence, Pierre Emmanuel, Luc Decaunes, Léon-Marie Brest, Jean Grenier, Antonio Machado, Marie Mauron, Paul Eluard...
Bel exemplaire agréablement établi.
Edition originale.
Contributions littéraires de Paul Eluard, André Breton, Pierre Brasseur, Raymond Queneau, Giorgio de Chirico, Michel Leiris, Robert Desnos, Antonin Artaud, Benjamin Péret, ...
Contributions picturales ou photographiques de Giorgio de Chirico, Pablo Picasso, André Masson, Max Ernst...
Premier plat comportant quelques légères salissures en marge gauche, une petite déchirure en pied du dos, sinon agréable exemplaire au regard de la fragilité de cette revue.
Edition originale.
Contributions littéraires de Antonin Artaud, Paul Eluard, André Breton, Pierre Brasseur, Louis Aragon, Michel Leiris, Benjamin Péret, Ernest Gegenbach...
Contributions picturales ou photographiques de Joan Miro, Yves Tanguy, Max Ernst, Man Ray...
Premier plat comportant quelques salissures en marge gauche, une petite déchirure en pied du dos, sinon agréable exemplaire au regard de la fragilité de cette revue.
Edition originale ornée de 12 illustrations à pleine page de Françoise Gilot, un des 115 exemplaires numérotés sur vélin d'arches, tirage de tête.
Notre exemplaire comporte bien une lithographie de François Gilot sur feuillet volant.
Bel exemplaire.
Signature manuscrite de Paul Eluard sur la page de justification du tirage partiellement et légèrement ombrée comme la page en regard.
Edition originale et collection complète des 9 cahiers G.L.M. parus entre mai 1936 et mars 1939.
Quelques dos légèrement décolorés comme souvent, sinon agréable exemplaire comlpet de son étui éditeur en plein cartonnage gris avec étiquette de titre rouge encollée sur le dos.
Nombreuses contributions de la plupart des poètes, écrivains et peintres surréalistes dont : André Breton, René Char, Paul Eluard, Philippe Soupault, René Crevel, Valentine Penrose, Federico Garcia Lorca, Pablo Neruda, Michel Leiris, Max Ernst, Man Ray, André Masson mais aussi de quelques pères spirituels du surréalisme comme Franz Kafka, Lewis Carroll et Raymond Roussel...
Chaque numéro est orné d'illustrations ou de dessins.
Rare et agréable ensemble.
Edition originale illustrée du célèbre pochoir original en couleurs "Aidez l'Espagne!", imprimé sur Arches, par Joan Miro.
Contributions littéraires de Christian Zervos à propos du "Guernica" de Pablo Picasso, Jean Cassou, Georges Duthuit, Pierre Mabille, Michel Leiris, Paul Eluard, René Char...
Numéro illustré de nombreuses reproductions d'oeuvres de Pablo Picasso, de l'oeuvre de Joan Miro "Le faucheur".
Quelques traces de frottements et déchirures sur le dos comme souvent, une pliure verticale sur le second plat, bel état intérieur.
Édition originale de ce pamphlet avec des interventions d'Éluard, Tzara, Marcel Duchamp sous son pseudonyme Rrose Sélavy, Benjamin Péret, Erik Satie, Philippe Soupault, Georges Ribemont-Dessaignes, Vincente Huidboro, Walter Serner, Matthew Josephson, Théodore Fraenkel.
Trois exemplaires trouvés en institutions (BnF, Thomas J. Watson Library, Princeton University Library, Ryerson & Burnham Libraries - Art Institute of Chicago).
Couverture réalisée par Ilia Zdanevich (Iliazd) sur un motif composé de reproductions de gravures sur bois du XIXe siècle : "La couverture de Le Coeur à barbe est une image emblématique de l'esthétique Dada, où des gravures anciennes sont associées à des mots pour créer des jeux de mots visuels et des associations imprévisibles." (Princeton University Museum).
Rarissime exemplaire en excellent état du seul numéro paru de cette célèbre revue Dada - la contre-attaque de Tristan Tzara à la suite des critiques d'André Breton dans le journal Comœdia du 2 mars 1922.
Edition originale, un des exemplaires du service de presse.
Précieux envoi autographe signé de Paul Eluard à Benjamin Fondane.
Dos comportant trois petits accrocs restaurés et sans gravité.
Emouvante dédicace de poète à poète, réalisée à l'aube de la guerre durant laquelle les deux amis participeront ensemble à des revues de résistance poétique telle que l'Honneur des poètes.
La déportation et la mort de Fondane en 1944 avec celle de nombreux autres amis artistes et poètes marquera profondément Eluard qui composera en leur honneur un superbe hommage poétique, "Eternité de ceux que je n'ai pas revus", égrénant le nom de chaque disparu :
"Visages clairs souvenirs sombres
Puis comme un grand coup sur les yeux
Visages de papier brûlé
Dans la mémoire rien que cendres
La rose froide de l'oubli
Pourtant Desnos pourtant Péri
Crémieux Fondane Pierre Unik
Sylvain Itkine Jean Jausion
Grou-Radenez Lucien Legros
Le temps le temps insupportable
Politzer Decour Robert Blache
Serge Meyer Mathias Lübeck
Maurice Bourdet et Jean Frayse
Dominique Corticchiato
Et Max Jacob et Saint-Pol Roux
Rien que le temps de n'être plus
Et rien que le temps d'être tout"
Édition originale, un des 100 exemplaires numérotés sur vélin, le nôtre non justifié, seuls grands papiers après 15 Japon.
Ouvrage illustré, en frontispice, d'un dessin de Salvador Dali.
Précieux envoi autographe signé de Paul Eluard à René Char : « Exemplaire de mon ami René Char. Paul Eluard. »
Edition originale sur papier courant, après la destruction du tirage de 1923, suite à une querelle entre Tzara et l'éditeur.
Double envoi autographe signé et daté de Tristan Tzara, d'abord à Paul Éluard - « à Paul Éluard. Tristan Tzara. Juillet 1929 » - puis, après avoir biffé cette première dédicace, à René Char en septembre 1934 : « à René Char avec toute l'amitié grande de Tristan Tzara ». Ce second envoi est enrichi d'un petit dessin par Tzara, une main qui désigne de l'index le nom de Char.
Edition originale, un des 697 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers après 109 réimposés.
Bel exemplaire.
Edition originale, un des 894 exemplaires numérotés sur pur fil, seuls grands papiers après 109 réimposés.
Bel exemplaire complet de son papillon d'errata.
Edition pré-originale du plus célèbre poème de la résistance : "Liberté, j'écris ton nom" de Paul Eluard.
Autres contributions d'André Gide "trois rencontres avec Verlaine", Jean Cayrol, Luc Dietrich à propos du "Chiffre des choses", Gabriel Audisio, Albert Béguin...
Reliure à la bradel en plein papier, dos lisse, gardes et contreplats de papier crème, couvertures conservées, reliure signée Thomas Boichot.
Infimes déchirures sans gravité en marge des couvertures, une pâle mouillure en tête des toutes premières pages.
Premier état du texte avec deux mots au pluriel : « désirs » et « souvenirs » aux strophes 19 et 20, qui seront ensuite au singulier et véritable originale de la première diffusion publique (la parution dans Poésie et Vérité 1942, antidatée au 3 avril 1942, a été imprimé seulement fin 1942 dans un tirage clandestin de 65 ex.). Le manuscrit adressé à Max-Pol Fouchet, directeur de la Revue Fontaine, comportait le titre Une seule pensée rayé au profit de Liberté. Cependant, Fouchet préféra conserver la première version moins explicite. Dans ses souvenirs, celui-ci explique avoir obtenu officiellement, grâce au subterfuge de ce titre, le visa de la censure à Alger en faisant passer ce texte pour un poème d'amour.
Ce poème qui connut au moins 10 parutions successives au cours de la seconde guerre mondiale deviendra, l'emblème de la Résistance, puis l'un des poèmes les plus connus du XXe siècle. Premières publications (d'après le catalogue de la vente de la bibliothèque de Max-Pol Fouchet, du 8 octobre 2022, dont le manuscrit du poème) :
- Fontaine, N° 22, juin 1942. Première parution publique (visée et autorisée par la censure), du poème avec le titre « Une Seule pensée »
- Candide 963, 2 sept. 1942, Extrait (deux dernières strophes).
- La France libre (Londres) N°23, 15 sept. 1942 (sous le titre Une seule pensée et non signé)
- Poésie et vérité 1942, La Main à plume, fin sept 1942 et antidatée au 3 avril 1942 (pour contourner la censure vichysite). Edition originale et première parution du poème sous le titre Liberté. Dans cette version, un des deux mots (désirs) est au pluriel et l'autre au singulier (souvenir) .
- Cahiers du Rhône (Neuchâtel, La Baconnière), janvier 1943, sous le titre Une seule pensée.
- Revue du monde libre (Londres) N° 4, avril 1943 (titre : Une seule pensée, désirs et souvenirs au pluriel), édition de petit format parachutée par la R. A. F.
- France Amérique (New York), 19 décembre 1943 (titre : Une seule pensée, désirs et souvenirs au pluriel).
- Éditions des Francs-tireurs partisans français du Lot, [à Cahors, circa 1944-1945] (sous le titre définitif Liberté).
- Fontaine, N° spécial (publié à Rio de Janeiro, Brésil) Conscience de la France, 1945 (Une seule pensée, désir et souvenir au singulier)
- Au rendez-vous allemand, augmentée de Poésie et vérité 1942, Ed. de Minuit, avril 1945.
Edition originale très rare du premier numéro de cette revue dadaïste qui en comptera six.
Contributions de Tristan Tzara, Philippe Soupault, Jean Paulhan, Paul Eluard, André Breton, Louis Aragon, Francis Picabia, Maurice Raynal.
Petits manques et déchirures en marges des plats, rousseurs.
« En février 1917, le peintre surréaliste Max Ernst et moi, nous étions sur le front, à un kilomètre à peine l'un de l'autre. L'artilleur allemand Max Ernst bombardait les tranchées où, fantassin français, je montais la garde. Trois ans après, nous étions les meilleurs amis du monde et nous luttons ensemble, depuis, avec acharnement, pour la même cause, celle de l'émancipation totale de l'homme. » (Paul Eluard, Donner à voir)
« Max est [...] le meilleur des copains. Plus naturel, plus drôle, plus séduisant que la plupart des amis de Paris, beau et délicieux à vivre, il est pour Paul comme pour Gala, en cette première semaine où ils font connaissance, le charme même. Et en plus, Paul ne cesse de le répéter à Gala, il est génial. Un très, très grand artiste, comment ne pas l'aimer ? » (D. Bona, op. cit.)
« Les Tzara, les Arp et Matthew Josephson sont les témoins d'une idylle qui ne se cache pas : aux yeux de tous, il est clair que Max et Gala filent le parfait amour. Ils se tiennent par la main, par l'épaule, s'embrassent et préfèrent aux promenades de groupe leur solitude à deux par de secrets chemins de montagne. [...] Si Gala de son côté ne laisse rien ignorer non plus à Paul, si le poète ne peut pas ne pas voir l'élan qui porte l'un vers l'autre sa femme et son ami, il n'entreprend rien pour s'opposer à leur liaison. Il est discret et si complaisant qu'il donne l'impression de l'approuver. Tous les témoins de Tarrenz le remarquent : Paul Eluard n'a jamais cherché à retenir Gala sur le seuil d'une aventure qu'il est le premier à observer, même s'il doit en souffrir. « Vous ne savez pas ce que c'est que d'être marié à une femme russe ! » leur dit-il, confiant [...] cet aveu d'une déchirure beaucoup plus profonde et complexe que celle d'un mari trompé et malheureux : « J'aime Max Ernst beaucoup plus que Gala. » [...] Une chose est sûre aux yeux des témoins de Tarrenz : Gala n'est pas un enjeu entre les deux hommes. Ernst et Eluard, qui s'entendent à merveille, ne sont pas rivaux. Elle est le gage même de leur amitié, elle est leur mutuel échange, elle est leur femme en commun. Ils s'aiment à travers elle. » (D. Bona, Ibid)
« Tout n'est plus rose en effet dans le ménage à trois. L'inquiétude a gagné Paul Eluard, qui ne savoure plus autant que les premiers jours les ambiguïtés du partage. Il aime toujours beaucoup Max Ernst, il aime toujours Gala, mais il a du mal à trouver sa place entre eux. Max et Gala sont-ils trop amoureux ? Il se sent souvent exclu sous son propre toit, exclu par l'amour qui unit de plus en plus sa femme à son meilleur ami. De plus en plus souvent, il reste à Paris avec les noctambules de la bande, Aragon l'emmène dans les boîtes à champagne, à la recherche des jolies filles et de l'oubli de tout. Il fume, il boit, mais la fête est triste. Les dadas le savent : Eluard est malheureux. » (D. Bona, Ibid)
« Un aigle, sur un rocher, contemple l'horizon béat. Un aigle défend le mouvement des sphères. Couleurs douces de la charité, tristesse, lueurs sur les arbres décharnés, lyre en étoile d'araignée, les hommes qui sous tous les cieux se ressemblent sont aussi bêtes sur la terre qu'au ciel. Et celui qui traîne un couteau dans les herbes hautes, dans les herbes de mes yeux, de mes cheveux et de mes rêves, celui qui porte dans ses bras tous les signes de l'ombre, est tombé, tacheté d'azur, sur les fleurs à quatre couleurs. » (Mourir de ne pas mourir - 1924 avec un portrait d'Eluard par Ernst en frontispice)
« Tel un mannequin, Loplop « essaie » successivement divers sujets qu'il importe de replacer dans le contexte général d'une création protéiforme. Ce personnage de premier plan incarne tous les genres en abolissant les frontières entre les mêmes genres. Personnages, paysages, fleurs-coquillages, décors et éléments dramatiques surgissent souvent de manière simultanée. La série Loplop est vouée au mélange : combiner et associer des motifs disparates est un des buts essentiels du surréalisme, qui tend à élargir le champ de la représentation en troublant l'esprit et les sens. [...] L'identification à Loplop a beau ne concerner que Max Ernst et faire partie de sa mythologie personnelle, ses amis surréalistes voient très rapidement dans cet oiseau un alter ego de Max Ernst. Plusieurs sources en témoignent, dont un poème de Paul Eluard datant de 1926 intitulé Max Ernst : « Dévoré par les plumes et soumis à la mer / Il a laissé passer son ombre en vol / Des oiseaux de la liberté. » » (W. Spies, op. cit.)
« Trésors de rien du tout, dont le goût était donné aux enfants par les chromos, les timbres, les images de chicorée, de catéchisme, de chocolat ou par celles, en séries, que l'on distribuait dans les Grands Magasins, les cartes postales plurent rapidement aux grandes personnes par leur naïveté et plus encore, hélas ! par l'espèce d'égalité par en bas qu'elles établissaient entre l'envoyeur et le destinataire. Parmi les milliards de cartes postales [...] qui circulèrent en Europe de 1891 à 1914, il en est peu qui soient belles, touchantes ou curieuses. Nous les avons recherchées avec acharnement, en essayant de réduire autant que possible la part énorme que le découragement pouvait faire à l'excès d'imbécillité, au plus bas comique, à l'horreur, en sublimisant les raisons d'un pessimisme profond, inévitable. » (P. Eluard, « Les plus belles cartes postales »)
« Commandées par les exploiteurs pour distraire les exploités, les cartes postales ne constituent pas un art populaire. Tout au plus la petite monnaie de l'art tout court et de la poésie. Mais cette petite monnaie donne parfois idée de l'or. » (ibid.)